Priorité au discours prononcé
(Salutations…)
J'aimerais d'abord remercier les Premières Nations de Musqueam, des Squamish et des Tsleil-Waututh de nous accueillir sur leurs territoires traditionnels.
Cette année marque le 125e anniversaire de la création du parc Stanley, qui demeure un symbole de la beauté naturelle de Vancouver et de ses environs et possède une signification unique pour de nombreuses personnes de différentes origines. Aujourd'hui, le parc Stanley revêt une importance particulière, alors que nous nous réunissons sur ce territoire traditionnel pour nous remémorer notre histoire commune, pour saluer le courage de toutes les personnes touchées par le régime des pensionnats indiens et pour poursuivre les travaux en vue d'une de réconciliation. La ville de Vancouver, elle-même emblématique de la diversité au Canada, a fait preuve d'un leadership réfléchi en créant l'Année de la réconciliation. Je sais que la Commission de vérité et réconciliation et Réconciliation Canada ont tous deux mis l'épaule à la roue pour sensibiliser la population à la tenue de la Semaine de la réconciliation et intégrer les nouveaux arrivants à la planification et à l'organisation de cet événement.
Notre gouvernement demeure résolu à apporter une résolution juste et durable aux séquelles laissées par les pensionnats indiens, et je vous remercie tous et toutes de m'avoir invité au 6e événement national de la Commission de vérité et réconciliation. C'est un honneur pour moi d'être ici aujourd'hui, d'entendre vos témoignages et d'aborder avec vous les étapes à venir. La Commission de vérité et réconciliation a ouvert la voie à une meilleure compréhension de l'histoire commune des Canadiens autochtones et non autochtones et des séquelles laissées par ces chapitres sombres de l'histoire canadienne sur des générations d'enfants autochtones. Elle nous rappelle pourquoi nous devons poursuivre nos importants travaux en vue de la réconciliation.
Comme l'a énoncé le premier ministre dans ses excuses historiques, « le gouvernement reconnaît aujourd'hui que les conséquences de la politique sur les pensionnats indiens ont été très néfastes et que cette politique a causé des dommages durables à la culture, au patrimoine et à la langue autochtones. » Il a aussi admis que de telles politiques n'avaient pas leur place au Canada et ne devaient jamais revoir le jour.
Rappelons-nous que la Commission de vérité et réconciliation a pour mandat de découvrir la vérité sur ce qui s'est passé dans les pensionnats indiens et de faire connaître cette vérité à l'ensemble des Canadiens. Par leur courage et leur détermination, les anciens élèves nous aident à découvrir la vérité sur notre passé et à nous réconcilier en faisant la lumière sur l'un des chapitres les plus déplorables de l'histoire canadienne. Cet événement se veut une occasion de rendre hommage aux anciens élèves et à leurs familles et de saluer leur courage. Par l'intermédiaire de la Commission de vérité et réconciliation, ces derniers sont parvenus à joindre le public canadien et à le sensibiliser aux séquelles du régime des pensionnats indiens. Les activités de cette semaine sont au cœur des efforts visant à aller de l'avant ensemble.
Je suis heureux que plus d'une centaine d'anciens élèves aient pu faire le voyage jusqu'ici pour assister à l'événement et livrer leur témoignage, afin que celui-ci soit entendu. Partager ces histoires nous rapproche et nous aide à reconnaître nos torts et à tirer des leçons du passé, nous permettant ainsi d'aller de l'avant et d'échapper à l'emprise que l'héritage des pensionnats indiens a sur les survivants et leurs familles.
En geste de réconciliation, le Canada a créé un album photo présentant les projets de commémoration. Je placerai l'album dans la boîte en bois cintré plus tard aujourd'hui. Vous pourrez aussi en consulter un exemplaire au stand du gouvernement fédéral.
Les séquelles laissées par le régime des pensionnats indiens ne se limitent pas aux anciens élèves. Elles touchent également leurs enfants, dont bon nombre sont devenus adultes et ont eu des enfants et des petits-enfants. J'ai constaté par moi-même, dans le cadre de mon mandat comme ministre des Affaires autochtones, que ces séquelles se font toujours sentir dans de nombreuses collectivités.
Pour se réconcilier, il faut d'abord faire connaître la vérité et le témoignage des anciens élèves et de leurs familles. Même s'il est douloureux pour vous de raconter votre histoire et même s'il s'agit d'une leçon d'humilité pour les Canadiens, il est important que la vérité soit exposée. Notre gouvernement s'est aussi engagé à créer un dossier historique permanent pour préserver cet héritage et ainsi garantir que les générations futures n'oublient jamais les leçons apprises de cette expérience.
Ces événements constituent un point de départ pour un dialogue ouvert et honnête entre les Autochtones et les Canadiens de partout au pays. Grâce à ce dialogue, nous pourrons régler les problèmes du passé afin d'aller de l'avant en tant que personnes, citoyens, voisins et amis.