le 18 avril 2013
Ottawa (Ontario)
Le 8 mars 2013
Madame la Ministre,
Madame Bertrand,
Madame Carroll,
Madame Carrier,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs des Forces armées canadiennes,
Mesdames et Messieurs,
Bonjour.
Madame la Ministre, je vous remercie pour votre aimable présentation.
Je suis heureux d’être parmi vous à l’occasion de la Journée internationale de la femme.
Il faut profiter de cette journée pour souligner les réalisations exceptionnelles des femmes dans tous les domaines : la politique, les arts, les affaires, les forces armées, les sciences, la santé ou d’autres secteurs…
… des réalisations qui ont eu des effets marqués sur le monde d’aujourd’hui…
… et des réalisations dont les générations futures pourront s’inspirer.
Je tiens tout particulièrement à remercier Femmes en Défense et Sécurité pour ses remarquables efforts en vue de renforcer le rôle des femmes dans ce domaine crucial…
… en favorisant l’émergence de nouveaux talents…
… en encourageant les femmes à poursuivre une carrière dans ce secteur et en facilitant leur avancement…
… tout en leur offrant des occasions d’apprentissage.
Avantages et progression de l’intégration des femmes
Nous pouvons être fiers au Canada du rôle de premier plan que nous avons joué dans la promotion de l’égalité des sexes et des droits de la personne.
En fait, les avantages et la légitimité de l’intégration et de l’égalité semblent si évidents pour les jeunes Canadiens qu’ils ne les considèrent plus comme des enjeux.
À mon avis, c’est un signe que nous sommes sur la bonne voie.
Après tout, il est seulement juste que les femmes et les hommes profitent de chances égales.
Non seulement est‑ce un droit fondamental, mais tous les secteurs de la société – qu’il s’agisse du milieu politique, de l’industrie ou du milieu universitaire – bénéficient de cette double source de main‑d’œuvre, de talents et d’idées…
… ainsi que des perspectives propres aux femmes.
Les femmes canadiennes n’ont bien entendu pas toujours joui des mêmes droits que les hommes, mais c’est grâce à la détermination de générations de femmes que cet écart a été comblé.
Il y a presque un siècle – en 1918 pour être précis – que les Canadiennes ont acquis le droit de vote aux élections fédérales…
…un moment marquant qui a donné lieu, peu de temps après, à la nomination des premières femmes représentantes à la Chambre des communes puis au Sénat, soit respectivement en 1921 et en 1930.
Les femmes se sont également illustrées dans le domaine militaire.
L’intégration des premières infirmières dans la force militaire canadienne remonte à plus d’un siècle – en 1885 – lors de la Rébellion du Nord‑Ouest…
… et elles ont été admises dans la Force régulière dès 1906.
Puis, les femmes ont été progressivement acceptées dans un nombre de plus en plus grand de professions des Forces armées canadiennes – jusqu’en 1989, alors que seul le service à bord de sous-marins demeurait interdit aux femmes.
Cette situation a changé le 8 mars 2000 – Journée internationale de la femme – lorsque l’intégration complète a eu lieu.
Aujourd’hui, les Forces armées canadiennes sont très respectées en raison de la place d’avant‑garde qu’elles occupent en matière d’intégration des femmes dans les forces armées.
Les Forces armées canadiennes sont un chef de file mondial quant à la proportion de femmes dans leurs rangs – puisqu’environ 15 p. 100 de leur personnel est constitué de femmes…
… et pour les domaines dans lesquels ces femmes peuvent servir…
… soit dans toute la gamme des professions, de pilote de chasse à sous‑marinier, en passant par officier du renseignement.
Chez les civils de l’Équipe de la Défense, les femmes constituent près de 40 p. 100 des fonctionnaires.
Le pourcentage est légèrement plus élevé dans la haute direction.
Le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes profitent des conseils et du service de nombreuses femmes talentueuses et influentes qui occupent des postes de haut niveau.
Des femmes comme la ministre Findlay et Jill Sinclair, l’une de mes plus importantes conseillères qui à titre de sous‑ministre adjointe des Politiques…
… m’offre du soutien dans tous les domaines, qu’il s’agisse de questions propres au Cabinet ou au Parlement ou des relations avec nos alliés états‑uniens ou de l’OTAN.
Des femmes comme Cynthia Binnington, la sous‑ministre adjointe des Ressources humaines‑Civils, qui veille à l’administration des 28 000 employés civils du Ministère.
Chez les militaires, nous comptons sur des femmes telles que le major‑général Christine Whitecross – ici présente aujourd’hui.
Elle est devenue la première femme à commander une force opérationnelle interarmées lorsqu’elle a accepté le commandement de la Force opérationnelle interarmées (Nord) en 2006…
… et elle occupe maintenant le poste de chef d'état‑major du groupe du sous‑ministre adjoint de l’Infrastructure et de l’environnement – le groupe responsable des avoirs considérables de la Défense, qui comprennent des millions d’hectares de terrain et des dizaines de milliers de bâtiments.
Nous avons aussi parmi nous des pionnières comme le contre‑amiral Jennifer Bennett. Première Canadienne promue à ce grade, elle exerce actuellement la fonction la plus élevée de la Force de réserve, soit celle de chef – Réserves et cadets.
L’Équipe de la Défense est honorée que le contre‑amiral Bennett ait été nommée championne de la Défense pour la cause des femmes, il y a à peine deux semaines.
À ce titre, elle se fera la porte‑parole de la main‑d’œuvre et continuera de promouvoir la diversité à l’échelle l’organisation…
… et elle aidera à cerner tous les obstacles à l’emploi qui pourraient nuire à la pleine participation des femmes au sein de notre effectif.
Je suis convaincu qu’elle continuera d’être une source d’inspiration pour bon nombre de personnes avec son nouveau rôle.
Et, mes amis, je sais que même si le Canada fait figure de chef de file à l’échelle internationale en ce qui concerne l’intégration des femmes dans le domaine de la défense – particulièrement dans les forces armées – il reste encore beaucoup à faire.
Notre prochain objectif consiste à hausser la proportion de femmes à 25 p. 100 des militaires canadiens.
Les Forces armées canadiennes poursuivent donc leurs efforts de recrutement visant les femmes…
… et travaillent avec des groupes consultatifs pour connaître les problèmes et les obstacles.
Du côté civil, le ministère de la Défense nationale est très proche de son objectif, soit un effectif constitué à près de 42 p. 100 de femmes.
Les femmes sont présentes en grand nombre dans tous les groupes professionnels, dans tout le ministère et dans tout le Canada.
… mais il nous faut encore augmenter le nombre de femmes dans les catégories technique et opérationnelle, où les femmes représentent moins de 20 p. 100 des effectifs.
L’avenir
Par ailleurs, notre gouvernement, le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes voient au‑delà de notre propre organisation.
Nous croyons que le Canada a un rôle à jouer sur la scène internationale dans la promotion de l’intégration des femmes et de leurs droits.
Le Canada a toujours fait valoir ses convictions…
… et il s’est battu au nom des valeurs fondamentales de la société canadienne – à savoir la liberté, les droits de la personne, la démocratie et la primauté du droit.
C’est pourquoi nous défendons l’égalité de sexes à l’étranger.
Dans de nombreuses parties du monde, des pays luttent toujours pour faire respecter ce principe élémentaire.
L’Afghanistan en est un exemple évident – avant l’intervention de la communauté internationale en 2001, les jeunes Afghanes n’avaient pas accès à l’éducation.
Maintenant, grâce aux efforts internationaux, le tiers des quelque 7,1 millions de jeunes Afghans qui fréquentent l’école est composé de filles…
… et aujourd’hui, les droits fondamentaux des femmes sont enchâssés dans la constitution du pays.
C’est notamment en favorisant la sécurité dans des pays instables, afin d’y jeter les bases de la démocratie et de la liberté, que la Défense peut faire progresser la cause de l’égalité des sexes.
Toutefois, nos militaires prêchent aussi par l’exemple.
Ils sont d’importants ambassadeurs du Canada.
Lorsqu’ils sont en mission, ils sont parfois les seuls Canadiens que la population locale a l’occasion de rencontrer.
Et imaginez comme il a pu être inspirant pour les jeunes Afghanes de voir, par exemple, des Canadiennes portant l’uniforme et dirigeant une compagnie d’infanterie de combat, effectuant des patrouilles ou prodiguant des soins médicaux.
Au moment où le pays se consacre à sa reconstruction, les jeunes Afghanes s’ouvrent à des possibilités qu’elles n’auraient pas eu l’audace d’envisager, il y a quelques années à peine.
En plus de servir d’exemple, les Forces armées canadiennes ont une expérience précieuse et d’excellents conseils à offrir.
Au cours des dernières années, l’Australie, le Chili, l’Allemagne, le Pérou, le Royaume‑Uni et les États‑Unis ont tous fait appel à nous pour résoudre des problèmes liés à la participation des femmes aux combats.
En outre, les Canadiens contribuent aux discussions de l’OTAN et communiquent les pratiques exemplaires tirées de leur expérience…
… afin de favoriser l’intégration des femmes dans les opérations dirigées par l’OTAN.
Conclusion
Mesdames et Messieurs, j’estime que le Canada a toutes les raisons d’être fier du rôle de premier plan qu’il assume sur la scène internationale en matière d’égalité des sexes…
… et des innombrables réalisations des Canadiennes qui ont défriché la voie pour les générations futures, ici même au pays.
À la Défense, toutes les possibilités de carrière sont ouvertes aux femmes.
Dans un avenir relativement proche, lorsque je raconterai à mon enfant que les femmes, à une certaine époque, étaient exclues de certains métiers ou professions, et qu’il ou elle me regardera incrédule…
… je me souviendrai que c’est grâce à la détermination de femmes comme vous.
Et aussi grâce à la détermination et à l’engagement de femmes comme Francesca Ferguson et Heidi Dewald.
Merci.