Je tiens à remercier les organisateurs de CONNECT 2013, soit le Conseil scolaire de district de Niagara, la Faculté d'éducation de l'Université Brock et l'organisme MindShare Learning, de m'avoir invité à me joindre à vous aujourd'hui.
Je suis ravi de participer à la toute première conférence canadienne sur l'apprentissage et les technologies en salle de classe. En tant que délégués, vous avez une occasion sans pareille de voir comment la technologie peut enrichir les expériences d'enseignement et d'apprentissage pour tous, des jeunes élèves de la maternelle aux étudiants universitaires.
La conférence aborde plusieurs thèmes déterminants pour notre avenir : l'importance de l'innovation, les progrès réalisés dans les sciences et la technologie, et le besoin d'établir de nouveaux partenariats intersectoriels.
L'utilisation de la technologie a déjà entraîné des résultats frappants dans les classes partout au pays, et le programme de la journée témoigne bien de cette nouvelle réalité. Il propose des séances sur l'utilisation d'applications, sur les manuels numériques et sur les outils de vidéoconférence tels que Skype et Google Hangouts, pour n'en nommer que quelques-uns.
Les professeurs et enseignants de tous les milieux constatent à quel point les élèves obtiennent de meilleurs résultats et prennent plus que jamais plaisir à apprendre à l'aide de ces outils.
Un exemple parfait de l'utilisation des nouvelles technologies se trouve au-dessus de nous, à 370 kilomètres de la Terre. L'astronaute Chris Hadfield supervise les activités de la Station spatiale internationale (SSI) à titre de premier commandant canadien.
Et il gagne rapidement des adeptes sur la planète entière, un gazouillis à la fois.
En effet, plus d'un demi-million de personnes suivent le commandant Hadfield sur Twitter. Elles lisent ses commentaires abondants depuis l'espace et en apprennent sur la vie de tous les jours à bord de la SSI à partir de ses observations et des photos et vidéos exceptionnelles qu'il partage. Ce genre de transfert de connaissances est la clé pour améliorer l'expérience d'apprentissage. En fait, le transfert de connaissances est essentiel pour consolider la position du Canada en tant que chef de file mondial de l'innovation.
La priorité absolue de notre gouvernement est l'économie, et nous savons que la curiosité, la réflexion novatrice et le perfectionnement des compétences numériques sont des ingrédients essentiels à la réussite économique.
Permettez-moi de vous dire comment notre gouvernement travaillera avec vous pour promouvoir les découvertes et l'apprentissage.
D'une part, nous diffusons une grande quantité d'information par l'entremise de notre portail Données ouvertes.
Plus d'un quart de million d'ensembles de données géospatiales produits par le gouvernement et lisibles par machine, dans des domaines comme la santé, l'environnement, l'agriculture et les ressources naturelles, sont maintenant à la disposition de tous gratuitement.
Cela permet d'offrir à la population, y compris aux étudiants, les outils nécessaires pour faire avancer les idées.
En fait, mon collègue Tony Clement, le président du Conseil du Trésor, a récemment tenu un groupe de discussion avec des experts techniques au moyen de Google Hangouts. Ils ont discuté de la façon dont le portail Données ouvertes pouvait promouvoir l'innovation.
De telles évolutions ouvrent les portes de l'économie de demain. Nos jeunes apprenants constituent la prochaine génération d'entrepreneurs canadiens, et ce sont eux qui se pencheront sur les problèmes de l'avenir. Nous devons alimenter leur passion et leur curiosité au sujet du monde.
En tant que ministre d'État aux Sciences et à la Technologie, je veux m'assurer que le Canada se dote d'une culture axée sur l'enquête et la découverte.
Il y a quelques années, au plus fort de la crise économique mondiale, notre gouvernement a lancé un programme pour revitaliser les installations d'apprentissage dans les universités, les cégeps et les collèges d'un bout à l'autre du pays. Il s'agit du Programme d'infrastructure du savoir, au moyen duquel nous avons investi dans plus de 500 projets dans des établissements postsecondaires.
Cela nous a permis de maintenir des emplois à l'échelle locale et d'en créer de nouveaux. Nous avons ainsi construit des édifices et rénové des installations qui en avaient bien besoin.
Le Collège Niagara a reçu des fonds du Programme d'infrastructure du savoir. Le nouvel Institut de la santé, d'une valeur de 40 millions de dollars, permet au collège d'accueillir 1000 étudiants de plus en sciences de la santé et de réunir ces programmes sous un seul toit à Welland. Les nouvelles installations, d'une superficie de 9100 mètres carrés, comprennent des salles de classe et des laboratoires, un auditorium de 300 places, des laboratoires de simulation dotés de mannequins informatisés pour le programme de sciences infirmières, ainsi qu'une clinique dentaire à la fine pointe.
Ces nouvelles installations amélioreront l'apprentissage en laboratoire des étudiants. De leur côté, les professeurs seront plus en mesure d'évaluer les habiletés cliniques de leurs apprenants.
Le gouvernement a également mis en place des programmes à l'intention des étudiants préuniversitaires.
Nous voulons stimuler l'intérêt des jeunes pour les sciences et les carrières dans le domaine des sciences.
Prenons par exemple le programme PromoScience du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada. Ce programme aide les enfants à développer leur capacité d'analyse critique et leur donne l'occasion de rencontrer des scientifiques et d'acquérir de l'expérience pratique en sciences — qu'il s'agisse d'en apprendre plus au sujet des écosystèmes pendant une randonnée en compagnie d'un scientifique ou de réfléchir aux machines futuristes lors d'un camp sur la robotique.
L'an dernier, 49 bénéficiaires, dont des universités, des organismes non gouvernementaux, des musées et des centres de sciences, ont obtenu de nouveaux fonds au titre de ce programme afin de faire la promotion des sciences auprès des jeunes Canadiens. Les lauréats de 2013 seront annoncés très bientôt.
Ici, dans le Sud de l'Ontario, l'initiative Jeunesse en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) fait valoir auprès des jeunes les avantages de poursuivre des études ou une carrière en sciences. Ce projet est de mon ressort en tant que ministre responsable de FedDev Ontario.
L'initiative Jeunesse en STIM aide les organismes sans but lucratif à offrir des programmes d'éducation en sciences dans les écoles et lors d'événements partout dans la région au moyen d'activités pratiques, d'ateliers et d'interactions avec des scientifiques actifs.
Depuis le lancement de l'initiative Jeunesse en STIM à Welland, il y a un peu plus de deux ans, nous avons aidé beaucoup d'organismes comme Actua, Earth Rangers, FIRST Robotics Canada, Let's Talk Science, Partners in Research et Scientists in School à faire ressortir les avantages des sciences et de l'innovation pour des milliers de jeunes.
En fait, l'organisme Scientists in School offrira désormais des ateliers en salle de classe dans des régions où la programmation est présentement limitée.
Et tout récemment, deux équipes canadiennes de Toronto et Mississauga ont remporté la compétition de robotique FIRST Robotics Competition Championship avec une équipe du Texas à St. Louis, au Missouri.
Le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) initie les jeunes aux sciences par l'entremise du Défi BioGENEius Sanofi Canada, un concours national portant sur la biotechnologie.
Des élèves du secondaire sont jumelés à des mentors qui guident leur recherche dans le domaine des soins de santé, de l'agriculture et de l'environnement, et qui leur fournissent l'occasion de mener des expériences dans des installations de calibre mondial, y compris dans des laboratoires du CNRC.
Notre gouvernement est déterminé à faire en sorte que les cerveaux les plus brillants réussissent pendant leurs études et leur processus de découverte.
Nous avons mis en place une gamme de bourses d'études postsecondaires, de bourses de recherche et de programmes de chaires de recherche qui appuient toutes les étapes d'une carrière scientifique exceptionnelle — le programme de bourses d'études supérieures du Canada pour les étudiants à la maîtrise qui ont un rendement exceptionnel, les bourses d'études Vanier pour les étudiants au doctorat, et les bourses Banting pour les chercheurs postdoctoraux de premier ordre.
Nous avons également des programmes bien financés pour appuyer les professeurs et les scientifiques établis. Le Programme des chaires d'excellence en recherche du Canada, par exemple, offre 10 millions de dollars à des chercheurs universitaires d'élite et à leurs équipes.
Ce soutien, fourni par l'entremise des conseils subventionnaires fédéraux, joue un rôle majeur pour améliorer la performance du Canada en recherche. On peut d'ailleurs en observer les résultats dans le secteur de l'éducation. Les établissements canadiens continuent de se classer avantageusement à l'échelle mondiale. L'Université de Toronto et l'Université McGill de Montréal figurent en effet parmi les 20 meilleurs établissements d'enseignement du monde. L'Université de la Colombie-Britannique se distingue elle aussi de façon constante dans les classements de ce genre.
Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques, le Canada demeure en tête du G-7 en ce qui a trait aux dépenses en recherche-développement du secteur de l'enseignement supérieur, en tant que pourcentage du produit intérieur brut.
Comme je l'ai dit, notre gouvernement cherche à inspirer les Canadiens de tous les âges à apprendre et à poursuivre une carrière en sciences, en technologie, en génie et en mathématiques. Nous reconnaissons le rôle essentiel que les éducateurs jouent à cet égard.
Les Prix du Premier ministre pour l'excellence dans l'enseignement récompensent des enseignants exceptionnels du primaire et du secondaire qui, grâce à l'utilisation novatrice des technologies de l'information et des communications en salle de classe, aident les élèves à acquérir les connaissances et les aptitudes dont ils auront besoin pour réussir dans l'économie numérique.
Les progrès économiques reposent sur la curiosité, la réflexion novatrice et le perfectionnement des compétences numériques. Le Canada a les moyens d'être un chef de file en recherche et en technologies de l'information. Il nous faut encourager la prise de risques, l'esprit de compétition, la pensée créatrice et l'adoption de nouvelles approches audacieuses pour relever les défis de longue date. Grâce à des programmes qui stimulent la curiosité et qui favorisent les sciences et la technologie, nous préparons nos enfants à occuper les emplois de demain, nous édifions une économie plus vigoureuse et nous améliorons la qualité de vie à long terme de la population canadienne.
Je vous souhaite une conférence fructueuse. Je vous remercie.