25 septembre 2013
New York (New York)
Merci, Nora.
Merci beaucoup de cette aimable présentation.
Et je veux aussi saluer les autres participants à la discussion ainsi que le Secrétaire général adjoint, qui est réellement, en plus de ses nombreuses autres fonctions, un grand champion de ce dont nous discutions ici aujourd’hui.
Naturellement, le Président Kikwete Jakaya, malgré sa modeste description des progrès qu’il réalise, dirige un gouvernement qui apporte réellement des changements positifs, non seulement relativement à cet aspect précis du développement international, mais également dans le cadre des relations internationales en général; il est un partenaire important pour nous comme pour la communauté internationale.
Melinda Gates, qui dirige la Fondation Gates, qui est également un partenaire exceptionnel du Canada, non seulement dans le secteur dont nous parlons aujourd’hui, mais dans de nombreux autres secteurs de l’aide internationale.
Très heureux que Melinda soit ici.
Et Margaret Chan de l’Organisation mondiale de la santé.
Margaret est réellement une force motrice des activités de l’OMS à ce sujet et, de plus, je vous assure qu’elle n’est jamais en retard, aujourd’hui étant … C’est juste que nous sommes arrivés ici tôt, je crois.
Margaret est incroyablement remplie d’énergie.
De plus, je veux saluer mes collègues du Canada qui se joignent à moi aujourd’hui.
Le ministre Paradis du Développement international.
Ainsi que la ministre Yelich, ministre d'État (Affaires étrangères et consulaires).
Ils sont ici aujourd’hui, comme certains autres de mes collègues, dans le cadre des efforts que nous déployons cette semaine à New York pour souligner les divers aspects de notre travail au sein de la communauté internationale, mais plus particulièrement, je suis ici pour parler de ce qui est réellement une priorité essentielle et, sous plusieurs aspects, une priorité phare du Canada quant à son engagement international, et c’est tout le secteur de la santé des mères et des enfants – et j’essaierai d’être bref.
Comme tout le monde dans cette pièce le sait, les Objectifs du Millénaire pour le développement ont permis de mettre en lumière l’une des grandes tragédies de ce monde, et il s’agit du taux de mortalité des mères et de leurs jeunes enfants dans les pays en développement.
Mais, comme vous le savez tous, il existe une tragédie encore plus grande, et cette tragédie est que la mort de ces femmes et de ces enfants, qui survient le plus souvent à la suite de maladies, de malnutrition ou de soins inadéquats, ces situations sont souvent totalement évitables.
C’est pourquoi, comme Nora l’a indiqué, les dirigeants du G-8, lors du Sommet de Muskoka en 2010, ont décidé de promouvoir l’amélioration de la santé des mères, des nouveau nés et des enfants dans les pays en développement et, bien sûr, c’est peu de temps après cela que, grâce au leadership du Secrétaire général, que l’Initiative de Muskoka s’est vite vu renforcée par la Stratégie mondiale des Nations Unies.
Plus de sept milliards de dollars ont été consacrés à l’Initiative de Muskoka par des gouvernements et des organismes philanthropiques, comme celui de Melinda Gates, représentés ici aujourd'hui.
Les sept milliards de dollars promis à Muskoka ont maintenant été portés à 20 milliards de dollars grâce à d’autres engagements de la part des plus de 200 partenaires qui participent à la Stratégie mondiale du Secrétaire général pour la santé des femmes et des enfants.
Aujourd'hui je suis très fier d’annoncer qu’une partie significative des fonds que nous avons engagés à Muskoka appuiera neuf projets importants partout dans le monde.
Ces initiatives vont améliorer la santé des mères et des enfants et renforceront des efforts de vaccination dans les pays en voie de développement.
Maintenant, mesdames et messieurs, je crois que la chose la plus importante à souligner au sujet de ce qui s’est produit à Muskoka va au delà des sommes d’argent promises.
Mais ces sommes d’argent ont été promises relativement à un cadre, un cadre fondé sur la ferme condition que les résultats obtenus grâce à ces engagements étaient ce qui comptait vraiment.
De ce fait, à Muskoka, les dirigeants du G-8 ont également accepté de mettre au point de nouvelles normes inédites en ce qui a trait à la de reddition de comptes pour les engagements que nous prenions.
Depuis lors, j’ai eu l’honneur de travailler avec le Président Kikwete au sein de la Commission d’information et de redevabilité pour la santé de la femme et de l’enfant.
Nous avons déposé notre rapport final, intitulé « Tenir les promesses, Mesurer les résultats » en 2011, lors de ma dernière participation à ce forum.
Comme nous l’avons tous constaté lors du Sommet du G-8 à Lough Erne cette année, le processus entourant les rapports de reddition de comptes du G-8 se poursuit.
Ce rapport a montré, ce rapport de cette année, a montré la mesure dans laquelle les membres du G-8, y compris le Canada, sont en voie de respecter leurs engagements financiers en vertu de l’Initiative de Muskoka.
Le Canada, qui a déjà distribué les deux tiers du montant qu’il s’est engagé à verser, aura respecté son engagement de Muskoka d’ici 2015.
En raison de cette attention sans précédent de la part du G-8 et de la communauté internationale, d’importants progrès sont accomplis en ce qui a trait à la santé des femmes et des enfants.
Néanmoins, comme il a été mentionné, malgré cette attention sans précédent axée sur la santé des nouveau nés, des mères et des enfants, il demeure improbable de voir les Objectifs du Millénaire pour le développement dans ce domaine être entièrement atteints.
Maintenant, évidemment, étant donné cette réalité, il y a beaucoup de choses que toutes les personnes qui se trouvent ici et que de nombreuses personnes qui ne sont pas parmi nous aujourd’hui doivent faire.
Deux choses, cependant, sont déterminantes.
D’abord, il est impératif que, durant les deux années qui restent, nous refusions de nous résigner à ne pas atteindre les objectifs.
Nous devons garder le cap et continuer de travailler avec ardeur pour atteindre les objectifs.
Nous devons garder à l’esprit le fait que, pour les mères et les enfants du monde, le but de notre travail ici est... l’atteinte de ces objectifs est littéralement vitale.
Les conséquences d’un échec ne se calculent pas en dollars.
Elles se calculent en milliers de vies.
Alors il ne peut y avoir aucune excuse pour la complaisance.
La deuxième chose est qu’au moment où les Nations Unies et la communauté internationale déterminent de nouveaux objectifs pour le développement par delà l’année 2015, nous ne perdions pas de vue les objectifs liés aux femmes et aux enfants que nous nous sommes fixés pendant et après Muskoka.
En particulier, les travaux que le Président Kikwete et moi avons dirigés au sein de la commission ont également mis au jour d’importantes lacunes dans les systèmes d’information mondiaux et nationaux.
Par conséquent, de la même façon que la reddition de comptes en ce qui a trait à nos engagements doit demeurer un principe essentiel à l’avenir, il est également essentiel que nous mettions en place les systèmes qui assureront la reddition de compte en ce qui a trait aux résultats obtenus.
Et il est tout particulièrement essentiel de consacrer les ressources suffisantes aux statistiques vitales qui permettront de mesurer ces résultats adéquatement.
En toute franchise, si nous voulons savoir à quel point nous changeons les choses, il faut impérativement que nous disposions de ces données, que chaque naissance soit enregistrée, que chaque décès soit enregistré.
L’an prochain, dans le cadre des initiatives que j’annonce aujourd’hui, le Canada sera l’hôte d’une réunion de partenaires clés relativement à cet enjeu crucial que constitue l’enregistrement civil.
Maintenant, permettez moi seulement conclure avec cette pensée.
Nous devrions à tout prix garder bien en vue les problèmes auxquels nous faisons face, mais nous devons aussi être rassurés et encouragés par nos réussites.
Il faut conjuguer ces deux éléments.
D’abord, nous devrions évidemment demeurer résolument concentrés sur les problèmes qui nous attendent, sur les lacunes auxquelles nous continuons de faire face, mais nous devrions également nous réjouir de nos succès et, comme le Président Kikwete l’a souligné, le taux de mortalité chez les mères est à la baisse, les taux de mortalité sont en baisse dans le monde entier.
Il y a des millions d’enfants de plus qui célèbrent leur cinquième anniversaire.
Et par conséquent, comme vous le savez, qui sont beaucoup plus susceptibles d’atteindre l’âge adulte.
Et nous pouvons être certains de ceci.
Parmi tous ces milliers d’enfants qui naissent et qui, à une autre époque… à une autre époque seraient morts, certains survivront et, en plus de survivre, assumeront avec joie des responsabilités auprès de leurs concitoyens et concitoyennes à titre d’enseignants, d’hommes – et de femmes – d’affaires, et également, en bout de compte, de dirigeants.
Par conséquent, c’est un très bon travail que nous cherchons à accomplir et, malgré les lacunes, nous ne devons pas nous lasser de l’accomplir.
Avant 2015, tout en cherchant atteindre nos nobles et urgents Objectifs du millénaire, déployons alors un effort final, vigoureux et décisif.
Merci.