(Chapitre 4 — Les aires protégées pour les espèces sauvages — Rapport de l’automne 2013 du commissaire à l’environnement et au développement durable)
Ottawa, 5 novembre 2013 — Les aires protégées qui relèvent d’Environnement Canada ne remplissent pas la fonction pour laquelle elles ont été créées, soit de préserver un habitat sain pour les espèces sauvages, y compris les oiseaux migrateurs et les espèces en péril, déclare Neil Maxwell, commissaire à l’environnement et au développement durable par intérim, dans son rapport de l’automne 2013 déposé au Parlement aujourd’hui. La création d’aires protégées est l’un des moyens que privilégie le Canada pour protéger la biodiversité.
« La perte d’habitat est reconnue comme étant la plus grave des menaces qui pèsent sur la faune et la flore du Canada », a affirmé M. Maxwell. « Les aires protégées d’Environnement Canada égalent en surface environ le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse réunis, et le Ministère reconnaît que l’état de plus de la moitié de ces aires est préoccupant. »
Selon une analyse faite par Environnement Canada, l’état de plus de 70 % des réserves nationales de faune et de plus de la moitié des refuges d’oiseaux migrateurs est moins qu’adéquat. Faute de mesures pour rectifier la situation, l’état de ces aires pourrait demeurer inadéquat et empirer.
Selon l’audit, Environnement Canada a fait peu de progrès pour corriger les faiblesses dans ses activités de surveillance signalées lors d’audits passés. De fait, la surveillance des sites est sporadique. Dès lors, le Ministère ne peut vérifier si l’intégrité écologique des aires protégées change, ni repérer les menaces nouvelles ou éventuelles pesant sur les espèces locales pour y réagir comme il se doit et en temps opportun. Qui plus est, Environnement Canada continue de s’appuyer sur des plans désuets pour gérer bon nombre des aires protégées. Il a en effet estimé qu’il n’y a pas de plan de gestion adéquat pour 90 % des réserves nationales de faune.
« Considérant le mauvais état de nombreuses aires protégées et les pressions qu’elles subissent, Environnement Canada doit élaborer des plans de gestion pertinents pour que les aires protégées puissent remplir leur fonction de refuge pour les espèces sauvages », a ajouté M. Maxwell.
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