Istanbul, Turquie, le 11 mai 2013
2013-071
Je tiens à remercier le gouvernement de la Turquie d’avoir gracieusement accepté d’accueillir la 22e Assemblée annuelle de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). On ne pourrait trouver un meilleur lieu qu’Istanbul pour tenir une assemblée annuelle de la BERD, cette ville étant un véritable carrefour de continents et de cultures. Le Bosphore illustre d’ailleurs fort bien l’importance des marchés qui relient l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient, tous des marchés au cœur du mandat de la BERD.
Le Canada est un fier partenaire de cette institution. Il croit fermement dans la mission fondamentale de la banque, qui consiste à favoriser la transition vers des économies orientées sur les marchés et à investir dans des pays qui ont fait preuve de leur engagement envers la démocratie multipartite, la primauté du droit et les droits de la personne.
Nous sommes heureux de constater les progrès notables accomplis l’année dernière dans plusieurs dossiers. Ainsi, après la ratification des modifications à l’article 18, la BERD a rapidement mobilisé des fonds pour la réalisation de projets dans la nouvelle région d’activité, c’est-à-dire les pays de la région méditerranéenne du sud et de l’est. Le Canada a offert son appui sans réserve tout au long de cette initiative, et il continue à faciliter le dialogue entre la Banque et, en particulier, les membres du groupe de pays dont le Canada fait partie. En outre, le Canada attend avec impatience la ratification rapide des modifications à l’article 1 de l’Accord portant création de la BERD, afin que les pays de cette nouvelle région bénéficient du statut de pays bénéficiaires de la Banque.
Je profite de l’occasion pour souhaiter la bienvenue aux représentants de la République du Kosovo, qui est devenue le 66e membre de la BERD en décembre dernier.
Le Canada est heureux de constater que les activités de financement de la Banque, dans l’ensemble de la région où elle effectue des opérations, continuent d’avoir une grande incidence sur la transition sans déroger aux principes de saine gestion bancaire, malgré une conjoncture économique difficile.
En outre, le Canada se réjouit de plusieurs réformes récentes à la gestion de la BERD, y compris la dotation récente de postes de cadres supérieurs à l’aide de processus ouverts et concurrentiels. Les autres institutions financières internationales pourraient d’ailleurs s’inspirer de cette norme instaurée par la BERD.
Nous le savons fort bien, la BERD doit relever des défis d’envergure dans la région où elle effectue des opérations. Compte tenu de ses ressources limitées et de la demande croissante de son savoir-faire, il est important, plus que jamais, que la BERD concentre ses activités dans les pays dont la transition présente le plus de lacunes et sur les projets ayant les plus fortes répercussions. Celles-ci ne se mesurent pas uniquement en fonction du volume d’affaires, mais aussi de l’incidence du projet sur la croissance et l’amélioration des marchés, le renforcement des lois et des politiques qui soutiennent ces marchés, ainsi que le transfert du savoir à l’appui de l’entrepreneuriat.
Nous sommes bien conscients du fait que la BERD mène ses opérations dans un contexte difficile, découlant entre autres des problèmes économiques de la zone euro. Cette situation explique pourquoi le volume d’activités de la BERD dans les pays européens avancés était supérieur aux cibles convenues dans le cadre du quatrième examen des ressources en capital de la Banque. Malgré cette situation, le Canada estime que la BERD doit revoir les stratégies pour les pays de l’EU-7, pour en faire une feuille de route qui guiderait ces pays vers la réussite du programme conformément aux cibles établies. De cette façon, la BERD pourra consacrer ses ressources limitées aux régions et aux projets qui offrent de plus grands avantages au chapitre de la transition.
Par ailleurs, le mandat de la BERD tient compte de l’importance des principes de la démocratie multipartite, du pluralisme et de l’économie de marché. Il sera important pour la BERD de focaliser ses ressources sur les pays qui continuent de faire preuve de leur engagement ferme envers ces principes. Dans les pays où cet engagement s’étiole, nous encourageons la Banque à prendre des mesures pertinentes.
Pour conclure, je tiens à remercier le président, Sir Suma Chakrabarti, tous les employés et les membres de la direction de la BERD, ainsi que le Conseil d’administration, pour une année riche en réalisations de toutes sortes.
J’espère avoir le plaisir de vous revoir en Pologne l’année prochaine.
Bram Sepers
Communications
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Jack Aubry
Relations avec les médias
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