Bonjour à tous, et merci de vous joindre à moi ici aujourd'hui. Avant d'aller plus loin, j'aimerais féliciter le Canadian Club qui célèbre cette année son 110e anniversaire.
Mesdames et Messieurs, comme vous le savez, les Canadiens ont exprimé à maintes reprises que leur plus grande priorité pour le gouvernement du Canada était l'économie. Nous avons écouté la population et nous avons pris des mesures ciblées pour obtenir des résultats dans tous les secteurs clés de l'économie canadienne, des résultats dont profitent tous les Canadiens.
Le fardeau fiscal au Canada a atteint son plus bas niveau en près de 55 ans. Nous avons réduit les taxes et les impôts, et ce, dans tous les secteurs où le gouvernement fédéral les perçoit. Nous avons aussi fait passer la TPS de 7 % à 6 %, puis de 6 % à 5 %. Nous avons réduit l'impôt sur le revenu, l'impôt des petites entreprises et l'impôt sur les revenus de placement. C'est pourquoi le Forum économique mondial a qualifié le Canada de pays de choix pour faire des affaires.
Nous avons augmenté le montant personnel de base, de sorte que des dizaines de milliers de citoyens à revenus fixes et de personnes âgées à faibles revenus n'ont plus à payer d'impôt. Nous avons également annoncé une série de crédits d'impôt, notamment pour la production cinématographique et télévisuelle, dans le but de stimuler la croissance de l'industrie de la création au Canada. Nous avons adopté des allègements fiscaux liés à la rentrée scolaire, un crédit d'impôt pour les activités artistiques des enfants et un crédit d'impôt pour les abonnements mensuels aux transports en commun. Nous avons aussi établi un crédit d'impôt pour la condition physique des enfants afin d'aider les parents à couvrir les coûts d'inscription de leurs enfants à des programmes sportifs communautaires. Nous avons annoncé un tout nouveau crédit pour soulager le fardeau fiscal des parents qui choisissent d'agrandir leur famille et d'ouvrir leur cœur en adoptant un enfant.
Dans l'ensemble, ces mesures d'allègement fiscal permettent aux Canadiens d'avoir plus d'argent dans leurs poches et d'investir dans l'économie. Il ne s'agit pas de sommes négligeables. La famille canadienne moyenne dispose aujourd'hui de 3 200 $ de plus par année qu'en 2006. Une récente étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a révélé que le régime fiscal canadien était maintenant le plus concurrentiel au monde.
Quels sont les résultats de cette nouvelle approche? Tout d'abord, le Fonds monétaire international et l'OCDE prévoient tous deux que la croissance économique du Canada sera parmi les plus fortes au sein des pays du G-7. KPMG a de nouveau classé le régime fiscal concurrentiel du Canada au premier rang des marchés arrivés à maturité. Les sociétés d'évaluation de la solvabilité — Moody's, Fitch et Standard and Poor's — ont reconduit la cote AAA du Canada. Depuis 2006, en dépit de la période au cours de laquelle le nombre d'emplois a chuté à cause de la récession mondiale, l'économie canadienne a généré 1 million de nouveaux emplois. Plus de 90 % de ces emplois sont à temps plein et bien rémunérés. Ces données sur l'emploi sont les meilleures parmi les pays du G-7. Le Canada est le seul pays du G-7 à avoir plus que pleinement recouvré les investissements commerciaux perdus au cours de la récession.
Les Canadiens ont toutes les raisons d'être fiers de ces réalisations. Notre gouvernement aussi. L'économiste en chef de la Banque Scotia, Warren Jestin, a dit récemment que le Canada était, en comparaison avec les autres économies, « le meilleur endroit au monde ».
Si vous vous interrogez au sujet du déficit du Canada, j'ai le plaisir de vous annoncer que nous sommes en bonne voie de retrouver l'équilibre budgétaire en 2015. Le ratio de la dette au PIB du Canada est le plus bas parmi les pays du G-7. Et cette tendance devrait se maintenir, car nous avons contrôlé les dépenses du gouvernement et l'économie canadienne poursuit sa croissance.
Vous le savez, pour être efficaces, les politiques économiques du gouvernement doivent couvrir tous les secteurs. Nous relevons ce défi. Nous avons étendu la capacité de nos ports en investissant dans les meilleures technologies et infrastructures, et cela a donné lieu à une hausse des exportations canadiennes. Nous avons aussi effectué des investissements sans précédent dans l'infrastructure au titre du Fonds Chantiers Canada. Ces efforts s'intensifieront dans le cadre du budget de l'an prochain, car nous prévoyons augmenter nos investissements dans l'infrastructure partout au pays.
Nous voulons aussi que nos produits atteignent les marchés. Or, en concluant l'accord Par-delà la frontière avec le président Obama, nous avons marqué le plus important pas vers la libéralisation des marchés depuis l'Accord de libre-échange (ALE) et l'Accord de libre-échange nord américain (ALENA). Le projet de construction d'un deuxième pont entre Windsor et Detroit va de l'avant. La hausse de nos exportations vers les États Unis suit la croissance de l'économie américaine. Nous investissons aussi dans l'industrie de la construction navale du Canada.
Grâce à l'ensemble de ces politiques — mesures fiscales, contrôle des dépenses et investissements clés dans des industries de premier plan — le Canada est vu comme un pays responsable et sûr, propice aux investissements. Selon le magazine Forbes, le Canada est l'endroit par excellence où les entreprises peuvent croître et créer de l'emploi. De plus, il y a deux semaines, le Forum économique mondial a déclaré pour la sixième année consécutive que le système financier du Canada était le plus sûr et le plus robuste au monde.
Il n'y a pas si longtemps, le président de la Chambre de commerce des États-Unis, Tom Donohue, a déclaré lors d'une entrevue à CNN que « [l]e grand miracle canadien est un exemple que nous devrions suivre aux États Unis ». Nous prenons les bonnes décisions et nous continuerons de cibler les politiques et les propositions qui créeront des emplois et stimuleront la croissance de l'économie canadienne.
Tous les ordres de gouvernement devront conjuguer leurs efforts. En tant que représentants élus, nous ne pouvons nous contenter d'expliquer comment nous dépensons l'argent des contribuables. Nous devons consacrer une partie plus importante de notre temps à la réflexion et aux échanges en vue de créer une plus grande richesse au profit des citoyens. Je crois que le pays connaîtrait rapidement un recul si nous passions notre temps au Parlement et dans nos déplacements au pays à parler de nouvelles manières de dépenser l'argent des contribuables au lieu de travailler concrètement à la création d'une plus grande richesse.
Nous voulons créer de la richesse pour les contribuables et stimuler la croissance de l'économie pour que nous puissions disposer des programmes voulus lorsque nous en aurons besoin.
Nous avons certes encore des préoccupations au sujet de l'économie. Comme l'a dit Jim Flaherty, le taux d'endettement par rapport au revenu personnel disponible est trop élevé au pays, et cela malgré les réductions successives de taxes et d'impôts et la possibilité offerte maintenant aux Canadiens d'avoir un compte d'épargne libre d'impôt. L'endettement personnel demeure trop élevé. En tant que gouvernement, nous devons maintenir des impôts bas et continuer à stimuler l'économie et à appuyer les industries clés pour protéger les intérêts de tous les Canadiens.
L'industrie de l'automobile est essentielle à la prospérité de l'économie canadienne. Cette industrie a traversé des obstacles majeurs et n'est pas encore complètement sortie du tunnel. Demain, je me rendrai à Oakville avec la ministre Lisa Raitt et la première ministre de l'Ontario Kathleen Wynne afin de faire une annonce au sujet des prochaines mesures de notre gouvernement pour appuyer l'industrie canadienne de l'automobile.
Souvenons-nous de la panique qui s'était installée en pleine récession et de la crise qu'a surmontée cette industrie. Il est incroyable de voir tout le chemin parcouru. Nous avons travaillé ensemble et nous avons raison d'être fiers de ce qui a été accompli dans le secteur de l'automobile, qui, j'en suis convaincu, continuera de croître au Canada.
Dans le secteur de l'aérospatiale, j'ai appris avec joie le succès du premier vol d'un appareil de la CSeries de Bombardier. Il s'agit d'un moment important pour le Canada. Avec ces appareils dont le prix est de 20 à 25 % inférieur à celui des avions d'Airbus et de Boeing, Bombardier établit un nouveau créneau de l'industrie de l'aérospatiale. Par ailleurs, les coûts d'entretien de la CSeries seront de 20 à 25 % moins élevés que ceux des avions comparables. Ces appareils, qui font appel à des technologies vertes, sont très prometteurs pour l'industrie canadienne de l'aérospatiale et favoriseront la création d'emplois à travers tout le pays.
Nous espérons que cette gamme de Bombardier saura conquérir le marché, et à mon sens, elle a de très bonnes chances de le faire. Dans une autre optique, il y a deux semaines, j'ai annoncé à Montréal un nouveau programme de démonstration de technologies. On trouve au Canada des gens extrêmement brillants et talentueux. Nous sommes inventifs et capables de proposer des idées de génie. Par contre, quand arrive le temps de mener à terme la commercialisation de ces produits pour que l'économie puisse pleinement en profiter, nous sommes moins performants. Nous pouvons faire beaucoup mieux.
Un tel programme était vivement souhaité par plusieurs, et nous avons agi en conséquence. Nous allons aussi tenir compte d'autres recommandations du rapport Emerson afin que l'industrie de l'aérospatiale continue d'aller de l'avant. Pas seulement dans le secteur de l'aérospatiale, mais aussi dans l'industrie de l'espace, car nous voulons mettre à profit l'immense succès du commandant Chris Hadfield lors de sa mission à la tête de la Station spatiale internationale.
Le leadership exercé par le commandant Hadfield et le leadership du général à retraite Walt Natynczyk, qui a accepté de diriger l'Agence spatiale canadienne après 38 ans de services éminents au sein des Forces armées canadiennes, constituent une véritable source d'inspiration pour la génération montante. Je connais Walt depuis nombre d'années. C'est un homme doué et ambitieux et il est entouré d'une équipe compétente. Je suis convaincu que l'Agence spatiale canadienne progressera bien sous sa gouverne.
Dans le secteur des télécommunications, notre gouvernement a adopté des politiques musclées visant à offrir plus de choix, des prix plus bas et de meilleurs services aux consommateurs canadiens. Bien avant le débat public de cet été entourant la politique sur le sans-fil, notre gouvernement avait pris des mesures afin de susciter une offre accrue sur le marché et de défendre les intérêts des consommateurs. Nous avons réduit les obstacles à l'investissement étranger. Nous avons écouté les administrations locales, les nouveaux venus sur le marché et les consommateurs. Nous avons prolongé l'application des règles rendant obligatoires le partage des pylônes d'antennes et les services en itinérance. Les règles encadrant les enchères du spectre font en sorte que les nouvelles entreprises et les fournisseurs régionaux puissent avoir accès à une portion du spectre de tout premier ordre. Nous avons aussi publié une politique sur le transfert des licences du spectre pour favoriser la concurrence. Enfin, nous avons établi des conditions dans le cadre de ces enchères pour que les services sans fil soient offerts aux Canadiens des régions rurales en temps opportun. En fait, les délais de déploiement rural qui s'appliqueront à la suite des enchères de la bande de 700 MHz seront les plus courts au monde.
La politique de notre gouvernement en matière de télécommunications n'a pas été créée du jour au lendemain. Elle est le résultat d'un dialogue qui a commencé il y a plus de cinq ans et qui se poursuit aujourd'hui. Tous les intervenants — l'industrie, les groupes de consommateurs, les autres ordres de gouvernement et le grand public — ont contribué à l'élaboration et à la mise en œuvre de cette politique. La politique est avantageuse pour les consommateurs canadiens, et elle le demeurera.
Depuis 2008, le prix moyen des services sans fil au Canada a diminué de près de 20 %, tandis que le nombre d'emplois dans notre secteur du sans-fil a augmenté de près de 25 %. Hier était la dernière journée pour présenter une demande de participation aux prochaines enchères du spectre. Les demandes sont évaluées en ce moment par le personnel de mon ministère et la liste des requérants sera publiée lundi.
Nous croyons que les Canadiens méritent plus de concurrence et de choix dans le marché. Grâce à ces mesures et à plusieurs autres initiatives, nous plaçons les consommateurs au premier plan — et ce n'est qu'un début.
Dans les mois qui viennent, nous continuerons nos efforts pour que les intérêts des consommateurs demeurent au cœur de notre politique en matière de télécommunications et de toute autre décision de notre gouvernement.
Nous avons aussi, il y a quelque temps, adopté une législation visant à lutter contre les pourriels. Nous avons adopté la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation, et nous avons mis de l'avant des règlements visant à clarifier les prix affichés par les transporteurs aériens et les prix à la pompe. À titre de ministre responsable du droit d'auteur, j'ai présenté des dispositions législatives neutres en matière de technologie, et prévu un régime d'« avis et avis » plutôt qu'un régime d'« avis et de retrait ».
À maintes reprises dans ces dossiers, nous avons tout fait pour que les intérêts des consommateurs demeurent au premier plan de nos politiques, et nous continuerons nos efforts en ce sens.
De façon globale, Mesdames et Messieurs, que voyez-vous quand vous regardez l'économie canadienne? Vous voyez des taux d'imposition au plus bas niveau depuis 55 ans, le plus faible ratio de la dette au PIB parmi les pays du G-7, des investissements clés et fructueux dans le secteur de l'automobile, une industrie de l'aérospatiale qui progresse, la construction des appareils de la CSeries, et d'autres investissements qui font progresser l'économie. Les écoles ont de plus en plus de candidats désireux d'œuvrer au sein d'une industrie qui a beaucoup d'avenir au Canada. Nous avançons en tant que pays et nous devenons plus forts. Le gouvernement continuera d'axer ses efforts sur l'économie.
Nous soulignerons le 150e anniversaire du Canada en 2017. Nous avons tant de choses à célébrer. Il y a 150 ans, personne ne pensait que notre pays survivrait. À l'époque, la nouvelle de la Confédération avait fait peu de vagues à Londres. Ce pays est un survivant. Aux premiers jours du Canada, plusieurs ont dit qu'il ne survivrait pas en raison de sa faible population et des divisions systémiques internes : Est-Ouest, Nord-Sud, protestants et catholiques, et ainsi de suite.
Regardez où nous sommes rendus. Nous sommes des chefs de file de l'économie mondiale. Notre pays est un exemple remarquable de progrès, dans le respect de nos différences. Nous travaillons ensemble afin d'édifier un pays fort et en santé. À l'approche de ce 150e anniversaire en 2017, que ce soit dans le cadre des enchères du spectre, de nos politiques fiscales ou de nos activités de développement économique, rappelons-nous que les Canadiens surmonteront les obstacles en travaillant ensemble vers des buts communs.
Je suis persuadé que nous aurons de magnifiques célébrations en 2017, et que le Canada sera un pays plus prospère, plus uni, plus diversifié et plus reconnaissant de ce qui fait sa force.
Je tiens aussi à remercier le Canadian Club. Il y a trop peu de regroupements comme le vôtre au pays qui permettent à des gens comme vous et moi, des gens qui ont parfois de grandes différences d'opinions en matière de politiques publiques, de se réunir et de discuter en toute sincérité dans un esprit d'ouverture.
Je vous remercie pour vos 110 années de service à notre pays, et je vous remercie de l'attention que vous accordez aux dossiers dont je vous ai parlé aujourd'hui. Je vous souhaite une bonne journée.
Merci.