Je vous remercie. C’est un honneur pour moi de participer de nouveau au Salon des gouvernements innovateurs du Canada à titre de conférencier principal.
Cette activité, créée dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé, témoigne de ce que nous pouvons réaliser grâce à la collaboration.
Quand je pense à la dernière année, il m’apparaît évident que la plupart des progrès que nous avons réalisés au gouvernement sont le fruit d’une étroite collaboration avec les chefs de file de l’industrie.
Notre travail est facilité par les meilleurs outils, solutions et technologies que vous, nos chefs de file de l’industrie, mettez à notre disposition. C’est la relation fondamentale que nous devons continuer à entretenir pour améliorer l’efficience du gouvernement et mieux servir les Canadiens.
Et cela se reflète dans le thème de cette année de GTEC – Un gouvernement agile : ouvert, collaboratif, mobile.
Comme vous le savez, notre gouvernement a établi un programme ambitieux pour normaliser, regrouper et transformer ses façons de faire et améliorer les services.
Notre gouvernement a été parfaitement clair; nous devons moderniser la façon dont nous menons nos activités. Il ne s’agit pas d’améliorer progressivement nos systèmes désuets, mais de prendre une longueur d’avance en nous plaçant à l’avant-garde des nouvelles technologies, tout en fournissant de meilleurs services.
Je pense que notre collectivité de la TI, dont fait partie la plupart d’entre vous présents aujourd’hui, est au premier rang de ce changement. Cette collectivité joue un rôle déterminant dans le succès global de la modernisation du gouvernement en raison des liens entre les solutions de TI offertes actuellement sur le marché et le besoin du gouvernement de solutions opérationnelles novatrices.
Nous avons tous été témoins des changements qui se sont produits dans les organisations du secteur privé dont la taille et la complexité ressemblent de très près à celles du gouvernement.
Pour moi, il n’y a aucune raison pour laquelle le gouvernement ne peut faire de même.
Mais, avant que nous puissions tirer parti de ce potentiel, nous devons reconnaître que les organisations au sein du gouvernement doivent être davantage ouvertes sur l’extérieur, c’est-à-dire travailler avec l’industrie pour adopter une orientation d’entreprise.
Nous devons mettre à profit notre effectif collectif pour économiser argent, temps et ressources, ce qui nous permettra en définitive de fournir de meilleurs services aux Canadiens.
C’est l’énoncé de mission de notre gouvernement et c’est pour cette raison que je suis heureux chaque année de pouvoir m’adresser à la collectivité du Salon des gouvernements innovateurs du Canada.
...
Depuis mon dernier discours, ce gouvernement a fait d’importants progrès à l’égard de quelques initiatives qui, à mon avis, sont importantes dans le cadre de nos efforts constants en vue de nous adapter et de mieux servir les Canadiens.
Beaucoup d’efforts sont déployés pour moderniser nos systèmes administratifs, qui comprennent des centaines d’applications en double prenant en charge des fonctions administratives comme les ressources humaines, les finances et le contenu Web.
L’année dernière, j’étais debout ici et je vous ai parlé de notre plan visant à simplifier, à normaliser et à regrouper ces applications à l’échelle du gouvernement.
Je n’ai pas besoin de répéter à ceux qui travaillent dans le secteur privé que l’occasion est vraiment belle.
Aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir dire que, en collaboration avec l’industrie, nous nous rapprochons de nos objectifs fixés.
Nous avons tenu des journées de l’industrie afin de recueillir les commentaires des entreprises sur notre modèle de prestation de services proposé, ainsi que des séances individuelles qui ont permis à l’industrie de nous donner de la rétroaction et de présenter de nouvelles données.
Ce processus axé sur la collaboration entre les secteurs public et privé nous aide à définir notre état final pour le regroupement des systèmes de gestion des ressources humaines et des finances. Et soyez assurés que nous n’avons pas fini de tenir des consultations.
Cet exemple permet de montrer l’engagement de notre gouvernement d’étudier de nouvelles façons de faire en partenariat avec les dirigeants des entreprises les plus novatrices du pays.
Ces échanges contribuent à renforcer les partenariats, à simplifier l’approvisionnement et, en définitive, à améliorer la façon dont le gouvernement mène ses activités.
Comme vous le dira demain ma collègue Diane Finley, la ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, nous travaillons avec diligence pour obtenir des résultats dans ce domaine.
La mise en œuvre d’un système de courriel unique pour le gouvernement du Canada par Services partagés Canada illustre bien l’excellent travail accompli par la ministre des Travaux publics.
Nous prévoyons réaliser des économies de plus de 50 millions de dollars par an grâce à une solution regroupée impartie des services d’envoi de courriels à l’ensemble du gouvernement du Canada.
En travaillant avec l’industrie dans le cadre d’un processus d’approvisionnement axé sur la collaboration, nous pourrons réduire de beaucoup les coûts et les dépenses gouvernementales inutiles.
Nous pourrons alors tirer profit de solutions de pointe, permettant ainsi au gouvernement d’être plus efficace, plus souple et plus novateur.
L’Initiative de transformation des services de courriels traduit bien aussi l’obligation qu’a le gouvernement de commencer à penser comme une entreprise.
Nous sommes souvent les victimes des solutions qui « sèment la division » au sein du gouvernement. Chaque ministère doit donc payer un prix plus élevé pour des solutions communes qui devraient servir le gouvernement dans son ensemble.
Mon intention est de faire en sorte que le gouvernement agisse davantage comme l’entreprise qu’il est réellement. Cerner les enjeux communs, établir une feuille de route et travailler avec le secteur privé pour mettre en œuvre de nouvelles solutions.
Le gouvernement, comme toute autre organisation, ne devrait pas se considérer comme une institution « spéciale » ou « différente ». Nous sommes à une époque où l’on s’attend à une normalisation stricte et le gouvernement doit collaborer avec l’industrie pour diriger ce changement.
Les occasions se présentent. Nous devons travailler ensemble pour en tirer les avantages.
...
Compte tenu des leçons retenues au cours de la dernière année, nous devons continuer à favoriser la transformation dans l’ensemble du gouvernement, ce qui change considérablement la façon dont les fonctionnaires gèrent l’information.
Toutes les dépenses futures liées à la TI du gouvernement doivent être évaluées en fonction des avantages concrets qu’elles procureront aux Canadiens. C’est la nouvelle attente à l’égard des gouvernements, et les Canadiens mesureront le succès uniquement en faisant eux-mêmes l’expérience d’une meilleure prestation de services.
D’autres gouvernements au Canada et dans le monde ont déjà amorcé cette transition. Et je suis convaincu que nous pouvons réaliser les mêmes gains d’efficience qu’eux.
Je peux personnellement parler de quelques initiatives, dirigées par mon ministère et Mme Corinne Charette. Parmi les plus connues, citons la plateforme de données ouvertes.
Dans le domaine des données ouvertes, nos efforts ont amené le Canada à exercer un rôle de premier plan sur la scène internationale.
Cet été, notre gouvernement a fait belle figure au Sommet du G8 en adoptant la charte des données ouvertes, qui a été signée par tous les pays membres du G8. Ce fut une étape importante dans le mouvement mondial en faveur des données ouvertes.
En juin, nous avons lancé notre très attendu portail de données ouvertes de prochaine génération, donnees.gc.ca. Voilà un autre exemple d’une solution concertée, pangouvernementale.
Une plateforme, un portail alimenté par les données provenant des ministères et organismes de l’ensemble du gouvernement.
La nouvelle plateforme donne un accès sans précédent aux données du gouvernement fédéral et le droit de les réutiliser.
Le portail donnees.gc.ca donne aux Canadiens l’avantage concret que j’ai mentionné plus tôt. Le portail regroupe l’information qui était auparavant dispersée dans toute l’empreinte du gouvernement sur Internet, et ce, sur une plateforme conviviale pour les citoyens.
Nos citoyens méritent de meilleurs services, et je veux pouvoir faire la distinction entre de nouvelles solutions et une meilleure prestation de services dans le cas de chaque nouvelle initiative de TI que le gouvernement met en place.
Maintenant, avec le portail donnees.gc.ca, nous commençons seulement à examiner les possibilités offertes par cette nouvelle ressource pour encourager l’innovation, accroître la productivité et, au bout du compte, améliorer la vie de nos citoyens.
J’invite donc fortement toutes les personnes présentes dans cette pièce, qui sont en quête d’un nouveau projet, à consulter le portail donnees.gc.ca et à commencer à rechercher des idées pour une nouvelle application qui fournira un service utile aux Canadiens.
Grâce aux données ouvertes, il est possible d’étudier des services nouveaux ou améliorés au niveau local. Les citoyens peuvent saisir une occasion et travailler avec le gouvernement pour trouver une solution. Cela change vraiment la façon dont les citoyens communiquent avec leurs gouvernements dans le monde entier.
Ceux d’entre vous qui seront ici demain noteront qu’il y aura des rencontres éclairs sur les données ouvertes; ces rencontres offriront des occasions idéales de jumelage aux développeurs de données ouvertes. Je peux vous promettre qu’elles valent la peine d’y assister.
C’est évidemment un moment captivant pour les membres de la collectivité de la TI, dans l’industrie et au gouvernement.
Nous traversons une période de grande transition et de possibilités et je tiens à préciser qu’une des priorités de notre gouvernement est de transformer son environnement de la TI, compte tenu du fait que le statu quo n’est plus viable ni acceptable.
Aujourd’hui plus que jamais, la fonction publique doit faire preuve d’innovation et sortir des sentiers battus afin de remettre en question les façons admises et prévues de faire les choses.
Nous devons faire preuve d’audace. Abandonner une idée parce que celle-ci ne correspond pas à la « manière dont le gouvernement est censé procéder » n’est pas une excuse valable.
Notre objectif principal est d’assurer l’optimisation des fonds publics et une meilleure prestation de services aux Canadiens qui s’attendent à une fonction publique digne du XXIe siècle.
Le moment est venu de reconnaître que nous avons le vent dans les voiles, et les ministères et l’industrie ont le soutien nécessaire pour changer véritablement le cours des choses.
L’avenir s’annonce prometteur, et je me réjouis à l’idée de continuer à travailler avec vous tous pour préparer cet avenir.
Je vous remercie.