Priorité au discours prononcé
Bonjour, aînés, chef Louie, chef Bear, mon collègue Mark Strahl, député pour Chilliwack-Fraser Canyon, membres de la collectivité, mesdames et messieurs. Je tiens à souligner que nous nous rencontrons sur le territoire traditionnel du peuple salish du littoral. C'est un honneur pour moi d'être ici aujourd'hui.
Notre gouvernement est résolu à collaborer avec les Premières Nations en ce qui a trait aux priorités communes, notamment accroître l'autonomie des Premières Nations et créer les conditions propices à leur développement économique. Le régime de gestion des terres des Premières Nations aide ces dernières à se soustraire à l'application de 34 dispositions de la Loi sur les Indiens qui portent sur les terres afin qu'elles exercent un contrôle accru sur leurs terres et leurs ressources.
J'ai eu l'honneur d'être nommé à ce portefeuille en février dernier. Depuis, j'ai rencontré des membres des collectivités, des aînés et des dirigeants des Premières Nations de partout au Canada, et j'ai entendu vos demandes de sortir du cadre de la Loi sur les Indiens. C'est pourquoi notre gouvernement prend des mesures progressives pour y parvenir.
Au cours des dernières années, nous avons réalisé des progrès marqués en ce qui a trait au régime de gestion des terres des Premières Nations. Je tiens d'ailleurs à féliciter les dirigeants des Premières Nations pour les initiatives qu'ils ont prises. Le leadership dont ils ont fait preuve accélérera la mise en œuvre des possibilités économiques qui s'offrent aujourd'hui dans leurs collectivités, possibilités qui présentent un potentiel incroyable pour les générations futures. En plus de permettre aux Premières Nations d'exercer un contrôle sur leurs terres et leurs ressources, le régime de gestion des terres des Premières Nations leur permet de mettre à profit leur sens des affaires.
Aujourd'hui, je suis heureux d'annoncer que 28 autres Premières Nations auront la possibilité de développer leurs propres codes fonciers et de gérer leurs terres de réserve et leurs ressources sans les limites qu'impose la Loi sur les Indiens.
Incluant ces 28 nouveaux participants que j'annonce aujourd'hui, 95 Premières Nations font maintenant partie du régime de gestion des terres des Premières Nations, desquelles 35 sont entièrement opérationnelles et fonctionnent en dehors des dispositions foncières de la Loi sur les Indiens.
Je suis fier que notre gouvernement continue à prendre des mesures appréciables en plus d'avoir prévu un investissement de neuf millions de dollars sur deux ans dans le Plan d'action économique de 2013 pour élargir le régime de gestion des terres des Premières Nations. Ce nouvel investissement donnera à davantage de Premières Nations l'occasion d'adopter leurs propres lois en matière de développement, de protection, d'aménagement et de possession des terres de réserve.
Le contrôle des terres des Premières Nations par les Premières Nations stimule les investissements et la création d'emplois en plus de mener à une prospérité et à une autonomie accrues pour les Premières Nations.
Notre gouvernement continue de mettre l'accent sur la création d'emplois, sur la croissance économique et sur la prospérité à long terme.
Nous continuons à prendre des mesures concrètes afin de créer les conditions qui permettront aux collectivités des Premières Nations de tirer profit des possibilités économiques et d'une autonomie accrue pour développer leur propre économie. Nous reconnaissons que les Premières Nations entretiennent des liens directs avec leurs terres. C'est justement parce qu'il leur redonne leur contrôle sur leurs terres et leurs ressources que le régime de gestion des terres des Premières Nations a autant de valeur à leurs yeux.
De nombreuses Premières Nations de partout au pays ont obtenu un franc succès dans le cadre du régime de gestion des terres des Premières Nations, et j'aimerais vous présenter deux collectivités comme exemples.
Misant sur sa situation géographique exceptionnelle, la Première Nation de Tzeachten, à Chilliwack, en Colombie-Britannique, a créé un empire immobilier digne de ce nom. La place Vedder Crossing, conçue par la Première Nation en 1996, abrite maintenant d'importantes chaînes de commerce au détail, comme Save-on-Foods, Tim Horton's, la Banque Royale, Panago Pizza, Booster Juice, et d'autres commerces locaux. De plus, les travaux de modernisation de l'infrastructure en cours suscitent encore plus d'intérêt de la part du monde des affaires.
Également en Colombie-Britannique, la Première Nation des T'Sou-ke, sur l'île de Vancouver, est devenue la première collectivité productrice d'énergie solaire dans toute la province. Grâce au régime de gestion des terres des Premières Nations, la Première Nation a eu la possibilité de développer ce qui est maintenant une florissante entreprise commerciale.
J'attends avec impatience un avenir où d'autres collectivités des Premières Nations exerceront un contrôle accru sur la gestion de leurs terres, ce qui générera de nouvelles possibilités économiques. Au bout du compte, on bâtira des collectivités des Premières Nations plus saines, plus autonomes et prospères. Merci.