Merci et bienvenue à tous!
Mesdames et Messieurs, deux raisons motivent nos investissements dans les sciences et la technologie : la création de connaissances et l'exploitation de ces connaissances en vue d'en tirer un avantage socioéconomique. Trop souvent, malheureusement, les possibilités qu'offrent ces connaissances ne sont pas exploitées au maximum.
Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), qui a d'abord vu le jour pour soutenir l'industrie canadienne, a joué un rôle de premier plan au cours de la période d'après-guerre et dans les années 1960. D'importantes percées ont alors été réalisées, songeons seulement au stimulateur cardiaque (dans les années 1940), au développement du canola (dans les années 1950), à la boîte noire (dans les années 1960), et à l'horloge atomique à tube césium (dans les années 1960).
Le CNRC a continué de mener des travaux de recherche de calibre mondial à l'appui de l'industrie tout au long des années 1970 et 1980. Mais sa structure favorisait plutôt le travail en vase clos de ses instituts, chacun poursuivant ses propres intérêts et activités indépendamment des autres. Une telle structure ne tenait pas suffisamment compte des demandes et des besoins en constante évolution de l'industrie. Il était devenu nécessaire, et c'était aussi l'occasion idéale, de recentrer, de réorganiser et de réaligner les actifs nationaux du CNRC afin d'appuyer plus stratégiquement l'innovation au Canada.
Le CNRC s'embarque aujourd'hui dans une toute nouvelle aventure. Il se réoriente en vue de renforcer, pour de nombreuses années à venir, l'écosystème de la recherche et de l'innovation du Canada. En se dotant d'une mission d'innovation dirigée par les entreprises, le CNRC jouera un rôle déterminant pour l'avenir des emplois, de la croissance économique et de la prospérité à long terme du Canada.
Comme vous le savez sans doute, nous avons demandé, il y a quelques années, au président du conseil d'administration de la société OpenText, M. Tom Jenkins, de diriger un groupe d'experts chargé d'examiner le soutien fédéral à l'égard de la recherche-développement (R-D) canadienne. Nous avons aussi demandé au groupe d'experts de se pencher sur les politiques actuelles et de recommander de nouvelles avenues pour stimuler l'investissement des entreprises dans la R-D.
Après avoir mené des consultations et une étude approfondie, le groupe d'experts a formulé des recommandations concrètes. Une des recommandations consistait à élargir la portée du très fructueux Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI) du CNRC.
Année après année, le PARI a obtenu un formidable rendement de ses investissements, aidant du même coup des entreprises d'un bout à l'autre du Canada à croître et à commercialiser leurs produits.
Notre gouvernement a réagi promptement en doublant le financement alloué aux entreprises par l'intermédiaire du PARI. Les conditions propices à un succès encore plus grand étaient désormais en place.
Nous sommes allés encore plus loin dans le cadre du Plan d'action économique de cette année. En effet, le Plan d'action économique de 2013 prévoit le versement de 121 millions de dollars sur deux ans pour appuyer le nouveau mandat du CNRC et l'aider à se transformer en organisme de recherche et de technologie dirigé par l'entreprise et pertinent pour l'industrie.
Mesdames et Messieurs, nous célébrons aujourd'hui la prochaine étape dans la longue histoire du CNRC à titre d'organisme canadien chef de file en matière de R-D scientifique.
Alors qu'à ses débuts en 1916, il n'était qu'une petite entité consultative du gouvernement ayant pour mandat d'appuyer les politiques de R-D, le CNRC est rapidement devenu, au début des années 1930, un moteur d'innovation commerciale grâce à la construction de nouveaux laboratoires, ici à Ottawa.
Avec l'annonce d'aujourd'hui, le CNRC retrouve ses racines historiques en réorientant ses priorités sur la recherche industrielle, la nouvelle croissance et le développement commercial.
Bref, si le Canada veut continuer de soutenir la concurrence internationale, il doit s'adapter aux réalités du XXIe siècle. Il doit créer de nouvelles idées, concevoir de nouveaux produits et percer de nouveaux marchés, autrement dit, il doit innover.
En aidant les entreprises canadiennes à mettre au point et à commercialiser des produits techniquement avancés, le CNRC soutiendra la création non pas de simples emplois, mais d'emplois de qualité, bien rémunérés et durables — le type d'emplois qui contribuent au maintien de notre qualité de vie.
Et pourtant, en dépit des mesures d'incitation à l'innovation prévues par le gouvernement, le niveau d'investissement du secteur privé canadien dans la R-D accuse un certain retard depuis quelque temps déjà.
Le CNRC, grâce à sa nouvelle orientation, pourra renverser la vapeur en ciblant les besoins des entreprises canadiennes en matière de recherche. Il appuiera les entreprises canadiennes en devenant un organisme de recherche et de technologie similaire au très fructueux institut Fraunhofer en Allemagne — l'organisme de recherche appliquée le plus important en Europe — dont les travaux présentent des avantages directs pour les secteurs privé et public et la société en général.
Les entreprises canadiennes qui ont besoin d'aide pour mettre en marché leurs idées peuvent maintenant avoir accès à des services techniques spécialisés, à un bassin important d'experts scientifiques et à des infrastructures uniques par l'intermédiaire des centres du CNRC situés dans chaque province du pays.
Un bel exemple de réussite des activités commerciales d'innovation du CNRC est le développement du canola dans les années 1950, en collaboration avec Agriculture et Agroalimentaire Canada et des universités canadiennes. La culture du canola est devenue la plus lucrative au Canada. Elle injecte en effet chaque année 15,4 milliards de dollars dans l'économie canadienne. Plus de 50 000 agriculteurs cultivent le canola au Canada, et environ 85 % du canola cultivé est vendu sur les marchés du monde entier, ce qui rapporte des milliards de dollars au Canada. Il s'agit là d'un véritable modèle de réussite canadienne.
Que vous soyez une grande société de l'aérospatiale porteuse d'idées novatrices ou une petite entreprise de fabrication désireuse d'améliorer l'efficience de sa chaîne de production, le CNRC aura les outils dont vous avez besoin pour innover et croître.
Le CNRC s'ouvre au monde des affaires. Nous sommes là pour appuyer les industries canadiennes qui ont besoin de soutien en matière de recherche. Nous encourageons toutes les entreprises, qu'elles soient petites, moyennes ou grandes, à communiquer avec le CNRC. Vous trouverez maintenant, dans le CNRC, un partenaire potentiel.
Le succès du CNRC, en tant que partenaire clé des entreprises, reposera en fait sur le succès de ses clients et partenaires.
Mesdames et Messieurs, le CNRC joue, depuis ses débuts, un rôle central au cœur du système d'innovation du Canada. L'annonce d'aujourd'hui poursuit cette tradition. Le CNRC est maintenant devenu, pour les entreprises, un organisme plus facile à comprendre et auquel il est plus facile d'accéder.
Il s'est restructuré en vue d'aider les industries canadiennes à croître et à renforcer leur présence au sein des chaînes de valeur mondiales. Ses objectifs sont clairs :
- des emplois de grande qualité;
- des investissements accrus de la part des entreprises dans la R-D;
- des résultats améliorés en matière de commercialisation;
- un Canada où la productivité et la prospérité sont à la hausse.
Nous sommes impatients de bâtir ensemble un meilleur avenir.
Nous pouvons tous célébrer ce type de progrès. J'ai hâte d'observer moi-même les formidables travaux qui ressortiront de cette transformation. Le CNRC contribue à l'avancement des sciences au Canada depuis près de 100 ans. Et l'annonce d'aujourd'hui fera en sorte que les 100 prochaines années soient couronnées d'un succès encore plus grand.
Je vous remercie.