Bonjour.
Je tiens à remercier tous ceux et celles qui ont organisé cette rencontre.
Je remercie également les universitaires et les spécialistes invités de leur analyse approfondie des enjeux qui nous intéressent.
Et merci aux entrepreneurs et aux gens d'affaires qui se sont libérés quelques heures malgré leur horaire chargé pour être ici avec nous.
Mesdames et Messieurs, notre gouvernement a trois grandes priorités :
- la création d'emplois;
- la croissance économique;
- et la prospérité à long terme, au profit de nos citoyens.
C'est pourquoi nous avons travaillé si fort pour établir un contexte économique solide.
C'est pourquoi nous avons harmonisé la réglementation et allégé le fardeau de la paperasserie.
C'est aussi pourquoi nous avons adopté le plus faible taux global d'imposition sur les nouveaux investissements des entreprises parmi les pays du G-7.
Et c'est pourquoi nous avons éliminé l'impôt fédéral sur le capital et abaissé le taux d'imposition des sociétés.
Les mesures que notre gouvernement a prises ont permis au Canada de garder sa cote de crédit triple A.
Je suis fier que notre système bancaire soit le plus robuste au monde.
Et je suis fier que le monde entier en prenne bonne note.
L'Organisation de coopération et de développement économiques, le Fonds monétaire international et le magazine Forbes ont conclu que le Canada était un endroit exceptionnel pour les affaires.
Nous misons donc sur cette force.
La Stratégie commerciale mondiale est le programme de commerce le plus ambitieux de l'histoire de notre pays.
Nous préparons des accords commerciaux avec des économies influentes et en forte croissance aux quatre coins du monde, notamment en Europe et en Asie.
À mon avis, un commerce intérieur efficient est tout aussi important.
C'est pour cela que je vous ai invités aujourd'hui.
C'est aussi pourquoi je suis très heureux de présider le Comité du commerce intérieur cette année.
Les obstacles au commerce intérieur nous coûtent des milliards de dollars chaque année.
Selon certaines estimations, ces obstacles amputent notre produit intérieur brut (PIB) de 50 milliards de dollars.
Nous n'avons pas le luxe d'accuser cette perte.
Notre pays ne peut pas se le permettre.
Et, en tant que gens d'affaires et entrepreneurs, vous ne pouvez pas vous le permettre non plus.
Le Canada est un champion du libre-échange international.
Nous devons faire la même chose ici au pays.
Le message que je reçois des entreprises canadiennes est clair : le chevauchement et le manque de cohérence de la réglementation et des normes leur coûtent temps et argent.
Quelque chose d'aussi simple que des règlements divergents en matière de largeur de pneus oblige les entreprises à acheter différents pneus pour différentes provinces.
Cela augmente les coûts et affaiblit la croissance et l'expansion au pays.
L'exigence selon laquelle les entreprises doivent remplir différents documents et payer des frais distincts dans chaque province entraîne un supplément de coûts et engendre de la frustration pour quiconque désire démarrer une entreprise.
Les répercussions de cette réglementation se font sentir aussi bien au pays qu'à l'étranger.
De l'Allemagne à Hong Kong, j'ai entendu dire que la réglementation mal harmonisée rebutait les investisseurs étrangers.
Bref, les règles trop complexes sur le commerce nuisent à la croissance, à l'investissement et à la création d'emplois.
Mes collègues provinciaux et territoriaux sont d'accord avec ce point de vue.
Ils savent que nous devons agir.
En fait, certains d'entre eux ont déjà agi en lançant leurs propres initiatives.
Nous devons nous appuyer sur les bases établies par des ententes commerciales comme le New West Partnership, qui unit la Colombie-Britannique, l'Alberta et la Saskatchewan.
Ces provinces sont devenues une puissance économique dont le PIB combiné atteint 500 milliards de dollars et dont le marché compte neuf millions de Canadiens.
Cela se traduit par de l'argent dans les poches de nos entrepreneurs, et par des emplois pour les familles canadiennes.
Mais un gouvernement ne pourra y arriver seul.
Les compétences communes entre les ordres de gouvernement ont très bien servi notre pays.
Notre gouvernement est résolu à travailler de concert avec tous ses partenaires pour en faire plus.
L'Accord sur le commerce intérieur a donné lieu à plusieurs réussites, comme :
- la pleine mobilité de la main-d'œuvre pour les professions réglementées;
- le commerce plus libre des produits agricoles;
- et une meilleure transparence de l'approvisionnement gouvernemental.
Nous devons tirer parti de ces réussites.
Nous devons être ambitieux.
En ma qualité de président du Comité cette année, je veux entamer un dialogue public visant l'établissement d'objectifs significatifs et ambitieux à long terme.
Des objectifs qui entraîneraient de réelles améliorations pour les entreprises.
Pour ce faire, nous devons nous concentrer sur quatre éléments clés.
Premièrement, nous avons besoin d'une réforme réglementaire réelle et visible.
Plusieurs options sont à considérer.
Nous pourrions choisir la pleine harmonisation en nous appuyant sur l'entente commerciale New West Partnership.
Ou nous pourrions élaborer notre propre version de l'Accord sur les obstacles techniques au commerce, un chapitre qui aurait force exécutoire et qui permettrait d'établir les règles à l'égard de l'élaboration et de la communication de la réglementation.
Je suis conscient que les processus d'élaboration de la réglementation sont complexes.
Il est difficile de savoir par où commencer.
Mais la nécessité d'agir est manifeste.
Deuxièmement, nous devons faciliter la tâche aux entreprises qui veulent mener des activités dans plus d'un territoire.
Cela signifie qu'il faut simplifier l'inscription des entreprises et la production de rapports.
Nous devons faire en sorte qu'il soit plus facile et moins coûteux pour les entreprises de se conformer aux exigences légitimes en matière de production de rapports, ainsi que de favoriser la croissance et la création d'emplois d'un bout à l'autre du pays.
Troisièmement, nous devons améliorer l'uniformité entre la réglementation sur le commerce intérieur et celle sur le commerce international.
Nous devons nous assurer que les étrangers ne reçoivent pas un meilleur traitement que celui que nous nous accordons mutuellement.
Quatrièmement, notre gouvernement est déterminé à prêcher par l'exemple.
Nous examinerons donc nos règlements afin d'éliminer les obstacles créés unilatéralement par les règles fédérales.
Je rencontrerai mes homologues provinciaux et territoriaux cet été.
Et j'espère que nous pourrons nous réunir cet automne pour bâtir un Canada plus ouvert.
Un Canada qui stimule la croissance économique et la prospérité à long terme.
Un Canada qui continuera à faire l'envie des autres pays.
Et un Canada où la création d'emplois se poursuivra pour les Canadiens d'un océan à l'autre.
Notre gouvernement assume un rôle de chef de file en réunissant ici aujourd'hui des entrepreneurs, des universitaires et des représentants de tous les ordres de gouvernement.
La tâche est lourde et complexe, mais cela ne doit pas nous faire reculer.
Les Canadiens ont tout à gagner d'un commerce intérieur plus libre.
Et l'inaction aurait un coût trop élevé.
Il s'agit de la première étape vers une solide association.
Une association qui profitera aux Canadiens de toutes les régions du pays.
Je vous invite à étudier les enjeux avec un œil nouveau et un esprit ouvert.
Je suis impatient de constater les résultats de vos travaux, et je sais que les ministres provinciaux et territoriaux le sont tout autant que moi.
Merci.