Le 29 octobre 2013
Le jour de l’Armistice ou le jour du Souvenir, comme on l’appelle aujourd’hui, est un moment reconnu partout dans le monde où l’on met les querelles de côté pour se souvenir de ceux et de celles qui ont donné leur vie au service du Canada.
Il n’existe aucune question qui ne soit plus importante, aucune cause qui ne soit plus noble que l’acte posé au nom du devoir de mémoire. Personne, ni politicien, y compris moi-même, ni intervenant n’a le monopole du jour du Souvenir. Personne ne peut se permettre de faire briller les feux des projecteurs sur soi le jour du Souvenir, car cela amoindrirait l’acte de mémoire posé à l’égard de ceux et de celles qui sont morts au champ d’honneur.
Lorsque je dépose une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada le 11 novembre, je ne le fais pas en mon nom. Je le fais au nom de tous les vétérans du Canada, à titre de représentant du gouvernement du Canada et du ministère des Anciens Combattants. Ce sont eux que je représente ce jour-là.
Il incombe à chacun de nous de se souvenir des hommes et des femmes morts au combat. Comment l’on s’y prend est l’affaire de chacun. Ce peut être la personne qui s’arrête sur le trottoir alors que les autres poursuivent leur chemin. Ou le membre des Forces armées canadiennes qui rappelle à ses compagnons d’armes d’observer une minute de silence tandis qu’ils sont directement exposés au danger en Afghanistan. Ce peut être ce député ou un défenseur des droits des vétérans, qui cessent leurs activités pour se tenir côte-à-côte avec d’autres, à la mémoire des disparus. Une action posée en guise de commémoration en attirera d’autres, car la personne qui s’est arrêtée sur le trottoir sera certainement suivie par une autre. Notre but collectif en ce jour du Souvenir est d’inciter les autres à ne pas oublier et le meilleur moyen de réaliser ce noble objectif est de prêcher par l’exemple.
Le jour du Souvenir ne vise qu’une chose. Et j’ai bien l’intention de me tenir aux côtés de quiconque est du même avis. J’espère que vous vous joindrez à moi.
N’oublions jamais
L’honorable Julian Fantino
Ministre des Anciens Combattants
-30-