(Chapitre 5 — La promotion de la prévention et du contrôle du diabète — Rapport du printemps 2013 du vérificateur général)
Ottawa, 30 avril 2013 — L’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, et les Instituts de recherche en santé du Canada ont mené, chacun de leur côté, des activités de prévention et de lutte contre le diabète, mais ces actions n’ont pas été coordonnées. C’est ce qu’indique le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, dans son rapport déposé aujourd’hui au Parlement. L’Agence de la santé publique du Canada reçoit 18 millions de dollars par an depuis 2005 pour impulser les efforts déployés, en collaboration avec ses partenaires fédéraux, les provinces, les territoires et d’autres acteurs du domaine, pour promouvoir la prévention et la lutte contre le diabète. En 2010-2011, Santé Canada a reçu 55 millions de dollars pour financer l’Initiative sur le diabète chez les Autochtones. Les Instituts de recherche en santé du Canada ont consacré près de 44 millions de dollars à financer la recherche sur le diabète.
« Le gouvernement a reconnu le besoin d’adopter une stratégie concertée pour prévenir et contrôler le diabète au Canada », a déclaré M. Ferguson. « Les organisations fédérales chargées de mettre en œuvre cette stratégie doivent veiller à utiliser au mieux les ressources qu’elles reçoivent pour maximiser les bienfaits pour la population canadienne. »
L’audit a révélé que l’Agence de la santé publique n’a pas établi de stratégie pour guider ses activités de prévention des maladies chroniques, incluant le diabète. Les méthodes de gestion qu’elle utilise pour mettre en œuvre ses programmes et activités, dans le cadre de la Stratégie canadienne sur le diabète, laissent à désirer. L’Agence n’a pas défini la façon la plus efficace de sensibiliser les populations à risque élevé, ni cerné les types de projets ou d’outils qu’il serait le plus indiqué de financer.
L’audit a aussi montré que l’Agence de la santé publique n’a pas établi comment elle entend collaborer avec ses partenaires fédéraux pour mener à bien et coordonner la lutte contre le diabète. De plus, elle n’a pas réussi à inviter régulièrement des acteurs ou des experts du domaine à participer à l’établissement de ses priorités. Les Instituts de recherche en santé du Canada ont agi pour coordonner leurs activités en consultant l’Agence et Santé Canada au moment de mettre à jour leurs priorités de recherche sur le diabète. Toutefois, comme aucune de ces deux organisations n’avait de plan de recherche, elles n’ont pas été en mesure d’informer la démarche.
L’Agence dispose d’un système de surveillance bien établi et elle échange des données avec les provinces. Par contre, Santé Canada et l’Agence n’ont guère progressé en vue de renforcer leur collaboration pour accroître la quantité limitée d’informations issues de la surveillance du diabète chez les peuples autochtones. Ils ont chacun consacré des millions de dollars à mener des initiatives chacun de leur côté, ce qui a morcelé les efforts et entravé les progrès.
« L’Agence de la santé publique n’a pas piloté les efforts du gouvernement fédéral pour la prévention et le contrôle du diabète », a déclaré M. Ferguson. « Les activités restent très morcelées, et leur impact est inconnu. »
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