Je vous remercie de cette aimable présentation et de votre cordiale invitation à prendre part à cette rencontre.
Je suis heureux d'être de retour à la conférence annuelle de RE$EARCH MONEY, qui en est à sa 12e édition.
En un an, j'ai eu l'occasion de rencontrer un grand nombre d'intervenants des milieux scientifiques, du Canada surtout, mais de l'étranger également. J'ai eu la chance de voir dans quelle optique la communauté internationale envisage les réalisations canadiennes en matière de recherche et d'innovation. J'ai aussi pu entendre de nombreux témoignages de la haute estime qu'elle réserve au Canada et à ses chercheurs.
Le mois dernier de fait, je me suis rendu à Bruxelles pour participer à une conférence de l'Union européenne sur la collaboration scientifique. Elle portait notamment sur les activités de collaboration internationale à poursuivre afin de surmonter les défis mondiaux. On m'avait demandé de prendre la parole sur l'innovation et les partenariats qui unissent les milieux gouvernementaux, les chercheurs et les gens d'affaires. Les participants à cette rencontre étaient désireux d'en apprendre davantage sur les mesures prises par notre gouvernement pour promouvoir l'excellence en recherche et d'entrer en partenariat avec des chercheurs et des entrepreneurs canadiens.
De toute évidence, le monde veut en savoir davantage sur tout ce que le Canada a à offrir.
Je vais vous le dire. Et j'ajouterais que notre gouvernement met tout en œuvre pour être de la partie.
Vous êtes sans doute nombreux à avoir entendu parler de notre dernier budget fédéral et de notre nouvelle façon d'aborder l'innovation. Aujourd'hui, j'aimerais vous renseigner sur notre nouvelle démarche en vue d'encourager l'innovation et souligner quelques-unes des principales mesures prévues dans le Plan d'action économique de 2013.
Il s'agissait du huitième budget déposé par le gouvernement Harper depuis 2006. Au cours de cette période, notre pays a fait face à des défis économiques sans précédent soulevés au-delà de ses frontières.
Chose certaine, depuis qu'il a pris le pouvoir, notre gouvernement n'a jamais délaissé son engagement à renforcer l'économie du pays au profit de l'ensemble de la population canadienne, ni sa détermination à y donner suite.
Le Plan d'action économique de 2013 inaugure le prochain volet des mesures visant à tenir l'engagement de notre gouvernement envers les Canadiens, à savoir créer des emplois et stimuler la croissance et la prospérité à long terme, maintenir de faibles niveaux d'imposition pour les familles et les entreprises, et rétablir l'équilibre budgétaire d'ici 2015.
Ainsi que le signalait le ministre Flaherty le jour du dépôt du budget, le Plan d'action économique du Canada continue de procurer des résultats aux Canadiens.
À titre d'exemple, mentionnons que, parmi les grands pays industrialisés tels que les États-Unis, l'Allemagne et le Japon, le Canada a obtenu le meilleur rendement en matière de croissance économique et de création d'emplois au cours de la reprise.
Depuis juillet 2009, l'économie canadienne bénéficie de près de 900 000 nouveaux emplois nets. La reprise économique au pays est en grande partie attribuable à l'ingéniosité et à la détermination de sa population. Le Canada continuera d'aller de l'avant sur la voie de la réussite en veillant à l'épanouissement des personnes hautement qualifiées et à la matérialisation des nouvelles idées qui permettront à ses entreprises d'innover, de s'implanter sur de nouveaux marchés et de créer des emplois.
Il y a quelques années, en plein cœur du ralentissement de l'activité économique mondiale, des choix difficiles s'imposaient. Dans ce climat d'incertitude, notre gouvernement a choisi de continuer d'investir dans les sciences et la technologie (S et T), car il était bien conscient de l'importance accrue d'investir dans la recherche-développement (R-D) quand les temps sont durs.
Il l'a compris alors, et il en est tout autant persuadé maintenant. C'est pourquoi, dans le cadre du Plan d'action économique de 2013, il a annoncé une série de mesures visant à accroître la capacité de recherche de pointe au pays.
- Nous consentons un financement additionnel de 37 millions de dollars par année aux conseils subventionnaires fédéraux pour appuyer la collaboration en recherche entre les établissements postsecondaires et l'industrie.
- Nous élargissons les critères d'admissibilité des programmes de bourses de recherche industrielle des conseils subventionnaires destinés aux étudiants de premier cycle pour inclure les étudiants inscrits à un programme de baccalauréat dans un collège ou une école polytechnique.
- Nous affectons 225 millions de dollars au financement de l'infrastructure de recherche de pointe par l'entremise de la Fondation canadienne pour l'innovation.
- Nous allouons un montant de 165 millions de dollars à la recherche en génomique par l'entremise de Génome Canada.
- Nous accordons un financement de 13 millions de dollars au programme Globalink de Mitacs pour attirer dans les universités canadiennes des étudiants très prometteurs du monde entier et permettre aux étudiants canadiens de tirer parti de possibilités de formation à l'étranger.
- Nous prévoyons un soutien financier de 141 millions de dollars afin d'assurer un approvisionnement sécuritaire en isotopes médicaux et de maintenir la fiabilité et la sécurité des activités menées dans les laboratoires d'Énergie atomique du Canada limitée à Chalk River.
- Et nous finançons l'infrastructure de la recherche et de l'enseignement aux termes du volet Infrastructures provinciales et territoriales du nouveau Fonds Chantier Canada.
Tout compte fait, depuis 2006, notre gouvernement a consenti de nouveaux investissements de plus de 9 milliards de dollars à l'appui des sciences, de la technologie et de la croissance des entreprises novatrices. Notre stratégie des sciences et de la technologie nous sert de guide pour redéfinir la façon dont les gouvernements, les gens d'affaires et le milieu de la recherche conjuguent leurs efforts afin de stimuler l'activité économique grâce aux sciences. Plus précisément, nos efforts visent :
- à attirer des chercheurs de talent et à les inciter à demeurer au pays;
- à favoriser l'excellence scientifique;
- à assurer la mise en marché des découvertes et des innovations;
- à améliorer l'infrastructure scientifique et technique.
Grâce à ces investissements, nos universités et nos collèges sont devenus des centres de recherche de calibre mondial. En fait, selon le classement de l'Organisation de coopération et de développement économiques, le Canada est en tête des pays du G7 quant à l'intensité des dépenses en recherche dans le secteur de l'enseignement supérieur. Et l'automne dernier, le Conseil des académies canadiennes a renchéri en fournissant d'autres preuves à cet effet.
Selon un rapport publié par le Conseil, les activités effectuées au Canada en S et T se portent bien, sont en plein essor et jouissent d'une réputation d'excellence à l'échelle internationale. Son rapport fait état des résultats d'un sondage auprès d'auteurs d'articles scientifiques parmi les plus cités au monde. Ceux-ci ont classé le secteur canadien des S et T au quatrième rang mondial, après ceux des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Allemagne. Il ne s'agit pas du quatrième rang en proportion de la population ou du produit intérieur brut, mais bien d'un classement en termes absolus.
Toutes proportions gardées, l'expertise scientifique du Canada surpasse nettement les attentes à son égard. Et sa réputation consolide encore davantage sa position.
Pour les chercheurs étrangers de renom, le Canada est un pays fort attrayant. Depuis une dizaine d'années, il y a eu une migration nette de chercheurs vers notre pays. Cela est sans aucun doute en partie attribuable aux formidables possibilités offertes aux scientifiques et aux entrepreneurs pour mener leurs travaux au Canada. Nous sommes fiers de leurs réalisations, non seulement en tant que Canadiens, mais aussi comme membres de la communauté mondiale. Les progrès scientifiques transcendent les frontières; tous en profitent.
La recherche fondamentale axée sur la découverte est au cœur de la démarche de notre gouvernement, mais cela ne l'empêche pas d'être persuadé du pouvoir de transformation de la science sur le marché. Dans l'économie d'aujourd'hui, notre qualité de vie est tributaire de l'innovation dans le secteur privé.
C'est pourquoi notre gouvernement centre sa nouvelle façon d'aborder l'innovation sur les initiatives dirigées activement par les entreprises.
Vous savez sans doute que, en 2010, notre gouvernement a mis sur pied le groupe d'experts sur le soutien fédéral de la R-D, présidé par M. Tom Jenkins, afin d'être conseillé sur les moyens à prendre pour optimiser l'efficacité de l'aide à la R-D qu'il accorde aux entreprises.
Dans son rapport, le groupe formulait une gamme de recommandations, ayant trait entre autres à l'adoption d'un plus grand nombre de mesures de soutien direct à l'innovation dans les entreprises, à la simplification de l'exécution de programmes et à un meilleur accès des entreprises novatrices à forte croissance aux sources de financement par capital de risque.
Depuis la présentation du Plan d'action économique de 2012, nous avons fait de grands pas pour donner suite à ces recommandations, notamment doubler l'aide destinée aux entreprises dans le cadre du Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI), mener à bien la transformation du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), favoriser l'innovation à l'aide des marchés publics, stimuler les investissements dans le capital de risque et rationaliser le crédit d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental.
Le Plan d'action économique de 2013 poursuit dans la même veine, et met tout en œuvre pour que les entreprises canadiennes tirent pleinement parti de l'aide fédérale à l'innovation :
- en premier lieu : nous axons davantage l'orientation stratégique du CNRC sur les besoins des entreprises canadiennes novatrices;
- en deuxième lieu : nous appuyons davantage les activités de collaboration entre les entreprises et les instituts de recherche;
- en troisième lieu : nous continuons d'appuyer le développement et la démonstration de nouvelles technologies plus propres.
Concrètement, cette nouvelle démarche est à l'origine de nouvelles mesures à l'appui de l'innovation se chiffrant à 466 millions de dollars, à savoir :
- 121 millions de dollars pour soutenir la nouvelle orientation stratégique du CNRC;
- 20 millions de dollars pour que les petites et moyennes entreprises aient accès à des services d'aide à la recherche et au développement de leur entreprise dans le cadre du PARI;
- 325 millions de dollars consentis à Technologies du développement durable Canada pour créer des technologies contribuant à un développement économique viable.
Ce sont là des investissements considérables et l'engagement du Canada n'est pas passé inaperçu. De fait, les 15 principales universités canadiennes de recherche (U15) — où se déroulent 80 % des projets de recherche dont le financement est octroyé par concours au Canada — ont approuvé notre vision et nos engagements budgétaires. Le président d'U15, Amit Chakma, a déclaré dernièrement, et je cite :
« Malgré les contraintes économiques importantes, ce gouvernement a soigneusement choisi de maintenir le financement accordé aux secteurs clés de l'innovation, qui apportent des réponses aux défis sociaux et économiques auxquels notre pays est confronté. »
Mesdames et Messieurs, la croissance économique à long terme du Canada s'appuie en grande partie sur les sciences et l'innovation. Notre gouvernement en est bien conscient et s'engage en conséquence. Les sciences et l'innovation sont en effet au premier plan de ses priorités depuis son arrivée au pouvoir.
Il poursuit ses investissements dans la science fondamentale, tout en favorisant l'innovation et la commercialisation des découvertes.
Il contribue à établir des liens plus étroits entre les activités de recherche des organismes publics et les besoins du secteur privé par l'entremise de programmes qui aident les entreprises à entrer en partenariat avec les universités et les collèges. Ses efforts sont centrés sur les facteurs essentiels à la vitalité du système d'innovation : des cadres du marché efficaces, des citoyens mobilisés, une main-d'œuvre hautement qualifiée et une infrastructure sur laquelle on peut compter.
Tous ces facteurs reposent sur la collaboration, un incontournable. Aujourd'hui plus que jamais, les innovations couronnées de succès sont le fruit de partenariats d'entreprises avec d'autres entreprises ou avec des établissements du savoir. La situation a bien changé depuis une quarantaine ou une cinquantaine d'années, alors que les innovations provenaient généralement de grandes entreprises agissant seules.
Bref, le paysage de l'innovation évolue et le rythme du changement s'accélère.
Dans la nouvelle réalité d'aujourd'hui, ce sont les organismes regroupant plusieurs membres, tels que RE$EARCH MONEY, qui favorisent l'échange d'information et la collaboration en recherche, alimentant ainsi l'essor économique.
La réussite d'un pays dépend de ses initiatives visant à encourager la collaboration en R-D en vue d'assurer l'avancement des connaissances. C'est le cas maintenant, et ce le sera encore davantage au cours des années à venir.
Nous avons tous un rôle à jouer : en ralliant les gens, en créant un climat propice pour les chercheurs, les entrepreneurs et les responsables des politiques, et en contribuant à faire progresser la politique scientifique canadienne.
Merci.