BG–13.012 - le 2 mai 2013
Le Canada a l’une des plus grandes et des plus difficiles zones de recherche et de sauvetage (SAR) au monde. Les coordonnateurs et les équipages SAR collaborent avec les partenaires fédéraux, provinciaux et municipaux, ainsi qu’avec des milliers de bénévoles, pour intervenir aussi rapidement que possible afin de sauver la vie des gens qui sont en danger, quel que soit l’endroit ou le moment.
La responsabilité de la recherche et du sauvetage est partagée entre plusieurs ministères fédéraux, les Forces canadiennes, les provinces et les municipalités. Le secteur privé et des milliers de bénévoles participent aussi aux activités SAR. Le système SAR des Forces canadiennes est efficace et c’est l’un des moyens de recherche et de sauvetage au Canada. Les équipages de recherche et de sauvetage collaborent avec les partenaires au niveau fédéral, provincial, territorial et municipal, et avec les bénévoles SAR, pour offrir aux Canadiens, où qu’ils soient sur le territoire national, un service de recherche et de sauvetage le plus efficace possible.
Le gouvernement du Canada a annoncé des mesures importantes, y compris la réalisation d’un examen quadriennal, pour continuer à offrir aux Canadiens un service de renommée mondiale. Voici ces mesures :
Examen quadriennal : L’examen sera dirigé par le ministre de la Défense nationale, qui est le ministre responsable de la recherche et du sauvetage, avec l’appui du Secrétariat national de recherche et de sauvetage. L’examen dressera un tableau complet de la recherche et du sauvetage au Canada, dans le but d’améliorer l’intégration et l’harmonisation pour fournir aux Canadiens un système uniforme. Nous travaillerons avec d’autres partenaires fédéraux, y compris les Forces canadiennes, la Garde côtière canadienne, Parcs Canada, Sécurité publique Canada et d’autres ministères, ainsi qu’avec les administrations des provinces et des territoires, des bénévoles en recherche et sauvetage et des Canadiens pour évaluer les besoins changeants dans ce domaine et déterminer comment collaborer pour répondre à ces besoins.
Optimisation de l’état de préparation à la recherche et au sauvetage : Pour aider à optimiser l’état de préparation à la recherche et au sauvetage des Forces canadiennes, on a effectué une analyse complète des périodes de pointe saisonnières, hebdomadaires et journalières des activités de recherche et de sauvetage dans l’ensemble du Canada. Dès cet été, les commandants des régions de recherche et de sauvetage pourront modifier leur état de préparation grâce à ces nouvelles données. La clé de la réussite des opérations SAR, c’est, entre autres, avoir la capacité voulue au bon moment. La capacité comprend l’équipement nécessaire, le personnel hautement qualifié, l’endroit où sont basés les moyens de recherche et de sauvetage et une marche à suivre bien rôdée. On examinera ces processus régulièrement pour s’assurer qu’ils correspondent à la nature unique et évolutive des activités de chaque région de recherche et de sauvetage.
Amélioration du système de gestion des moyens de recherche et de sauvetage : À la suite d’une étude faite par l’Aviation royale canadienne, on a mis en place un nouveau processus pour mieux localiser les ressources utilisables en recherche et sauvetage et les optimiser dans le but d’améliorer globalement l’intervention et l’efficacité. Les trois centres conjoints de coordination de sauvetage situés respectivement à Halifax, à Trenton (Ontario) et à Victoria mettront en œuvre le système de gestion amélioré. Ce dernier permettra d’optimiser les ressources en recherche et sauvetage du Canada en localisant activement non seulement les aéronefs utilisés principalement pour la recherche et le sauvetage (et leur équipage), mais aussi les aéronefs et les équipages qui pourraient venir en renfort, comme les avions CC138 Twin Otter et les hélicoptères CH146 Griffon.
Financement à hauteur de 16,2 millions de dollars de la recherche et du sauvetage assistés par satellite : Dans le cadre du projet de satellite de recherche et de sauvetage évoluant en orbite terrestre moyenne (MEOSAR), les Forces canadiennes investiront 4,7 millions de dollars pour installer des répéteurs de recherche et de sauvetage à bord des satellites GPS de prochaine génération de l’armée de l’air des É.-U. Cela permettra de doter le COSPAS-SARSAT (Cosmicheskaya Sistyema Poiska Avariynich Sudov – Search and Rescue Satellite Aided Tracking) d’un système encore plus performant. Le COSPAS-SARSAT est un système satellitaire international de recherche et de sauvetage utilisé pour détecter les signaux de détresse. Il a été mis en place par le Canada, la France, l’ancienne Union soviétique et les États-Unis en 1979. Depuis sa création, il a permis de sauver plus de 33 000 vies. En outre, on investira 11,5 millions de dollars dans le système d’orbite basse actuel, qui atteindra sa fin de vie utile au cours de la prochaine décennie. Les répéteurs, mis au point et fabriqués au Canada, permettront de détecter presque instantanément les signaux des balises de détresse et d’avertir le Centre canadien de contrôle des missions pour que l’on puisse retrouver et secourir plus rapidement les victimes. Selon les analyses effectuées, le temps d’intervention lors des appels de détresse au Canada pourrait être réduit.
Fin des travaux de modernisation du centre conjoint de coordination de sauvetage d’Halifax : Le gouvernement du Canada a récemment investi deux millions de dollars pour rénover et moderniser le centre conjoint de coordination de sauvetage d’Halifax. On a ainsi mis à niveau le système de gestion des appels, les systèmes audio-visuels, et les systèmes informatiques, systèmes qui sont tous indispensables au bon accomplissement d’une mission de recherche et de sauvetage. La modernisation de notre infrastructure technique et la consolidation de nos efforts de coordination de la recherche et du sauvetage maritimes permettront de mieux servir les personnes dans le besoin.
Amélioration du Registre canadien des balises de détresse : Lorsqu’il reçoit le signal d’une balise de détresse relayé par un satellite, le personnel du Centre canadien de contrôle des missions peut rapidement retrouver dans la base de données du Registre les coordonnées du propriétaire de la balise, les coordonnées des personnes à informer en cas d’urgence, ainsi que les caractéristiques et l’information sur l’équipement permettant d’identifier le navire ou l’aéronef. Grâce à ces renseignements, on peut préparer l’intervention de recherche et de sauvetage qui convient lorsque l’on reçoit un appel de détresse. Le Canada a l’un des taux d’enregistrement des balises de détresse les plus élevés au monde. Le site Web du Registre (www.cbr-rcb.ca), qui a été amélioré, rend la tâche encore plus facile pour les Canadiens qui veulent enregistrer leur balise ou mettre à jour l’information pour faire gagner du temps en cas de déclenchement du signal.
Le ministère de la Défense nationale procède actuellement à un exercise d'examen exhaustif pour identifier les économies qui pourraient être faites au niveau des processus internes et des zones moins prioritaires pour être réallouées pour appuyer et répondre plus efficacement aux priorités de première ligne. Toute l'équipe de la Défence est engagée à faire les ajustements nécessaires pour s'assurer que les Forces armées canadiennes puissent faire face à leurs responsabilités futures avec succès. Dans le cadre de cet exercice, certaines économies au sein du ministère de la Défense nationale, notamment une partie des fonds actuellement alloués au soutien de la flotte de Challenger, seront réaffectées aux priorités de premier plan, y compris les missions de recherche et de sauvetage, que les Forces armées canadiennes ne peuvent pas se permettre d’échouer.
Le ministère de la Défense nationale et les Forces canadiennes continuent de collaborer avec les partenaires en recherche et sauvetage, au niveau fédéral, provincial, territorial et municipal, pour améliorer l’action collective en recherche et sauvetage, et favoriser l’éducation et la formation afin d’éviter que des incidents SAR ne se produisent. En continuant à œuvrer dans ce domaine pour diffuser un message coordonné, uniforme et durable, on renforcera la capacité des milieux de prévention et on incitera à partager la responsabilité en matière de sécurité.