Notes d'allocution
L'honorable Gary Goodyear, C.P., député
Ministre d'État (Sciences et Technologie)
Calgary (Alberta)
Le 10 mai 2013
La version prononcée fait foi
Je vous remercie, Joan, de cette chaleureuse présentation. J'aimerais d'abord remercier notre hôte, TELUS Spark, et saluer tous les membres de cette assemblée.
J'ai le plaisir de me joindre à vous aujourd'hui pour célébrer ce projet très prometteur et réaffirmer l'appui de notre gouvernement à l'innovation au sein des entreprises canadiennes.
Il y a trois jours, nous avons dévoilé officiellement la nouvelle orientation du Conseil national de recherches du Canada (CNRC). L'annonce d'aujourd'hui nous donne pour la première fois l'occasion de démontrer concrètement comment le CNRC fonctionnera désormais en tant qu'organisation de recherche et de technologie axée sur l'industrie.
Le CNRC aide nos industries à mener des projets de recherche de grande envergure, par et pour les entreprises canadiennes.
Mesdames et Messieurs, l'innovation est essentielle à la prospérité économique de toute nation. L'innovation stimule la croissance, et la croissance génère de nouveaux emplois de haute qualité. L'innovation est la clé de voûte de notre prospérité.
Pour assurer notre prospérité à long terme, nous devons collaborer afin de tirer profit des nouveaux débouchés qui renforceront l'avantage concurrentiel du Canada.
Cela demeure une priorité pour notre gouvernement. Depuis 2006, nous avons injecté plus de 9 milliards de dollars en nouveaux fonds à l'appui des sciences, de la technologie et de l'expansion des entreprises novatrices.
Or, l'innovation ne se limite pas aux idées de génie, ni aux réalisations menées en laboratoire. Il faut jumeler ces idées à notre expertise en recherche et en technologie et à notre esprit d'entreprise. De cette manière, les idées se transforment en produits qui peuvent connaître une réussite commerciale à l'échelle internationale.
Aujourd'hui, c'est ce que nous voyons à l'œuvre.
Le projet lancé aujourd'hui est né d'un questionnement. Pourrait-on utiliser le carbone pour faire pousser une plante? Pourrait-on utiliser l'énergie emmagasinée par cette plante comme source d'énergie?
La conversion du carbone par les algues offre une occasion aux industries canadiennes comme celle des sables bitumineux non seulement de réduire leurs émissions de dioxyde de carbone, mais aussi de recycler ces émissions pour les transformer en nutriments afin de faire pousser des algues. Les algues, à leur tour, peuvent être transformées en produits à valeur ajoutée, comme en biocarburants pour nos automobiles et avions, en engrais et en aliments hautement protéinés destinés au bétail. Le dioxyde de carbone sera recyclé pour donner naissance à de nouveaux produits, de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois de qualité pour les Canadiens — pour ainsi dire, il sera recyclé en emplois, en croissance économique et en prospérité à long terme.
Cette découverte offre des possibilités très avantageuses pour notre environnement et notre économie, et pourrait consacrer le Canada comme chef de file en matière de gestion des émissions de CO2. La journée d'aujourd'hui est importante pour le Canada, car ce projet laisse entrevoir des retombées majeures pour nos entreprises.
Notre gouvernement est déterminé à développer les ressources naturelles de manière responsable et respectueuse de l'environnement. Nous adoptons une approche qui sort des sentiers battus dans l'intérêt supérieur des Canadiens. Notre gouvernement investit dans des technologies novatrices pour atteindre les cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre produites par l'exploitation des sables bitumineux et d'autres industries, tout en appuyant la mise au point de produits commerciaux. Ce projet recèle un immense potentiel. Il cadre bien dans les efforts de notre gouvernement visant à lutter contre la pollution atmosphérique et à réduire les émissions de gaz à effet de serre au Canada.
Ces possibilités ne seraient rien sans l'engagement de nos partenaires de l'industrie. Notre gouvernement se réjouit de s'associer à deux entreprises, Canadian Natural et Pond Biofuels, afin de permettre des avancées à l'égard de cette technologie. Les partenaires investiront au total 19 millions de dollars sur trois ans. La moitié de cette somme, soit 9,5 millions de dollars, sera versée par notre gouvernement par l'entremise du CNRC.
Dans les mois qui viennent, les partenaires établiront une bioraffinerie de démonstration sur le site Primrose Sud de Canadian Natural, au nord-est de Bonnyville. Si les résultats sont concluants, cette installation pourrait servir de modèle pour le recyclage des émissions industrielles provenant des sables bitumineux et d'autres industries, tant au Canada qu'à l'étranger.
Le CNRC a joué un rôle de premier plan dans les étapes préparatoires de ce projet de conversion du carbone par les algues. J'aimerais en profiter pour souligner l'importante contribution de l'équipe dévouée de chercheurs de Ketch Harbour, en Nouvelle-Écosse. Merci d'avoir permis de faire de ce projet une réalité.
Mesdames et Messieurs, l'annonce d'aujourd'hui est un excellent exemple de la nouvelle orientation du CNRC. Le CNRC peut tirer profit d'idées nées sur la côte Est pour résoudre un problème industriel sur la côte Ouest, et ce, en réunissant des partenaires des quatre coins du pays pour mettre au point une solution qui renforcera l'économie, créera des emplois à forte valeur ajoutée et profitera aux familles canadiennes.
Le CNRC privilégie désormais la collaboration avec le secteur privé et offre à ses partenaires un soutien en matière de sciences et de recherche qui se marie bien à leur expertise commerciale. Cette approche est prometteuse pour notre environnement et notre économie.
Toutes mes félicitations aux personnes qui ont contribué à cette grande percée scientifique. Le gouvernement Harper est fier de s'associer à vous. Nous avons hâte de voir les résultats.
Je vous remercie.