Notes d’allocution
pour
l’honorable Diane Finley,
ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences,
afin d’annoncer des réformes au
Programme des travailleurs étrangers temporaires
Le 29 avril 2013
Ottawa (Ontario)
L'allocution prononcée fait foi
Bonjour tout le monde.
Je vous remercie de vous joindre à nous ici cet après-midi.
Comme vous le savez déjà certainement, le Canada fait face à une grave pénurie de main‑d’œuvre qualifiée et notre économie en subit les contrecoups.
Soyons clairs, il existe un déséquilibre très réel entre les compétences des travailleurs et celles que les employeurs recherchent à l’échelle du pays.
Voici quelques statistiques qui portent à réfléchir…
Selon les estimations, on comptera, d’ici 2016, 1,5 million d’emplois spécialisés à combler et le nombre passera à 2,6 millions d’ici 2021.
La Chambre de commerce du Canada a établi la pénurie de main-d’œuvre au Canada comme étant le principal problème auquel font face ses membres.
Relever ce défi constitue une priorité à l’échelle nationale et il s’agit d’une priorité également pour notre gouvernement.
Voilà pourquoi nous avons adopté une stratégie des compétences en trois volets qui s’inscrit dans le Plan d’action économique de 2013.
Tout d’abord, nous nous employons à créer la Subvention canadienne pour l’emploi. Grâce à la Subvention, ce ne sera plus le gouvernement qui dictera les choix de la formation axée sur les compétences, mais plutôt les employeurs et les Canadiens qui veulent travailler, comme cela se doit.
Deuxièmement, nous veillons à créer des possibilités pour les apprentis en faisant en sorte qu’il soit plus pratique et facile d’acquérir l’expérience nécessaire pour obtenir le statut de compagnon.
Troisièmement, nous offrons un soutien aux groupes sous-représentés, ce qui comprend les personnes handicapées, les jeunes, les Autochtones et les nouveaux arrivants, afin de les aider à trouver de bons emplois.
Outre notre stratégie visant à combler les pénuries de main‑d’œuvre et de travailleurs qualifiés au Canada, nous réformons le Programme des travailleurs étrangers temporaires.
Ce Programme est conçu pour contribuer à répondre à ces besoins très réels et criants de main-d’œuvre.
Cependant, la population canadienne a de sérieuses inquiétudes du fait que le Programme soit utilisé par certains employeurs afin de remplacer les Canadiens par des travailleurs étrangers – ce qui ne permettrait pas toujours aux Canadiens d’être les premiers à avoir accès aux emplois offerts dans ce pays.
Nous comprenons les préoccupations des Canadiens.
À vrai dire, notre gouvernement partage leurs inquiétudes.
Ce Programme n’a jamais eu pour but de remplacer les travailleurs canadiens.
Comme vous le savez, notre gouvernement effectue un examen pour s’assurer que la priorité est accordée aux Canadiens lorsque des postes sont disponibles.
Ces changements découlent de l’examen du Programme des travailleurs étrangers temporaires et donnent suite aux intentions que nous avons annoncées dans le Plan d’action économique du Canada.
Et, aujourd’hui, puisque nos ministères ont une responsabilité commune au sujet du Programme des travailleurs étrangers temporaires, le ministre Kenney et moi sommes ici pour annoncer l’adoption de certains changements – soit sept en tout – afin de réformer ce Programme.
Plusieurs de ces changements entrent en vigueur dès maintenant – et certains changements seront mis en place par voie législative.
Tout d’abord, nous exigerons des employeurs qui ont recours au Programme de verser aux travailleurs étrangers temporaires le taux de salaire courant pour un emploi.
Permettez-moi de vous éclairer sur ce changement.
Auparavant, les employeurs pouvaient verser à un travailleur étranger temporaire un salaire jusqu’à 15 % inférieur au taux courant pour les professions spécialisées et un salaire jusqu’à 5 % inférieur au taux courant pour les professions peu spécialisées.
Les employeurs devaient démontrer que le salaire versé à un travailleur étranger temporaire était le même que celui payé à leurs employés canadiens occupant le même emploi et travaillant dans la même région.
Cette mesure était inefficace et cette option ne sera plus offerte dans le cadre de la nouvelle politique sur les salaires.
Deuxièmement, pour donner suite aux inquiétudes soulevées, nous procédons à la suspension temporaire du processus d’avis relatif au marché du travail accéléré. Cette suspension entre en vigueur dès maintenant.
Troisièmement, d’autres questions seront posées dans le cadre du processus de demande d’avis relatif au marché du travail utilisé par les employeurs. Il s’agira alors de s’assurer, lorsque les employeurs font appel à des travailleurs étrangers temporaires, qu’aucun travailleur canadien n’est remplacé en raison de l’impartition.
Ces changements seront bientôt apportés.
De plus, nous limitons le français et l’anglais comme étant les seules langues qui peuvent être désignées comme exigence d’emploi.
Ce ne sont là que quelques réformes que nous entendons adopter.
Ces changements permettront de renforcer et d’améliorer le Programme des travailleurs étrangers temporaires en vue de soutenir notre reprise économique et notre croissance. Nous surveillerons les modifications apportées et étudierons d’autres changements dans les prochains mois.
Dans le cadre du processus d’examen en cours, j’ai le plaisir d’annoncer que notre gouvernement sollicitera l’opinion des Canadiens sur d’autres changements à apporter au Programme.
Au cours des prochains mois, nous tiendrons des consultations pancanadiennes auprès d’entreprises, d’organisations commerciales, des syndicats et d’autres groupes pour veiller à ce que le Programme réponde aux meilleurs intérêts des travailleurs canadiens.
À ce moment-ci, j’aimerais céder la parole à mon collègue, l’honorable Jason Kenney, pour compléter les changements que nous entendons apporter à ce programme.
Merci.
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