Camp de réfugiés de Zaatari (Jordanie) - 24 janvier 2014
Le gouvernement du Canada est déterminé à travailler aux côtés de ses alliés pour veiller à ce que le gouvernement syrien remplisse ses obligations en vertu de la Convention sur les armes chimiques quant à l’élimination de son arsenal d’armes chimiques.
À cette fin, le 24 janvier 2014, le Premier ministre Stephen Harper a annoncé l’octroi de 15 millions de dollars supplémentaires par l’intermédiaire du Programme de partenariat mondial du Canada pour appuyer les efforts internationaux visant à détruire les armes chimiques de la Syrie.
Plus spécifiquement, 10 millions de dollars seront alloués au fonds d'affectation spéciale pour la destruction des armes chimiques de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), qui a été mise sur pied pour financer le traitement et l’élimination de produits chimiques organiques et inorganiques déclarés par la Syrie. Les 5 millions de dollars qui restent seront versés au département de la Défense des États-Unis afin d’appuyer la destruction de produits chimiques prioritaires à bord du navire américain MV Cape Ray.
Ce soutien s’ajoute aux 2 millions de dollars que le Canada a proactivement alloués à l’OIAC au début de 2013 pour soutenir une éventuelle enquête sur l’utilisation alléguée d’armes chimiques en Syrie. La contribution du Canada a aidé à faciliter le lancement de cette enquête du Secrétaire général de l’ONU le 21 mars 2013. Cela a permis aux inspecteurs de confirmer que des armes chimiques avaient bel et bien été utilisées durant la terrible attaque dans la Ghouta le 21 août 2013 ainsi qu’à quatre autres endroits en Syrie.
À ce jour, le Canada s’est engagé à verser plus de 630 millions de dollars en aide humanitaire, ainsi qu’en aide au développement et à la sécurité en réponse à la crise en Syrie.
De plus, en octobre 2013, le Canada a fourni un appareil C-17 des Forces armées canadiennes pour la livraison de 10 véhicules civils blindés des É.-U. dans la région à l’intention de l’équipe d’inspection conjointe de l’OIAC et de l’ONU en Syrie.
L’OIAC est l’organisme de mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques, qui est entrée en vigueur en 1997. À l'heure actuelle, l’OIAC regroupe 190 États membres, qui travaillent ensemble à éradiquer les armes chimiques dans le monde. Ils partagent le but commun d’empêcher que des produits chimiques soient utilisés de nouveau en période de guerre et ils améliorent ainsi la sécurité internationale.
L’OIAC travaille :
- À la destruction de toutes les armes chimiques relevées dans le cadre de ses vérifications internationales;
- Au suivi de l’industrie des produits afin de prévenir l’apparition de nouvelles armes chimiques;
- À l’octroi d’une aide et d’une protection aux États parties contre les menaces chimiques;
- À l’accroissement de la collaboration à l’échelle internationale pour renforcer la mise en œuvre de la Convention et promouvoir l’utilisation pacifique des produits chimiques.
Le 16 octobre 2013, après d’étroites consultations tenues entre le directeur général de l’OIAC et le Secrétaire général de l’ONU, l’OIAC et l’ONU ont officiellement établi la mission conjointe OIAC-ONU en Syrie. Cette mission conjointe, qui se conforme à la décision du conseil exécutif de l’OIAC et à la résolution 2118 du Conseil de sécurité des Nations Unies, a reçu la tâche de procéder rapidement à l’élimination du programme d’armes chimiques de la Syrie de la façon la plus sûre et la plus sécuritaire possible.
En 2013, l’OIAC a reçu le prix Nobel de la paix « en raison de ses vastes efforts visant à éliminer les armes chimiques ».
Établi en 2002 et administré par le ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, le Programme de partenariat mondial est le principal programme par lequel le Canada appuie les efforts internationaux visant à prévenir la prolifération des armes de destruction massive (ADM) et des matières connexes ainsi que la transmission de connaissances à des acteurs non étatiques et à des États considérés comme une menace en matière de prolifération. Ce travail appuie la participation du Canada au Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes, qui regroupe 27 membres. Le Partenariat est une initiative de collaboration internationale qui a été mise sur pied lors du Sommet du G8 à Kananaskis, en Alberta, en 2002 pour lutter contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes ainsi que leur utilisation à des fins terroristes au moyen de projets concrets.