Notes d'allocution
L'honorable Gary Goodyear, ministre d'État responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario
Woodstock (Ontario)
Le 19 février 2014
La version prononcée fait foi.
Introduction
Bonjour Mesdames et Messieurs. Je vous remercie. C'est avec grand plaisir que je suis ici avec vous aujourd'hui. Je dois d'abord remercier le député Dave MacKenzie, qui a aidé à organiser cet événement en collaboration avec la Chambre de commerce de Woodstock.
Je suis heureux d'être ici avec vous aujourd'hui pour présenter certains des points principaux du Plan d'action économique 2014, tel qu'il a été présenté par mon collègue Jim Flaherty, ministre des Finances, la semaine dernière. Sachant que le public auquel je m'adresse est composé de propriétaires d'entreprises, de membres de la Chambre de commerce et d'entrepreneurs, je sais que je m'adresse à un public qui voue un intérêt substantiel à la réussite de notre économie.
Mesdames et Messieurs, je suis fier de dire que notre gouvernement a réussi à sortir l'économie canadienne des eaux quelque peu agitées pour l'amener au point où elle fait maintenant l'envie de nombreux pays du G-7. Les Canadiens nous ont fait confiance en matière d'économie, et nous avons répondu à leurs attentes.
Un faible taux d'imposition, des mesures positives et ciblées pour la croissance économique et les familles, et des budgets équilibrés : voilà la bonne combinaison et la bonne voie pour la croissance économique.
Tenez compte des faits suivants :
Depuis les pires moments de la récession, le Canada occupe la première place parmi les pays du G-7 en matière de création d'emplois.
Le Fonds monétaire international et l'Organisation de coopération et de développement économiques prévoient que le Canada comptera parmi les économies qui afficheront la plus forte croissance au sein du G-7 cette année et l'an prochain.
En sortant de la récession, le Canada avait une cote de crédit AAA, assortie d'une perspective stable – ce que nos pairs n'ont pratiquement pas réussi à égaler. Nous avons le meilleur ratio de la dette nette au PIB parmi les pays du G-7.
Depuis 2006, la compétitivité du régime fiscal et le climat général d'affaires ont été nettement améliorés au pays. En conséquence, le Canada est maintenant le pays du G-7 offrant le plus faible taux global d'imposition sur les nouveaux investissements des entreprises.
Des analyses d'organisations indépendantes confirment la compétitivité du régime d'imposition des sociétés du Canada. À titre d'exemple, dans la publication Choix concurrentiels 2012, la société KPMG concluait que les coûts fiscaux totaux des entreprises au Canada étaient les plus bas du G-7 et qu'ils étaient plus de 40 % inférieurs à ceux que l'on observe aux États-Unis.
Nous savons toutefois que le Canada n'est pas à l'abri de l'évolution de l'environnement économique international.
L'économie mondiale demeure fragile – il suffit de voir ce qui se passe en Europe et dans les économies émergentes pour le comprendre.
Ici au Canada, nous aimerions que la dette des ménages soit moins élevée que celle observée. De plus, trop de Canadiens cherchent encore un emploi et trop d'employeurs cherchent encore des travailleurs.
Il reste du travail à faire.
Et c'est pourquoi le Plan d'action économique 2014 représente le prochain volet de la création d'emploi, de la croissance économique et du rétablissement de l'équilibre budgétaire.
Points saillants du budget
De concert avec toutes les parties concernées, notre gouvernement jouera un rôle pour s'assurer que la population active du Canada est bien placée pour relever les défis et saisir les occasions à l'avenir. À cette fin, nous avons lancé un certain nombre d'initiatives qui :
- soutiendront le recours aux apprentis dans les métiers spécialisés;
- faciliteront l'accès à l'emploi pour les travailleurs âgés et les personnes handicapées;
- créeront de nouveaux stages rémunérés à l'intention des jeunes Canadiens qui intègrent le marché du travail;
- lanceront la Subvention canadienne pour l'emploi et un service amélioré de jumelage emploi-travailleur.
Notre gouvernement continue également d'investir dans les entreprises parce que nous savons que dans un contexte commercial sain et concurrentiel, l'économie croît et notre niveau de vie s'élève.
Chers amis, nous reconnaissons que les impôts absorbent des fonds qui autrement seraient utilisés par les propriétaires d'entreprises pour saisir des possibilités de développement et créer de nouveaux emplois.
En conséquence, l'octroi d'allègements fiscaux additionnels aux petites entreprises deviendra une priorité de notre gouvernement après le rétablissement de l'équilibre budgétaire.
Au cours de la prochaine année, notre gouvernement poursuivra également son ambitieux programme de réduction des formalités administratives grâce à des réformes systémiques et des mesures ciblées visant des problèmes qui engendraient de la frustration pour les entreprises et freinaient l'innovation.
Je suis heureux de vous faire savoir que selon une étude réalisée par PricewaterhouseCoopers en 2014, le Canada est le seul pays du G-7 à figurer parmi les dix premiers paysen ce qui a trait à la facilité globale de s'acquitter de ses obligations fiscales.
Le Plan d'action économique 2014 aidera également à encourager le commerce, tant à l'échelle internationale qu'au Canada.
Les entreprises canadiennes entrent sur les marchés étrangers pour accroître leurs ventes et misent sur les chaînes d'approvisionnement mondiales pour demeurer concurrentielles. Les consommateurs canadiens tirent profit du commerce international parce que les choix sont plus nombreux et que les prix sont plus bas.
Dans le budget, le gouvernement a également annoncé des mesures qui contribueront à réduire les obstacles au commerce intérieur. Tant les consommateurs que les entreprises tirent avantage d'un marché national vigoureux et intégré où les biens et les services circulent librement entre provinces et territoires.
C'est ce qui explique que notre gouvernement élaborera un indice des obstacles au commerce intérieur pour arriver à mieux cerner les mesures qui limitent actuellement le commerce, et pour mieux comprendre leur incidence économique. Nous chercherons également des moyens de donner un nouveau dynamisme à l'Accord sur le commerce intérieur, en collaboration avec les provinces et les territoires, afin de renforcer le marché intérieur dans l'intérêt des entreprises et des consommateurs canadiens.
Parmi les autres mesures de soutien à nos entreprises, mentionnons les suivantes :
- améliorer le Programme canadien des accélérateurs et des incubateurs pour offrir aux entrepreneurs un mentorat intensif et d'autres ressources en vue de faire croître leur entreprise;
- faire un investissement important de 500 millions de dollars dans le soutien au secteur de l'automobile, ce secteur étant l'un des principaux employeurs et exportateurs du Canada et l'un des moteurs clés de son économie, surtout ici en Ontario.
Étant donné que l'économie de l'Ontario est fortement liée à celle de notre pays, en 2009, notre gouvernement a mis sur pied l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario, mieux connue sous le nom de FedDev Ontario, afin d'aider les travailleurs, les collectivités et les entreprises dans toutes les régions du Sud de l'Ontario – d'Ottawa à Windsor en passant par Toronto – à surmonter les grands défis auxquels ils étaient confrontés.
Tout comme le reste du Canada, notre région a été durement frappée par le ralentissement économique mondial. Il est évident que cette région devait adopter sa propre méthode pour composer avec les effets du ralentissement depuis la Grande Crise et se positionner pour l'avenir.
Depuis sa création en 2009, FedDev Ontario a investi plus de 1,1 milliard de dollars dans la région. Cela a donné lieu à l'établissement de partenariats avec plus de 5 300 organisations et plus de 1,5 milliard de dollars d'investissement supplémentaires obtenus à partir de sources de financement presque exclusivement non gouvernementales.
De concert, nous avons aidé les entreprises, les fabricants, les organisations et les collectivités du Sud de l'Ontario.
Ici, dans les régions d'Oxford, nous avons affecté 15,7 millions de dollars à 40 projets, générant au total 16,9 millions de dollars en investissements supplémentaires par effet de levier.
Nous avons eu des répercussions positives grâce à des projets tels que notre investissement de 2,48 millions de dollars dans les installations de fabrication de Woodstock du North American Stamping Group. Cet investissement ramène des emplois dans la région de Woodstock, favorise l'exportation de pièces d'automobile de grande valeur sur les marchés et rend le secteur de la fabrication de pièces d'automobile d'autant plus concurrentiel. Au cours des deux dernières années, nous avons également investi plus de 730 000 $ dans l'amélioration de l'infrastructure dans les collectivités d'Oxford, au titre du Fonds d'amélioration de l'infrastructure communautaire.
Je peux vous dire que jusqu'à présent, nos efforts ont permis à des milliers de personnes du Sud de l'Ontario de retourner au travail, et ce, tout en améliorant le climat économique au profit de l'innovation, de l'entrepreneuriat et de la collaboration. Nous sommes maintenant prêts à miser sur les travaux préliminaires solides qui ont été établis à l'aide les fonds renouvelés dans les cinq prochaines années.
Initiatives pour la prospérité du Sud de l'Ontario
Mesdames et Messieurs, j'aimerais vous parler de quatre nouvelles Initiatives pour la prospérité du Sud de l'Ontario, ou IPSO, lesquelles représentent en tout plus de 530 millions de dollars en fonds disponibles.
J'espère que ces nouveaux programmes aideront notre région à faire face aux réalités économiques dont j'ai entendu nombre d'entre vous parler : la mondialisation croissante, la concurrence effrénée, la technologie en constante évolution et les demandes changeantes des consommateurs.
Chaque initiative fait fond sur ce que nous avons effectué jusqu'à maintenant et répond à un défi précis auquel nous sommes confrontés, d'après une recherche approfondie sur la situation économique actuelle.
Les IPSO faciliteront la création d'entreprises dans le Sud de l'Ontario et favoriseront leur croissance.
Comme vous le savez fort bien, les nouvelles entreprises au Canada ont de la difficulté à mobiliser des capitaux et à accéder à l'expertise et aux relations de la collectivité des investisseurs. Afin d'aider à aborder ces questions, l'Agence a relancé son initiative Investir dans l'innovation des entreprises, qui avait été concluante. Le financement est offert aux entreprises en démarrage et aux organisations qui font partie des réseaux d'investisseurs providentiels. Cette initiative soutiendra également les organismes à but non lucratif qui fournissent des services aux entrepreneurs.
Une fois qu'une entreprise a pris son envol, elle a besoin de soutien pour aller plus loin et pour ne pas se laisser distancer par ses concurrents. Les investissements du Canada dans la machinerie et l'équipement, en pourcentage du PIB, demeurent parmi les plus faibles par rapport à ses pairs, et comme ce secteur est un important facteur de la productivité, nous souhaitons y accorder une place importante. L'initiative Investir dans la croissance et la productivité des entreprises aidera les entreprises à élargir leurs installations, à adopter de nouvelles technologies et de nouveaux processus qui pourront améliorer leur productivité, ainsi qu'à accroître la capacité des entreprises à participer aux marchés mondiaux.
Même si le Canada se classe en bonne position en matière d'innovation et de découverte scientifique, nous sommes moins efficaces lorsqu'il s'agit de convertir la recherche, les nouvelles idées et les technologies en produits et services qui portent leurs fruits sur les marchés commerciaux. Nous devons aborder la question du fossé entre l'innovation et la commercialisation dans le Sud de l'Ontario de façon à ce que la région puisse être concurrentielle sur la scène internationale.
À cette fin, les IPSO favoriseront la formation de partenariats.
L'initiative Investir dans les partenariats de commercialisation vise à former des partenariats menés par les entreprises avec les organisations du secteur public, favorisant ainsi le transfert des connaissances afin d'aider la région à créer des produits et des services concurrentiels à l'échelle internationale.
Elle facilitera également l'élaboration de plates-formes d'innovation, soit des structures ou des services que les partenaires pourront utiliser pour mettre à l'essai, mettre au point ou élaborer des applications qui permettront de faire passer des produits du laboratoire au marché.
Mentionnons en exemple le Consortium pour l'eau du Sud de l'Ontario, un partenariat qui permet aux entreprises, aux universités et aux organismes à but non lucratif de développer, de mettre à l'essai et de lancer des projets pilotes liés aux technologies de l'eau axées sur le marché qui sont en forte demande tant à l'échelle régionale qu'à l'échelle internationale.
Nous visons maintenant à nous fonder sur ces réussites et à encourager les entreprises à tirer profit d'actifs régionaux et à mettre en œuvre l'utilisation du pouvoir des instituts de recherche et d'études dans leurs collectivités.
Et nous savons tous que les actifs de nos collectivités dans le Sud de l'Ontario sont uniques.
Les IPSO permettront de bâtir des collectivités plus fortes.
Sans collectivités plus fortes, il est difficile d'attirer des possibilités de croissance économique.
L'initiative Investir dans la diversification régionale encourage les organismes à but non lucratif et les organisations du secteur privé à faire équipe dans le cadre de projets reposant sur les forces de la région et l'expertise locale, afin d'aider à diversifier les économies locales. Elle permettra de créer une infrastructure commerciale, comme des incubateurs, ainsi que de renforcer la capacité dans des industries et des secteurs en particulier.
Le Plan d'action économique de 2013 prévoyait également 200 millions de dollars sur cinq ans pour le Fonds de fabrication de pointe en Ontario. Connue comme étant le centre manufacturier du pays, notre province tirera profit du soutien pour aider nos fabricants à élaborer des projets qui mettent en évidence des technologies, des produits et des processus novateurs.
En bref, toutes ces initiatives aideront nos travailleurs, nos entreprises et d'autres organismes à rester ici en Ontario à mesure qu'ils tentent de croître et de prospérer.
Conclusion
Bien entendu, aujourd'hui, j'ai eu le temps de faire ressortir seulement quelques-unes des nombreuses initiatives importantes proposées dans le Plan d'action économique de 2014 et de vous donner un aperçu très général des programmes de FedDev Ontario.
Je vous encourage vivement à visiter le site www.budget.gc.ca pour étudier le budget en détail, afin d'en savoir plus sur la façon dont il renforcera notre économie et sur les avantages que les Canadiens en retireront.
J'insiste également pour que vous visitiez le site www.FedDevOntario.gc.ca pour vous informer sur les lignes directrices applicables concernant les initiatives et obtenir des précisions sur le processus de demande.
En conclusion, permettez-moi de répéter que notre gouvernement est absolument déterminé à maintenir les impôts peu élevés, à faciliter la création d'emplois et à favoriser la croissance économique – des buts qui sont à la base de notre gouvernement depuis le premier jour et qui importent aux Canadiens. De plus, nous aurons éliminé le déficit en 2015.
La poursuite des efforts déployés à l'égard de ces buts constitue la manière optimale de faire en sorte que le Canada soit prêt à traverser une éventuelle tourmente économique qui pourrait prendre naissance à l'étranger.
Cela représente en outre le meilleur moyen d'assurer un avenir prospère pour le Canada et le Sud de l'Ontario.
Je vous remercie.