Toronto, Ontario
Le 3 octobre 2013
L'allocution définitive fait foi
Bonjour,
Notre gouvernement prend au sérieux les torts causés par les drogues dangereuses qui engendrent une dépendance. Ces drogues peuvent déchirer des familles, mener à la criminalité et détruire des vies.
C'est la raison pour laquelle notre gouvernement se préoccupe avant tout d'empêcher nos enfants et nos jeunes de commencer à consommer des drogues et de dissuader fermement les consommateurs actuels de drogues nocives et toxicomanogènes.
Santé Canada met en œuvre un « Programme d'accès spécial », qui est conçu de manière à permettre à des Canadiens atteints de maladies rares ou terminales d'avoir accès à des médicaments dont l'utilisation ne serait pas, autrement, autorisée au Canada.
Par exemple, un médecin qui traite un enfant atteint d'une forme rare de cancer peut demander à Santé Canada d'avoir accès à des médicaments qui pourraient sauver la vie de l'enfant, mais qui ne sont pas approuvés au Canada à des fins thérapeutiques.
Voilà exactement ce que le Programme d'accès spécial est censé accomplir.
Dernièrement, Santé Canada a choisi d'approuver une demande, présentée dans le cadre du Programme d'accès spécial, qui visait à prescrire de l'héroïne à des héroïnomanes.
L'héroïne n'avait pas pour but de traiter un problème de santé sous-jacent. Elle permettait simplement aux patients de continuer à alimenter leur dépendance, même s'il existe d'autres façons sécuritaires de traiter l'héroïnomanie, comme l'utilisation de la méthadone.
Je suis ici aujourd'hui pour vous annoncer que notre gouvernement a pris des mesures pour combler immédiatement cette lacune du Programme d'accès spécial et protéger l'intégrité du programme.
Les nouveaux règlements entrent en vigueur immédiatement et empêchent les médecins de prescrire des drogues dangereuses, comme l'héroïne, la cocaïne, l'ecstasy et le LSD, et d'abuser du Programme d'accès spécial.
Nous savons que la prescription d'héroïne n'est pas la solution à l'héroïnomanie.
Notre but est d'empêcher les toxicomanes de se procurer de l'héroïne, et non de leur en fournir.
Nous maintenons notre engagement à l'égard de la Stratégie nationale antidrogue, qui vise à réduire et à prévenir l'utilisation de drogues illicites à l'échelle nationale. La prévention, le traitement et l'application de la loi sont les trois piliers sur lesquels repose la stratégie.
Pour empêcher nos jeunes de commencer à consommer des drogues, nous devons leur parler et nous assurer qu'ils comprennent les dangers que présentent les drogues et qu'ils prennent de bonnes décisions.
Hier, je suis allée visiter l'école publique Glashan à Ottawa. En compagnie de Michel Perron, le premier dirigeant du Centre canadien de lutte contre les toxicomanies et l'athlète olympique, Michael Tayler, j'ai rencontré là-bas un groupe d'élèves.
Ensemble, nous avons parlé aux jeunes des dangers de la drogue. Ensuite, nous les avons écoutés décrire les pressions qu'ils subissaient et les meilleures mesures que nous pouvons tous prendre pour nous assurer qu'ils disposent des ressources dont ils ont besoin.
Je suis déterminée à écouter les jeunes, les parents, les enseignants, le personnel d'application de la loi, les professionnels de la santé, les gens qui ont surmonté une dépendance et tous les membres des collectivités, afin d'apprendre ce que nous pouvons faire de plus pour empêcher nos enfants et nos jeunes de consommer des drogues et pour aider les gens à suivre des traitements efficaces et à se rétablir.
Notre gouvernement continuera d'investir dans le traitement des toxicomanies et dans des programmes de prévention qui réussissent à dissuader nos enfants et nos jeunes de consommer des drogues.
Nous souhaitons soutenir ceux qui ont besoin de traitements et de programmes de rétablissement.
Nous voulons renseigner nos enfants et nos jeunes sur les graves dangers que leur font courir les drogues.
Nous désirons aider les gens aux prises avec des problèmes de toxicomanie, et non leur fournir un moyen de maintenir une dépendance qui met leur vie en danger.
Le traitement de la toxicomanie et les programmes de rétablissement devraient se soucier de mettre un terme à la consommation de drogues. Nous n'appuyons pas les programmes qui, en fin de compte, ne visent pas une vie sans drogue.
Aujourd'hui, je suis accompagnée de membres de la collectivité qui consacrent leur vie à aider des gens aux prises avec des problèmes de dépendance. Je vous félicite tous du travail que vous accomplissez.
Vous allez maintenant entendre Marshall Smith, le gestionnaire des Relations communautaires au centre de traitement de la toxicomanie Cedars at Cobble Hill de l'île de Vancouver.
La lutte que Marshall a menée pour surmonter sa toxicomanie est une histoire très poignante qui permet aux jeunes de comprendre les dangers associés aux drogues et qui peut être utile à toute personne qui a du mal à vaincre sa dépendance.
La toxicomanie est lourde de conséquences. L'histoire de Marshall et la mort récente de l'acteur canadien, Cory Monteith, nous démontrent que nous devons mettre l'accent sur la prévention, le traitement et le rétablissement.
Nous ne pouvons désespérer de l'avenir de milliers de Canadiens qui sont aux prises avec des problèmes de toxicomanie.
Notre gouvernement continuera de protéger les familles canadiennes et les collectivités contre les effets néfastes des drogues dangereuses.
Merci.