18 février 2014 : L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) effectue des analyses scientifiques pour déterminer si des aliments pour animaux pourraient avoir contribué à la situation actuelle concernant le virus de la diarrhée épidémique porcine (vDEP).
La DEP ne pose aucun risque pour la santé humaine ni pour la salubrité des aliments.
Des mesures de biosécurité appropriées continuent d'être la première et la meilleure ligne de défense des producteurs de porcs pour lutter contre la DEP.
À titre préventif, Grand Valley Fortifiers a procédé le 9 février 2014 à un rappel volontaire de certains produits granulés destinés à l'alimentation de jeunes porcs qui contiennent du plasma porcin.
Les analyses ont permis de déterminer que le virus de la DEP était présent dans des échantillons de plasma provenant des États-Unis obtenus au fabricant tiers pour le Grand Valley Fortifiers. Ce plasma a servi d'ingrédient dans des aliments granulés fabriqués par l'entreprise. Une épreuve biologique porcine a permis de conclure que l'ingrédient de plasma contenait un virus actif pouvant causer la maladie chez les porcs.
Les analyses visant à déterminer si les aliments granulés sont capables de causer la maladie chez les porcelets se poursuivent; les résultats devraient être connus dans les prochains jours. Les analyses continueront de servir à confirmer un lien direct entre les aliments et la propagation de la maladie, puisque la présence du virus n'a été confirmée que dans un seul ingrédient jusqu'à présent.
L'ACIA travaille en étroite collaboration avec l'entreprise pour confirmer l'efficacité du rappel, et examine attentivement les registres de l'entreprise afin de déterminer où le produit potentiellement contaminé aurait été distribué.
L'ACIA examine également d'autres registres d'importation de plasma porcin et collaborera avec le Conseil des médecins vétérinaires en chef et l'industrie porcine du Canada afin de gérer de façon proactive le risque de transmission par le biais des aliments.
À mesure que progressera l'enquête, d'autres mesures, notamment des rappels, pourraient s'avérer nécessaires afin de minimiser le risque que des aliments pour animaux puissent contribuer à la transmission de cette maladie au Canada.