25 novembre 2013
À chaque année, le 25 novembre, la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est reconnue mondialement. Cette année, je suis heureuse de montrer un appui à ma collègue, Dre Kellie Leitch, ministre du Travail et ministre responsable de la Condition féminine, qui a aujourd'hui donné le coup d'envoi aux 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes. L'objectif de cette initiative est d'attirer nos regards sur la nécessité d'agir pour mettre un terme à cette violence non seulement durant ces 16 jours, mais aussi durant l'année entière.
Au Canada, il est estimé que les femmes risquent d'être victimes de crimes sexuels 11 fois plus que les hommes. Les femmes victimes de violences conjugales sont deux fois plus susceptibles d'être physiquement blessées que les hommes victimes de telles violences, trois fois plus susceptibles d'être soumises à des perturbations dans leurs habitudes quotidiennes, et presque sept fois plus susceptibles de craindre pour leur vie. De surcroît, les femmes autochtones subissent des violences conjugales à un taux presque trois fois plus élevé que les femmes non-autochtones.
Les effets dévastateurs de la violence sont répandus. En tant que ministre de la Santé, j'estime que la violence à l'égard des femmes constitue un enjeu important de la santé publique. Les conséquences à long terme de l'exposition à la violence incluent des risques de maladie mentale, d'automutilation, de toxicomanie, et de maladies chroniques.
Le portefeuille de la Santé se concentre sur les moyens de répondre aux facteurs de risques de la violence à l'égard des femmes et de prévenir celle-ci. Notre gouvernement soutient une vaste gamme de programmes visant à établir des relations humaines plus saines, à prévenir les violences familiales, et à améliorer la résilience et l'estime de soi. L'Agence de la santé publique du Canada est également un chef de file de l'Initiative de lutte contre la violence familiale, qui rassemble au sein d'un partenariat 15 ministères qui collaborent sur les enjeux actuels entourant la violence. Nous investissons dans les activités et services de santé pour les communautés de Premières nations et d'Inuit qui aident à confronter les origines de la violence familiale, incluant la toxicomanie, le traumatisme intergénérationnel, la perte de culture traditionnelle, et la maladie mentale. Par ailleurs, les Instituts de recherche en santé du Canada appuient six équipes de recherche afin d'améliorer la maîtrise des thèmes ayant trait aux questions de genre et à la violence.
En ce jour important, j'encourage tous les Canadiens à en apprendre davantage sur l'impact de la violence et à songer au rôle qu'ils peuvent jouer dans la réduction de la violence à l'égard des femmes non seulement au Canada, mais aussi partout dans le monde.
Sincèrement,
L'honorable Rona Ambrose
Ministre de la Santé