Jeudi 30 janvier 2014
Ottawa ON
Seule la version prononcée fait foi
Bon après-midi tout le monde. Merci Craig pour votre généreuse présentation.
Merci également à vous, l'Economic Club of Canada, pour cette occasion de venir parler à vos membres et à vos invités réunis ici aujourd'hui.
Depuis ma nomination il y a six mois, j'ai eu le plaisir de voyager à travers ce grand pays et de rencontrer des Canadiens de tous les milieux.
Durant ces voyages, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec une diversité de personnes, y compris des médecins, du personnel infirmier, des chercheurs, des chefs des Premières nations, des dirigeants communautaires et des groupes de santé. Et à la suite de ces voyages et des rencontres avec ces gens, je peux réellement dire qu'en tant que Canadiens, nous avons vraiment de quoi être fiers.
J'aimerais commencer en reformulant mon titre dans un langage plus clair.
Plutôt que « L'économie des soins de santé et la nécessité d'innover », disons plutôt que :
L'économie des soins de santé dans son état actuel soulève de sérieuses questions sur la viabilité financière et la qualité des soins de santé pour les consommateurs canadiens dans l'avenir.
Par conséquent, la nécessité d'innover, tant au plan des technologies médicales que des systèmes de prestation des soins de santé, est l'un des plus importants défis de politique publique de notre époque.
Je ne suis évidemment pas la première à dresser un tel constat.
M. David Dodge, ancien gouverneur de la Banque du Canada et sous-ministre de la Santé, a posé d'excellents, quoique préoccupants, diagnostic et pronostic il y a quelques années dans un article de l'Institut C.D. Howe intitulé « Chronic Healthcare Spending Disease » (la maladie des dépenses en soins de santé chronique).
M. Dodge et le coauteur M. Richard Dion ont réclamé une « conversation d'adultes » concernant ces problèmes et les solutions possibles.
Je ne pourrais être plus d'accord et, en tant que ministre de la Santé, je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour lancer cette conversation.
L'étude de MM. Dodge et Dion a fait le suivi, depuis 1975, de l'augmentation des dépenses totales en soins de santé représentées sous la forme d'un pourcentage du PIB.
Elles sont passées de 7 % à 12 % du revenu national, une augmentation de 70 %.
Il existe plusieurs raisons complexes expliquant pourquoi les dépenses en soins de santé ont dépassé la croissance économique.
Mais, en fin de compte, les principaux facteurs étaient l'augmentation de la demande et la hausse des prix.
Et c'est encore le cas aujourd'hui.
La projection des auteurs dans leur scénario de référence montre que les dépenses en soins de santé devraient continuer d'augmenter jusqu'à atteindre près de 19 % du PIB en 2031.
Même dans leur meilleur scénario, qu'ils décrivent comme « incroyablement optimiste », cette part dans le PIB dépassera 15 %.
Il est important de se rappeler que l'on parle ici du total des dépenses en santé, dont environ 70 pour cent provient des gouvernements et 30 pour cent des consommateurs.
Bien sûr, tout cela provient des mêmes poches.
Selon une étude de 2013 de l'Institut Fraser, une famille canadienne moyenne de deux enfants paie actuellement plus de 11 300 $ en impôts chaque année, qui servent à financer le système de santé public.
Ajoutons à cela les 30 % des dépenses en santé que chaque personne paie directement pour des choses comme des médicaments d'ordonnance et des soins gériatriques, et toute cette idée de « soins de santé gratuits » semble soudainement un mythe.
Néanmoins, dans une partie de soccer entre le Canada et les États-Unis se tenant à Toronto il y a de cela quelques années, des milliers de partisans se sont moqués de l'équipe américaine en scandant « free healthcare, free healthcare » (soins de santé gratuits).
Je pense que cela indique qu'il faut entreprendre une « conversation d'adultes », sinon une conversation fondée sur la réalité, dans le cadre de nos discussions sur l'avenir des soins de santé au Canada.
L'une des choses les plus importantes que l'on peut retirer de l'article de MM. Dodge et Dion, c'est que, à long terme, les augmentations des dépenses totales en soins de santé représentées sous la forme d'un pourcentage du PIB sont inévitables.
La conversation doit alors porter sur la façon qu'il convient de produire puis d'affecter les ressources de manière à obtenir les meilleurs résultats possibles en matière de santé pour les Canadiens.
Soyons clairs : nous partons tout de même d'une position enviable.
Les Canadiens comptent parmi les individus les plus en santé dans le monde entier.
Nous vivons plus longtemps et avons plus d'années de qualité de vie que jamais auparavant.
Nous vivons également à une époque et dans un milieu marqués par des progrès remarquables au plan des technologies médicales.
La recherche et le développement contribuent énormément à l'établissement plus rapide des diagnostics et à des traitements plus efficaces.
Les technologies de l'information modernes contribuent à améliorer les connaissances en santé des consommateurs et permettent l'échange de renseignements médicaux efficaces et en temps opportun entre les différents professionnels de la santé.
Dans certains indicateurs de santé, notamment celui du temps d'attente et celui de l'accès à un médecin pour certains types de traitements, nous avons connu des reculs par rapport à d'autres pays industrialisés.
Dans plusieurs autres indicateurs, nous sommes des chefs de file mondiaux. Mais il ne faut pas s'y complaire, surtout devant les défis démographiques, financiers et économiques que nous devons relever.
En parlant d'économie, je fais en partie référence à une main d'œuvre en santé, ce qui est évidemment essentiel pour la croissance économique nécessaire pour financer les soins de santé.
Cependant, dans l'économie mondiale, la prestation de soins de santé de haute qualité représente également un avantage compétitif, qui attire et retient nos citoyens les plus compétents et les plus brillants.
Cette connexion économique est importante, car elle confirme l'idée que tous les secteurs, pas seulement le gouvernement et le système de santé, ont un intérêt dans la santé des Canadiens.
Le milieu des affaires canadien comprend tout cela.
Cela se voit par le fort engagement en matière de santé et sécurité au travail, par les régimes de soins de santé des employés généreux et par l'augmentation des partenariats entre le gouvernement et les secteurs des soins de santé.
Au niveau fédéral, par exemple, nous travaillons avec Canadian Tire pour promouvoir la bonne condition physique chez les enfants au moyen de la campagne Active at School (actifs à l'école).
L'engagement pluriannuel sur 5 ans pour un montant de 50 millions de dollars de Bell Canada envers les initiatives en matière de santé mentale au moyen de sa campagne Cause pour la cause est un autre exemple.
En collaboration avec les responsables fédéraux de la santé publique, les pharmacies canadiennes promeuvent également de façon active la prévention du diabète dans leurs magasins.
En finançant la Fondation canadienne pour l'amélioration des soins de santé, notre gouvernement améliore également les soins aux patients.
Un projet en Ontario a cherché la meilleure façon d'éviter la détérioration de l'état de santé des personnes en soins de longue durée. Un outil appelé PREVIEW-ED© a aidé à identifier les signes de détérioration précoce liée à la pneumonie, aux infections urinaires, à la déshydratation et à l'insuffisance cardiaque congestive.
Ces quatre problèmes de santé sont responsables de 49 % des hospitalisations évitables. Au cours des trois premiers mois suivant la mise en place de cet outil, il y a eu une diminution de 57 % des hospitalisations liées à ces problèmes. Cette diminution s'est maintenue pendant trois autres mois et, au cours des trois mois suivants ces derniers, AUCUNE hospitalisation liée à ces problèmes n'a été nécessaire.
Un autre projet au Manitoba a permis de découvrir que les résidents d'installations de soins à domicile qui s'appuient sur le modèle de soins pour les personnes atteintes de démence basé sur les capacités physiques, intellectuelles et émotionnelles, l'environnement et le contexte social (PIECES) avaient nettement diminué leur utilisation de médicaments antipsychotiques.
L'approche PIECES encourage le personnel à traiter les patients non seulement en consultant leurs dossiers médicaux, mais également en tenant compte de leurs antécédents personnels, comme leurs professions antérieures.
En utilisant PIECES, les fournisseurs de soins d'une installation d'essai ont réduit de 27 % le nombre de résidents qui avaient recours aux médicaments antipsychotiques sans que cela ne cause d'augmentations des symptômes comportementaux ou de l'utilisation de moyens de contention.
Il y a cinq ans, ces partenaires étaient pratiquement inexistants. Maintenant, ils jouent un rôle fondamental dans la façon dont nous concevons nos investissements en termes de partenariats novateurs et durables avec les secteurs privés et non gouvernementaux.
Je fais mention de ces exemples pour vous encourager, en tant que chefs d'entreprise, à penser à la façon dont vous pourriez établir des partenariats liés à la santé avec les gouvernements.
Si je cite ces exemples, c'est aussi pour vous faire réfléchir, à titre de contribuables canadiens et d'utilisateurs du système de santé, à la manière dont nous organisons, finançons et livrons les soins de santé.
La raison est que les innovations nécessaires pour améliorer l'économie et les résultats des soins de santé peuvent tout aussi bien provenir de l'extérieur du gouvernement.
Et au bout du compte, elles devront être ratifiées par les électeurs.
Soyons clairs : notre gouvernement a toujours à cœur un système accessible à tous.
Même lors du ralentissement économique, notre gouvernement a augmenté les transferts aux provinces pour la santé à des niveaux record.
Ce financement continuera d'augmenter et atteindra 40 milliards de dollars à la fin de la décennie. Cet investissement sans précédent offre aux provinces et aux territoires la prévisibilité financière et la marge de manœuvre financière nécessaires pour gérer leurs priorités et leurs pressions particulières.
Comme vous le savez, cependant, l'un des changements clés que nous avons apporté a été de limiter à la croissance du PIB les transferts aux provinces en matière de santé.
Cette mesure tient compte des observations de M. David Dodge et des autres selon lesquelles les dépenses en santé, si elles sont laissées à elles-mêmes, vont continuer d'augmenter à un taux bien au-delà du taux de croissance du PIB. Il est clair que les décideurs de tous les niveaux de gouvernement doivent reconnaître que le montant des revenus d'impôt fédéral dépensé dans les soins de santé à lui seul n'a pas d'influence quant à savoir si les Canadiens en ont pour leur argent.
Il est tout à fait évident où une telle formule insoutenable pourrait mener le gouvernement, une entreprise ou un ménage, et je suis persuadée qu'aucun de nous n'a envie d'aller dans cette direction.
Il devient alors important de subordonner l'octroi de financement à la croissance du PIB pour tendre vers des soins de santé durables sur le plan fiscal.
Par ailleurs, cela crée un cadre fiscal qui servira de catalyseur à l'innovation à mesure que le secteur de la santé s'efforce d'atteindre les critères fixés.
Je suis convaincue que nous serons en mesure de trouver des solutions pour améliorer le système de soins de santé dans ce contexte fiscal.
Lors de la réunion annuelle l'automne dernier des ministres canadiens de la Santé, nous avions tous convenu d'accorder la priorité à l'innovation.
Les premiers ministres ont collaboré par le biais du groupe de travail sur l'innovation des soins de santé du Conseil de la fédération.
Ils se penchent actuellement sur des efforts coordonnés visant à réduire le prix des médicaments, à assurer que les Canadiens reçoivent les soins dont ils ont vraiment besoin, à encourager l'adoption de pratiques de soins davantage collaboratives faisant appel à un travail d'équipe, et à soutenir les soins à domicile prodigués aux personnes âgées comme solution de rechange à l'institutionnalisation à long terme.
Une partie du génie de notre fédération repose dans la capacité d'innovation des provinces et des territoires.
Après tout, ils sont responsables de la prestation des soins de santé, et ils connaissent mieux qu'un gouvernement central les défis en matière de santé que doivent relever leurs administrations.
Mais le système confédéral permet aussi d'élaborer et de diffuser de meilleures pratiques sanitaires chez les partenaires.
Contrairement à certains de nos prédécesseurs à Ottawa, qui ont souvent essayé d'imposer aux provinces une conformité bureaucratique rigide aux soins de santé, nous avons respecté leur administration constitutionnelle des soins de santé et les avons encouragées à innover.
Notre travail revient à reconnaître les meilleures pratiques et innovations, quel que soit l'endroit où elles voient le jour, et à veiller au partage de cette information avec les professionnels de la santé et les patients d'un océan à l'autre.
Cela fut à l'origine de la création de notre Partenariat canadien contre le cancer et de sa Stratégie canadienne de lutte contre le cancer, par exemple.
La Commission de la santé mentale du Canada est une autre initiative prise par notre gouvernement qui rassemble des experts en santé mentale, des patients et d'autres intervenants, afin de sensibiliser les gens aux questions de santé mentale à l'échelle nationale et de partager les connaissances sur les pratiques exemplaires.
À la fin de la journée, nos efforts et ceux des provinces sont alignés sur trois principaux objectifs :
- améliorer les soins prodigués aux patients;
- améliorer les résultats en matière de santé; et
- réduire les coûts.
Toutes les administrations font face au défi d'améliorer l'accessibilité aux soins de santé et leur qualité dans une période caractérisée par une croissance économique au ralenti, une population vieillissante, le fardeau croissant que représentent les maladies chroniques, et la prolifération de nouvelles technologies.
Les provinces, les territoires et les intervenants sont tous conscients du rôle crucial que peut jouer l'innovation dans les soins de santé pour relever ce défi.
Tout comme eux, je suis persuadée que grâce à la recherche, à la technologie et à de nouvelles façons de travailler, nous pouvons faire meilleur usage de nos ressources existantes pour parvenir à une meilleure efficacité du système et à de meilleurs résultats pour les patients.
Nous savons que l'argent n'a pas toujours réponse à tout.
La recherche par exemple est un catalyseur particulièrement essentiel à l'innovation dans les soins de santé. Ici aussi, le Canada est bien placé pour exceller.
Un rapport de 2012 du Conseil des académies canadiennes a montré que le Canada est un chef de file mondial de la production de connaissances scientifiques liées à la santé.
Représentant moins de 0,5 % de la population mondiale, nous produisons plus de 4 % des articles de recherche au monde et presque 5 % des articles les plus souvent cités au monde. Nous nous classons aussi au troisième rang mondial en ce qui concerne l'impact de la recherche dans le domaine de la médecine clinique.
Toutes proportions gardées, nous exerçons certainement une influence plus grande sur la scène mondiale, et franchement, je crois que nous devrions en faire davantage pour reconnaître et mettre à l'honneur nos prodigieux accomplissements en matière de recherche sur la santé.
Notre gouvernement est certainement très fier de ces réalisations et compte bien les mettre à profit.
Je parle de cela pour réfuter de vertes critiques de nos politiques scientifiques, qui les assimilent souvent à celles qui ont mené à l'emprisonnement de Galilée et à l'empoisonnement de Socrate à la ciguë.
En vérité, nous investissons considérablement dans la recherche et le développement scientifiques et technologiques, mais peut-être pas dans certains des projets qui tiennent à cœur à nos détracteurs.
Chaque année, par le biais des Instituts de recherche en santé du Canada, nous investissons environ 1 milliard de dollars pour soutenir les chercheurs en santé du Canada.
Chaque jour, des milliers de projets de recherche financés par le gouvernement fédéral sont en cours, faisant intervenir près de 13 000 chercheurs canadiens et étudiants en formation, grâce au soutien fourni par les IRSC.
Certains de ces chercheurs élaborent de nouvelles technologies de pointe pour améliorer notre système de soins de santé, tandis que d'autres cherchent des moyens d'améliorer la qualité des soins prodigués aux patients.
Et ces investissements rapportent. Lorsqu'Alain Beaudet, président des IRSC, s'est adressé à l'Economic Club en juin dernier, il a mentionné une étude récente cofinancée par son organisme et la Fondation canadienne pour l'innovation.
Cette étude a montré que leurs investissements conjoints dans de nouvelles technologies d'imagerie médicale servant à diagnostiquer les accidents vasculaires cérébraux ont produit un rendement double du capital investi.
Une autre initiative importante dont j'aimerais vous parler est l'appui que nous fournissons à la Stratégie de recherche axée sur le patient du Canada.
Cette stratégie fait intervenir une coalition de partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux, s'efforçant tous d'intégrer leur recherche aux soins et d'assurer que les bons patients reçoivent la bonne intervention au bon moment. Cela va infailliblement permettre d'épargner de l'argent et d'améliorer l'état de santé des Canadiens.
De plus, en partenariat avec des intervenants clés, notre gouvernement soutient l'élaboration de nouvelles technologies médicales.
Encore une fois, il ne s'agit pas simplement de créer de nouveaux gadgets merveilleusement coûteux, mais de mettre au point des technologies qui réduisent le coût global des traitements.
Le même impératif guide nos nouvelles approches à la collecte et à l'analyse de données sur la santé.
Quiconque exerce une activité en entreprise, ou en politique d'ailleurs, sait que les données sont une mine d'or.
Les gouvernements se sont démenés pour exploiter efficacement les données sur la santé, et je crois que nous passons le point critique.
Nos gros investissements dans Inforoute Santé du Canada commencent à porter fruit par l'amélioration de l'accès des patients aux services, par des diagnostics et des traitements mieux éclairés, et par l'amélioration de la productivité et de l'efficacité du système des soins de santé.
À titre de ministre de la Santé, je suis fortement engagée à en apprendre davantage sur la façon dont nous pouvons canaliser l'énorme potentiel de l'innovation sur tous les fronts pour améliorer la qualité et le coût-efficacité des soins.
Voilà pourquoi j'ai organisé plusieurs tables rondes et j'ai rencontré des intervenants clés de différentes parties du pays pour entendre parler directement des innovations qui ont lieu sur la ligne de front des soins de santé, des obstacles au progrès de l'innovation et de ce que nous pouvons faire pour les surmonter.
Il est temps de puiser dans de brillants esprits canadiens et de relever le défi de transformer le système de santé en innovant.
Je vais mettre sur pied un comité des sages pour examiner l'état de l'innovation dans le système des soins de santé du Canada, et pour assurer que nos politiques fédérales soient en harmonie avec notre objectif de créer un système de santé qui soit plus innovateur, efficace et durable sur le plan financier.
S'il y a une chose que j'ai apprise lors de ma décennie dans le monde politique, c'est que nous n'avons pas toujours toutes les réponses.
Vous pouvez toutefois avoir l'assurance que chaque décision relative à la politique sanitaire que nous prenons, chaque projet de recherche médicale que nous finançons, et chaque collaboration que nous entreprenons avec d'autres intervenants seront considérés sous le prisme de l'économie des soins de santé.
Il est tout simplement intenable, à long terme, de financer le système à un rythme que l'économie est incapable de suivre.
Cela reviendrait à renvoyer la balle aux utilisateurs canadiens futurs des soins de santé.
Comme vous l'avez peut-être remarqué ces huit dernières années, notre gouvernement n'agit pas de la sorte.
C'est l'heure d'innover.
L'heure de changer notre façon de penser, de même que notre façon d'agir.
C'est l'heure de collaborer pour rendre le système mieux adapté aux besoins des Canadiens.
Le temps presse, il faut agir maintenant.
Merci.