Le 6 décembre 2013
Ottawa (Ontario)
Bonjour,
Je suis heureuse d'être ici aujourd'hui pour faire une importante annonce qui fera une différence pour la santé et la sécurité de tous les Canadiens.
Je sors d'une réunion avec des parents et des intervenants qui connaissent directement l'importance d'avoir confiance dans les médicaments et les matériels médicaux sur lesquels nous comptons - nous avons besoin de savoir que la pilule que nous prenons nous fait du bien, et non plus de tort.
Mon collègue Terence Young m'accompagne aujourd'hui, et comme les parents et les intervenants que je viens de rencontrer, il nous rappelle qu'il y a des familles et de vraies histoires qui définissent pourquoi la sécurité des patients est importante. Il nous rappelle que nous avons tous un rôle à jouer, et que nous devons travailler chaque jour avec acharnement pour protéger nos enfants contre la prise de médicaments dangereux.
Terence a perdu sa fille Vanessa qui est tragiquement décédée d'une crise cardiaque, des suites de l'usage d'un médicament d'ordonnance qui a plus tard été jugé dangereux puis retiré du marché. Cela a poussé Terence à devenir un défenseur inlassable de la sécurité des patients.
C'est une journée mémorable pour les parents comme Terence, Bruce Mckenzie et Ceaser Borges et pour les défenseurs des patients.
Aujourd'hui, notre gouvernement réalise l'engagement qu'il a pris dans le discours du Trône pour améliorer la sécurité des patients.
Aujourd'hui, nous nous assurons de ne jamais oublier des personnes comme Vanessa, Marit et Alison.
Aujourd'hui, nous changeons quelque chose.
Il y a quelques instants, notre gouvernement a déposé le projet de loi visant à protéger les Canadiens contre les médicaments dangereux (la loi Vanessa).
Ce projet de loi important apporte des améliorations ciblées, efficientes et efficaces pour protéger les patients canadiens.
La nouvelle loi donnera la garantie qu'aucun médicament qui n'est pas sûr ne se trouve sur les rayons des magasins.
Elle donnera au gouvernement le pouvoir d'exiger la déclaration des réactions indésirables et la modification des étiquettes lorsque des problèmes sont constatés.
Elle obligera les sociétés pharmaceutiques à soumettre leurs produits à des essais plus poussés, notamment lorsque des problèmes sont signalés pour certaines populations à risque comme les enfants.
La loi donnera au gouvernement fédéral le pouvoir d'exiger le rappel des médicaments dangereux, de la même manière qu'il peut ordonner le rappel des aliments et des produits de consommation qui posent un risque pour la santé et la sécurité des Canadiens.
Nous serons aussi en mesure d'imposer des sanctions plus sévères, y compris des peines d'emprisonnement, aux sociétés qui produisent des médicaments dangereux au Canada. L'amende actuelle de 5 000 dollars pourra être portée jusqu'à 5 millions de dollars par jour.
La loi laissera aussi aux tribunaux le choix d'imposer une amende encore plus élevée que celle de 5 millions de dollars si les infractions sont intentionnelles.
Avant de déposer le projet de loi, nous avons abondamment consulté les patients, les prestataires de soins de santé et l'industrie.
Au cours de nos conversations avec les patients et de nos consultations avec les professionnels de la santé, nous avons constaté qu'ils étaient tous fermement convaincus de l'absolue nécessité de mesures plus efficaces pour assurer l'innocuité des médicaments et des matériels médicaux.
Il est temps d'agir par des déclarations obligatoires des réactions indésirables, des rappels opportuns, ainsi que par des amendes et des sanctions plus lourdes qui sont plus en accord avec les besoins des Canadiens.
Nous savons que les réactions indésirables aux médicaments comptent, selon les estimations, pour le quart des visites à l'urgence et des admissions à l'hôpital, et les cas dont nous entendons parler représentent seulement une fraction du nombre réel.
Les nouvelles mesures législatives amélioreront la Loi sur les aliments et drogues, mais nous intervenons également d'un certain nombre d'autres façons pour améliorer la sécurité des patients :
- Les étiquettes des médicaments deviennent plus faciles à lire et à comprendre grâce à notre initiative sur l'étiquetage clair;
- Nous continuons de contribuer à la sécurité de notre approvisionnement en santé par une nouvelle réglementation du sang;
- Enfin, nous améliorons la sécurité des soins de santé de première ligne en réinvestissant plus de 38,1 millions de dollars dans le travail de l'Institut canadien pour la sécurité des patients.
La nouvelle loi est la prochaine étape logique de notre engagement à améliorer la vie des Canadiens.
Comme ministre de la Santé, rien n'est plus important pour moi que la sécurité des Canadiens et de leurs familles, et j'ai confiance que nous profiterons tous grandement de ces améliorations.
Merci à Terence, à Bruce, à Ceaser et à tous nos partenaires de la santé qui se sont joints à nous aujourd'hui.
Merci.