lundi 20 mai 2013
Genève, Suisse
Monsieur le président, Dre Chan, honorables ministres, distingués délégués, bon après-midi.
Le Canada est heureux de participer à la 66e Assemblée mondiale de la Santé et de concentrer les efforts sur la réalisation du volet santé des Objectifs du millénaire pour le développement après 2015.
À titre de chefs de file mondiaux en matière de santé, nous savons tous que le monde autour de nous évolue, tout comme le fardeau des maladies. Les attentes en matière de santé et de bien-être universels changent alors que nous cherchons à obtenir une meilleure équité dans les services de santé.
Si nous regardons vers 2015 et que nous évaluons les efforts déployés, des progrès significatifs ont été réalisés sur le plan de la santé maternelle et infantile, de la transmission du VIH/sida et de la nutrition. Malgré ces améliorations, des femmes et des enfants continuent de mourir inutilement chaque année.
De plus en plus, nous voyons l’apparition de problèmes de santé attribués à des maladies non transmissibles. Plus troublant encore, nous constatons un nombre de plus en plus élevé de problèmes de santé mentale et de suicides.
Par conséquent, il faut adapter le volet santé et prendre les mesures qui s’imposent. Nous avons besoin d’un leadership fort, de partenariats et de façons novatrices pour relever ces défis de santé en évolution. Nous ne pouvons résoudre ces problèmes de santé complexes sans aide.
Cette réalité trouve tout son sens dans nos travaux sur les maladies non transmissibles.
Le Canada, comme un certain nombre de pays, est confronté à une épidémie d'obésité juvénile. Réussir à atteindre un poids santé requiert un engagement et une collaboration avec le public, le privé et la société civile pour soutenir les familles afin qu’elles adoptent un mode de vie sain et actif pour aider à la prévention des maladies chroniques.
Un autre secteur qui bénéficie de mesures dans plusieurs secteurs est la santé mentale et la prévention du suicide.
Plus d’un Canadien sur cinq souffrira d’un problème de santé mentale au cours de sa vie. Les répercussions sur les familles, les communautés et notre économie sont importantes. Les taux de suicides, surtout chez les jeunes et les habitants du Nord canadien, sont préoccupants. Nous devons prendre ce problème au sérieux et aller au-delà du secteur de la santé pour s’y attaquer. Nous devons aussi savoir que nous pouvons favoriser la mise en place de conditions positives pour prévenir la maladie mentale et promouvoir le bien-être.
C’est avec plaisir que le Canada a appris que l’Organisation mondiale de la Santé travaille à l’élaboration d’un plan d’action mondial sur la santé mentale. Je constate avec plaisir que le plan d’action a stimulé un dialogue mondial et qu’il a mis la table pour de nouveaux progrès. Je suis aussi fière que de nombreuses recommandations de l’OMS figurent déjà dans la stratégie en matière de santé mentale de la Commission de la santé mentale du Canada publiée l’année dernière. Cette stratégie est guide qui nous aide à améliorer la santé mentale et le bien-être tout en soulevant un dialogue important sur cette question.
Cet après-midi, le Canada sera l’hôte d’un événement parallèle sur la santé mentale en guide d’appui au plan d’action. Des experts de différents secteurs vous parleront de leurs accomplissements sur le plan de la promotion de la santé mentale et de la lutte contre les préjugés.
En plus de mes responsabilités de ministre de la Santé, je suis honorée de représenter le Canada qui présidera le Conseil de l’Arctique pour les deux prochaines années. Dans ce rôle, une de mes priorités sera l’ajout d’initiatives de développement qui font la promotion du bien-être mental dans les communautés nordiques.
Je suis sure que ces travaux apporteront une contribution importante au plan d’action global pour la santé mentale de l’OMS.
Quand on regarde au-delà de 2015, notre approche doit représenter un équilibre entre les nouvelles priorités et les initiatives déjà en cours.
Dans notre évaluation de la meilleure façon d’utiliser nos ressources, nous devons continuer d’axer notre approche collective sur la santé des femmes et des enfants. Nous savons que les investissements dans la santé des femmes et des enfants présentent des avantages à long terme pour la société.
C’est pourquoi notre programme de développement après 2015 doit accorder une grande place à la santé, en reconnaissant qu’une bonne santé contribue au développement durable à long terme des personnes et des communautés.
Le Canada entend poursuivre sa collaboration avec tous les États membres et l’Organisation mondiale de la Santé afin d’assurer qu’une grande place sera accordée à la santé dans le programme après 2015.
Merci.