16 septembre 2013
Vancouver (Colombie-Britannique)
Merci beaucoup.
Bonjour.
Merci, tout le monde.
Premièrement, merci à notre maîtresse de cérémonie, la ministre Wong.
Je suis ravi d’être ici, dans votre circonscription.
Aussi merci pour sa présentation généreuse au ministre Blaney, et félicitations encore pour votre nomination à ce poste.
Bienvenue également à mes autres collègues de la Colombie-Britannique qui sont parmi nous aujourd’hui : Mark Strahl, Yonah Kim-Martin, Nina Grewal, Dan Albus, Wai Young.
Merci à vous tous d’être présents.
Salutations également à nos distingués invités : Tom Stamatakis de l’Association canadienne des policiers; Jim Chu, évidemment chef du service de police de Vancouver; et Jamie Graham, chef du service de police de Victoria, et bien sûr bienvenue … Je tiens également à souhaiter la bienvenue à tous les membres exceptionnels de l’Agence des services frontaliers du Canada qui sont ici aujourd’hui.
Aujourd’hui, comme le ministre Blaney l’a mentionné, nous poursuivons nos efforts pour protéger les membres les plus précieux et les plus vulnérables de notre société : nos enfants.
Comme je l’ai déjà dit, nous ne savons pas pourquoi les prédateurs d’enfants commettent des actes si odieux, et en toute franchise, cette question ne nous intéresse pas particulièrement.
Ce que nous savons par contre, c’est qu’il existe de terribles individus, des criminels de la pire espèce, et qu’il faut se pencher sur leur cas.
En se concentrant sur la protection des victimes et des citoyens respectueux de la loi, notre gouvernement est en train de changer l’ordre établi depuis longtemps au Canada en matière de justice criminelle.
Parce que nous pensons que les droits des victimes et de leurs familles et non pas ceux des criminels doivent passer en premier.
Depuis 2006, notre gouvernement a pris un grand nombre de mesures pour mieux protéger les enfants.
Nous avons établi de nouvelles peines d’emprisonnement obligatoires dans le cas de sept infractions de nature sexuelle inscrites au Code criminel.
Nous avons rendu illégale la pratique employée par les prédateurs d’enfants que l’on nomme « préparation ».
Nous avons rendu illégal le fait d’utiliser un ordinateur ou tout autre moyen de télécommunication pour planifier une infraction contre un enfant.
Nous avons haussé l’âge de protection de 14 à 16 ans.
Nous avons mis en place une loi obligeant les fournisseurs de service Internet à signaler la pornographie juvénile.
Il s’agit dans tous les cas de mesures concrètes qui protègent les enfants et les familles au Canada.
Cependant, chers amis, nous avons encore du travail à faire.
Des lacunes en matière d’échanges de renseignements entre les organismes gouvernementaux nuisent à notre capacité de surveiller et d’attraper les prédateurs d’enfants, particulièrement ceux qui exploitent des enfants par-delà nos frontières.
Permettez-moi de vous donner un exemple.
Il y a quelques années, Howard Cotterman, un délinquant sexuel américain inscrit, est arrivé aux États-Unis après avoir passé des vacances au Mexique.
L’État dans lequel il réside, la Californie, a alerté les autorités frontalières des États-Unis des crimes qu’il avait commis.
L’État a ensuite averti les agents des services frontaliers des États-Unis que ses habitudes de voyage suggéraient qu’il puisse s’adonner à du tourisme sexuel impliquant des enfants.
Donc à la frontière, les agents ont interrogé Cotterman et fouillé son ordinateur portable ainsi que son appareil photo.
Dans son ordinateur, ils ont découvert des centaines d’images de Cotterman en train d’agresser à de multiples reprises une jeune fille de moins de dix ans.
Cotterman a donc été arrêté essentiellement grâce à un échange de renseignements.
Cependant, si Cotterman avait été Canadien, selon nos pratiques actuelles, il n’aurait peut-être pas été arrêté.
Les lacunes en matière d’échanges et de collecte de renseignements ainsi que les lacunes dans l’application de la loi font en sorte que des prédateurs d’enfants peuvent traverser nos frontières sans faire l’objet d’une surveillance.
Cela va toutefois changer.
Par conséquent, j’annonce que cet automne, nous demanderons aux députés de se pencher sur un nouveau projet de loi musclé afin de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour arrêter les prédateurs d’enfants ici et dans le monde entier.
La future Loi sur les peines plus sévères pour les prédateurs d’enfants, que j’ai annoncée antérieurement, apportera d’autres modifications au Code criminel et au registre des délinquants sexuels.
Ces modifications vont prévoir la création d’une base de données des prédateurs d’enfants à haut risque en ligne, d’envergure nationale, et accessible au public.
Ce registre national remplacera la panoplie de registres qui existent à l'heure actuelle au Canada.
La Loi sur les peines plus sévères pour les prédateurs d’enfants compliquera aussi la tâche aux prédateurs qui se rendent à l’étranger pour s’en prendre à des enfants.
Cette loi exigera en effet que les délinquants sexuels à haut risque avertissent à l’avance les services de police du Canada de leurs voyages à l’étranger.
La loi autorisera également les services de police et les organismes gouvernementaux à informer les agents des services frontaliers canadiens des plans de voyage des délinquants sexuels pour que le Canada puisse à compter de maintenant les surveiller de près.
Ainsi, lorsqu’un prédateur d’enfants prévoit se rendre sous peu à l’étranger, les autorités canadiennes doivent, au besoin, aviser les pays concernés qu’un délinquant dangereux se rendra sur leur territoire.
Mesdames et messieurs, ces mesures que je viens de décrire feront partie de la loi la plus exhaustive à avoir jamais été promulguée dans ce pays pour lutter contre les crimes de nature sexuelle commis contre des enfants.
Et ces réformes tiendront également compte de la responsabilité que nous avons de protéger les enfants partout.
Tout comme nous devons protéger les enfants canadiens, nous devrions aussi faire tout ce que nous pouvons afin de protéger les enfants innocents en dehors de nos frontières.
Donc aujourd’hui, nous envoyons aussi un message clair aux criminels qui jettent la honte sur notre nation en s’en prenant à des enfants à l’étranger.
Mesdames et messieurs …
Même si nos paroles n’ont pas le pouvoir de soulager la douleur des enfants dont la vie a été détruite par un prédateur, voici ce que nous pouvons dire : nous vous avons entendus.
Nous prenons action.
Notre objectif, et je sais que c’est également l’objectif de tout le monde ici, est le suivant : une société sans danger en tout temps et partout pour ses membres les plus précieux et les plus vulnérables : nos enfants.
Nous ferons tout en notre pouvoir pour réaliser cet objectif, car chaque victime compte, car chaque enfant compte.
Merci beaucoup.