Le 11 décembre 2013
Londres (Angleterre)
Bonjour,
Je m'appelle Rona Ambrose et je suis ministre de la Santé du Canada.
Je tiens tout d'abord à remercier M. le secrétaire Hunt d'avoir présidé ce sommet du G8 sur la démence.
Cette rencontre représente un autre niveau de collaboration internationale à l'égard des problèmes sanitaires et économiques liés à la démence. Grâce à la collaboration et à la transmission des connaissances, nous pouvons agir plus rapidement pour changer le cours des choses dans le monde entier.
En tant que ministre de la Santé, je suis heureuse d'être une des signataires de la déclaration que M. Hunt vient tout juste de mentionner. Pour le Canada, la démence constitue une grande priorité en matière de santé publique. Nous savons toutefois que le secteur de la santé ou les gouvernements ne peuvent, tout seuls, venir à bout d'un grand nombre des problèmes rencontrés. Pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de démence ainsi que les soins et les traitements offerts, il faut que l'industrie, le milieu universitaire et d'autres organismes conjuguent leurs efforts pour soutenir la recherche, l'innovation et la mise au point de nouvelles approches.
Cela dit, le gouvernement du Canada a investi dans la recherche sur des troubles neurologiques comme la démence et des maladies connexes afin de mieux en comprendre les causes, la façon d'en ralentir la progression et la manière d'aider les personnes qui en sont atteintes et celles qui prennent soin d'elles.
À l'aide des données issues de la surveillance, nous mesurons l'incidence de troubles comme la démence sur la population canadienne et le système de soins de santé afin de déterminer les besoins. De plus, nous transmettons nos connaissances au Canada et dans le monde entier pour faciliter l'atteinte de nos buts communs.
Toujours dans l'optique de la collaboration et du partage du savoir, le Canada coprésidera un atelier avec la France en 2014 afin de discuter de la façon dont nous pouvons profiter des découvertes issues de la recherche sur la démence. Cet atelier assurera la mise en place de réseaux permettant de transformer les découvertes importantes en solutions concrètes pour aider les personnes atteintes de démence et celles qui s'en occupent.
Vous vous demandez peut-être pourquoi nous misons sur des réseaux pour transformer la recherche en solutions — il en existe sûrement déjà? La raison est simple : le milieu de la recherche évolue, et nous devons donc modifier également nos façons de faire.
Par le passé, le milieu universitaire et l'industrie pharmaceutique travaillaient ensemble pour transformer les découvertes en solutions. Or, malgré d'importants investissements et efforts, personne n'a encore réussi à éclaircir le mystère des maladies neurodégénératives qui sont à l'origine de la démence.
Les sociétés pharmaceutiques modifient maintenant leur approche : plutôt que de faire de la recherche à l'interne sur un nombre limité de possibilités, elles privilégient un modèle externe qui reconnaît la complexité et le caractère multidimensionnel du problème de la démence. En même temps, les industries des dispositifs médicaux et des technologies de l'information se révèlent de nouveaux partenaires à la recherche de solutions contre la démence.
Les changements qui s'opèrent dans le milieu de la recherche ont fait naître de nouvelles occasions de transformer les partenariats de recherche axés sur la collaboration entre l'industrie et le milieu universitaire. Voilà pourquoi je suis ravie que le Canada organise cet atelier avec la collaboration de la France, partenaire de longue date dans la recherche sur la démence et leader de la programmation conjointe des activités de recherche de l'Union européenne pour lutter contre les maladies neurodégénératives. C'est le moment tout indiqué pour profiter des changements dans la recherche afin de découvrir des approches et des solutions inédites au problème de la démence.
S'associer à la France pour cet atelier va de soi. Le premier programme de collaboration internationale en recherche lancé par les Instituts de recherche en santé du Canada en 2009 visait à favoriser la collaboration entre les chercheurs de la France, du Canada et du Québec s'intéressant à la démence.
Le Canada a aussi collaboré à de nombreuses autres initiatives, devenant le premier pays non européen à être complètement intégré à la Programmation conjointe des activités de recherche de l'UE pour lutter contre les maladies neurodégénératives. Le Canada s'est associé au Royaume-Uni et à l'Allemagne pour fonder les Centres d'excellence sur la neurodégénérescence et il a collaboré à l'initiative sur la neuro-imagerie de la maladie d'Alzheimer des États-Unis.
Je crois que ces types d'initiatives internationales sont essentiels pour réaliser les découvertes dont nous avons besoin afin de nous attaquer au problème mondial de la démence. J'ai hâte de travailler avec nos partenaires du G8 afin de poursuivre notre discussion d'aujourd'hui pour qu'ensemble, nous soyons plus à même d'aider les personnes atteintes de démence ainsi que leur famille et leurs soignants.
Merci.