Ottawa, le 13 décembre 2013
2013-167
Cette collaboration spéciale du ministre des Finances, Jim Flaherty, a été publiée par Postmedia News le 12 décembre 2013.
L’année 2013 tire à sa fin, et je suis optimiste face à l’avenir – même s’il est évident que nous sommes encore confrontés à une économie mondiale caractérisée par l’incertitude. Bien que l’économie canadienne se soit mieux comportée que celle de la plupart des pays, l’économie mondiale demeure fragile, et la croissance a été moins rapide que prévu au début de l’année.
En cette période de grande incertitude, il est essentiel que tous les gouvernements maintiennent une solide assise budgétaire. Des images désolantes provenant de partout dans le monde – de Detroit à la Grèce – nous ont montré les conséquences désastreuses des décisions de gouvernements qui ont permis les déficits et leur accumulation. C’est pourquoi j’estime qu’il est encore plus important maintenant que tous les gouvernements au Canada maintiennent le cap sur l’équilibre budgétaire, c’est-à-dire qu’ils doivent accorder la priorité aux éléments sur lesquels ils exercent un contrôle direct : réduire les dépenses inutiles et accroître le plus possible l’efficience des dépenses courantes.
Bien qu’elle exige de la discipline et des décisions difficiles à prendre à court terme, l’importance de l’équilibre budgétaire se définit par les gains à long terme. Réduire les deniers publics difficilement obtenus pour financer les emprunts permet une augmentation des sommes à affecter à des priorités tels le maintien des impôts à un faible niveau pour les Canadiens et la garantie de programmes sociaux viables – comme les soins de santé – pour nos enfants et nos petits-enfants pour une longue période. En bref, l’équilibre budgétaire est synonyme de stabilité et il ouvre la voie à la prospérité.
Lorsque je rencontrerai les ministres des Finances des provinces et des territoires, la semaine prochaine, j’insisterai sur ce point. Pour que l’économie canadienne soit prospère, elle doit être appuyée par une saine gestion budgétaire à tous les ordres de gouvernement. Le rétablissement de l’équilibre budgétaire doit être notre première mesure fondamentale. Non seulement le gouvernement fédéral est sur la bonne voie pour atteindre cet objectif en 2015-2016, nous prévoyons un important excédent de 3,7 milliards de dollars cette année-là.
Il s’agit d’un élément important de la résilience de l’économie canadienne à long terme au cours de la récession et de la période de reprise. Depuis juillet 2009, le nombre d’emplois a augmenté de plus d’un million – ce qui constitue le taux de croissance de l’emploi le plus élevé des pays du G-7. La croissance de l’économie canadienne a été la plus vigoureuse parmi tous les pays du G-7 au cours de la reprise. En conséquence, le PIB réel se situe bien au-delà des niveaux enregistrés avant la récession. En effet, le FMI et l’OCDE prévoient que le Canada comptera parmi les économies qui afficheront la plus forte croissance au sein du G-7 cette année et l’an prochain. De plus, les principales agences de notation ont toutes confirmé la cote de crédit AAA du Canada – seule une poignée de pays a conservé une cote de crédit aussi excellente.
Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard. Ils montrent bien que la viabilité budgétaire est essentielle pour la prospérité à long terme de notre pays. Nos résultats inspirent la confiance, ce qui incite les investisseurs étrangers à venir faire des affaires au Canada. Cette démarche est créatrice d’emplois pour les Canadiens ici même, chez nous, et elle favorise la croissance de notre économie tout en représentant une importante étape vers notre prospérité à long terme.
Cela dit, le Canada est une fédération et nous devons tous jouer notre rôle pour maintenir une assise budgétaire solide. Les transferts fédéraux aux provinces et aux territoires s’établissant à des niveaux jamais atteints – grâce à une croissance de plus de 50 % depuis notre arrivée au pouvoir en 2006 – les provinces et les territoires sont mieux placés que jamais pour nous permettre d’atteindre l’équilibre budgétaire au cours des prochaines années.
Je suis impatient de travailler avec les ministres des Finances du Canada pour concrétiser, avec eux, le rétablissement de l’équilibre budgétaire.