DATE :
January 18, 2014 – 11:30 a.m.
ENDROIT :
SUCCESS Choi Hall, 28 rue Pender Ouest, Vancouver, Colombie-Britannique
SUJET :
Le ministre de l’Emploi et du Développement social fera une annonce.
Honorable Jason Kenney : Merci beaucoup. Et si vous veniez me rejoindre, juste ici, derrière moi? Oui, ici, derrière moi. Ce sera parfait, puisque je vais vous présenter, même si vous n’étiez pas au courant. Merci beaucoup, et merci Queenie, et merci aussi au président de SUCCESS, Doug, pour votre chaleureux accueil. Je me sens chez moi ici chez SUCCESS, puisque je m’y suis retrouvé souvent, et que j’ai construit une belle relation avec vous, en qualité de ministre de l’Immigration, de ministre du Multiculturalisme, et à présent, je m’en réjouis, de ministre de l’Emploi.
Je remercie donc le conseil d’administration, les bénévoles, les donateurs et le personnel de SUCCESS pour l’ensemble de leur travail, non seulement ici dans le quartier chinois de Vancouver, mais aussi partout en Colombie-Britannique, et partout dans le monde. Je suis fier de notre appui au programme de SUCCESS pour l’orientation avant l’arrivée des immigrants économiques, par exemple à Taipei et à Séoul. Ce sont là des projets importants que vous menez partout dans le monde qui font de SUCCESS un modèle en matière de services d’établissement et d’autres services sociaux destinés aux nouveaux arrivants de la communauté canadienne. Vous devriez en être très fiers, et je suis moi-même fier en tant qu’Albertain, que Queenie soit venue d’Edmonton pour aider SUCCESS à aller de l’avant et à continuer d’ouvrir des portes aux nouveaux Canadiens.
Chers amis, je suis ici aujourd’hui pour faire une annonce importante au sujet de nos efforts en vue d’assurer le succès des nouveaux arrivants au Canada. Comme vous le savez, notre gouvernement maintient les taux d’immigration soutenus les plus élevés de l’histoire du Canada en accueillant plus d’un quart de million de nouveaux résidents permanents chaque année, ce qui équivaut plus ou moins au plus haut taux d’immigration par habitant parmi les pays développés.
Il nous faut miser sur l’immigration puisque notre population vieillit et que nous avons besoin du talent et l’ardeur au travail des nouveaux arrivants pour alimenter notre future prospérité, mais nous savons bien que trop de nouveaux arrivants se sont butés à divers obstacles à leur arrivée au Canada. Que ce soit parce qu’ils ont de la difficulté à travailler dans leurs domaines d’études et de formation ou parce qu’ils n’arrivent pas à atteindre leur plein potentiel, trop de nouveaux arrivants sont déçus et même découragés de se retrouver sous-employés bien en deçà de leurs compétences. C’est tragique. J’ai toujours dit que je trouve immoral de la part du Canada d’inciter des immigrants hautement scolarisés et compétents à venir s’établir chez nous pour qu’ils se retrouvent sous-employés et incapables de réaliser leur potentiel et trop de nouveaux arrivants frustrés retournent dans leur pays d’origine. J’ai rencontré trop de personnes extrêmement déçues, et même gênées de devoir faire face à leurs familles, parce qu’elles sont venues ici et se sont retrouvées sous-employées.
Nous savons tous que, s’il existait une solution simple et facile à la reconnaissance des titres de compétences et au sous-emploi des immigrants, nous l’aurions trouvée et mise en œuvre depuis longtemps. Malheureusement, ce problème est très complexe, et la plupart des enjeux relèvent des provinces. Le gouvernement fédéral sélectionne la plupart des immigrants, puis ce sont les organisations provinciales, comme les organismes de réglementation régissant les professions et les métiers réglementés, qui décident de la reconnaissance des titres de compétences qui leur permettront de travailler au Canada. La coordination fait quelque peu défaut, mais nous avons déployé diverses mesures pour tenter de résoudre ces difficultés.
Par exemple, notre gouvernement a investi 50 millions de dollars dans des projets en collaboration avec les provinces pour simplifier et accélérer la reconnaissance des titres de compétences des professionnels formés à l’étranger au moyen d’un cadre national au sein duquel nous rassemblons tous les organismes de réglementation, différents secteurs et différents groupes pour mettre au point une norme canadienne commune pour l’évaluation des titres de compétences afin d’améliorer la mobilité des travailleurs des professions et métiers réglementés au Canada et de simplifier la reconnaissance des titres de compétences des professionnels formés à l’étranger comme les personnes qui se trouvent ici derrière moi.
Et nous faisons des progrès. Le premier ministre Harper a obtenu l’aval des premiers ministres des provinces en 2009. Ils ont signé un document selon lequel ils s’engageaient à intervenir auprès des organismes de réglementation des professions afin qu’ils s’efforcent de donner une réponse aux candidats dans un délai d’un an, ce serait un minimum, que la réponse soit négative ou conditionnelle. Les candidats sont en droit d’obtenir une réponse à leur demande de reconnaissance des titres professionnels étrangers dans un délai raisonnable. Ainsi, au besoin, ces personnes peuvent entreprendre des études complémentaires, ou peut-être opter pour un autre métier, ou peut-être même lancer une petite entreprise. Mais les perdre dans un dédale bureaucratique interminable est injuste pour eux, et mauvais pour le Canada. Voilà pourquoi nous avons fait cet investissement. Nous avons mis en place le programme d’orientation avant l’arrivée, comme je l’ai mentionné précédemment. SUCCESS offre des séances dans certains endroits, et l’Association des collèges communautaires en offre dans d’autres. De plus, nous investissons des dizaines de millions de dollars afin de fournir des services de counselling, de conseils et d’orientation pour aider les immigrants à faire des demandes d’emploi et à demander la reconnaissance de leurs titres professionnels avant leur arrivée de même qu’à déterminer dans quelles provinces ils ont le plus de chance d’obtenir une attestation professionnelle et un emploi.
Il existe notamment l’Initiative relative aux professionnels de la santé formés à l’étranger, dirigée par Santé Canada. Il y a aussi le programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers, dans le cadre duquel mon ministère fournit du financement à des organisations, dont les organismes de réglementation, pour résoudre certaines de ces difficultés et simplifier et rationaliser leurs procédures. Vous avez entendu mon annonce à ce sujet. Enfin, le Projet pilote de prêts pour la reconnaissance des titres de compétences étrangers est une des plus récentes initiatives mises en œuvre par notre gouvernement pour aider les professionnels formés à l’étranger à travailler à leur niveau de compétence au Canada, à obtenir une attestation professionnelle, à trouver du travail, à atteindre leur potentiel et à pleinement contribuer à la société canadienne.
Au cours de la dernière campagne électorale en 2011, ici même à Vancouver, j’ai annoncé notre engagement à lancer un projet pilote de microprêts pour les professionnels formés à l’étranger pour les aider à financer de leur formation supplémentaire au Canada, pour les aider à payer les examens professionnels et les frais connexes, notamment un revenu de subsistance. L’un des problèmes observés est que bon nombre de personnes brillantes, comme celles derrière moi, qui arrivent au Canada, découvrent qu’elles doivent suivre de la formation supplémentaire ou payer de coûteux examens professionnels, tout en occupant un emploi de subsistance pour nourrir leur famille. C’est un problème fréquent chez ces personnes qui n’ont pas les moyens de prendre congé du travail pour acquérir la formation au Canada nécessaire à leur attestation professionnelle. C’est un cercle vicieux, d’autant plus que beaucoup d’immigrants ont de la difficulté à obtenir du crédit au Canada. Ils ont dû utiliser une grande part de leurs économies pour déménager ici. Ils se sentent donc pris au piège, et beaucoup d’entre eux se retrouvent piégés dans leur emploi de subsistance, tandis que leurs compétences s’atrophient et qu’ils s’éloignent de plus en plus de la reconnaissance de leurs titres.
Ainsi donc, il y a quelques années, quelques philanthropes et organismes de charité, plus particulièrement en Alberta grâce à l’Alberta Immigrant Access Fund, ont entrepris de s’attaquer à ce problème. Ils ont réuni des philanthropes en mesure de garantir des prêts à des conditions préférentielles auprès de certaines institutions financières, puis, par l’entremise d’un organisme sans but lucratif, ils ont fait connaître leur projet aux professionnels formés à l’étranger qui avaient besoin d’un coup de pouce, en s’adressant à eux à peu près dans ces termes : « Écoutez, nous pouvons vous offrir un financement préférentiel assorti de faibles taux d’intérêt afin de vous permettre d’assurer votre subsistance pendant que vous retournez aux études et, au besoin, pour payer vos examens professionnels, pour obtenir les autorisations nécessaires pour travailler dans votre domaine. » Ils ont observé des résultats phénoménaux. Les participants pouvaient prendre congé de leur emploi de subsistance pour retourner aux études, étudier pour leurs examens professionnels, payer leurs frais de scolarité et les frais des examens et enfin obtenir leur permis d’exercer. Nous avons vu des cas où des travailleurs sont passés d’emploi au salaire minimum à des revenus tout à fait enviables grâce au financement minime, d’un maximum de 10 000 $, fourni par ces prêts.
Je me suis donc dit, voilà une façon brillante et pratique d’aider de nombreux professionnels formés à l’étranger qui sont sous-employés à se sortir de cette situation. Je suis donc très heureux d’annoncer ici, aujourd’hui, que le projet pilote de prêts pour la reconnaissance des titres de compétences étrangers lancé en 2012 a permis, en date d’aujourd’hui, tout juste deux ans plus tard, d’émettre 1 000 microprêts à des professionnels formés à l’étranger. Cela signifie que plus de 1 000 nouveaux arrivants qualifiés ont reçu de l’aide du gouvernement du Canada pour les coûts associés au processus de reconnaissance des titres professionnels. Cela signifie aussi que plus de 1 000 nouveaux arrivants qualifiés peuvent plus rapidement mettre à profit leurs compétences et leur expérience, et que 1 000 emplois spécialisés peuvent être comblés, pour ainsi enrichir l’économie canadienne.
Voilà une bonne nouvelle pour les travailleurs formés à l’étranger, pour les employeurs et pour l’économie canadienne. Je souhaite remercier SUCCESS, l’un des organismes qui nous aident à offrir des prêts pour la reconnaissance des titres de compétences étrangers, à mettre en contact les nouveaux arrivants et les organismes de financement et à rendre tout cela possible.
Certains d’entre vous diront que 1 000 personnes, ce n’est pas beaucoup, mais je vous rappelle qu’il s’agit d’un projet pilote. Nous voulions observer et évaluer les résultats. S’ils s’avèrent positifs, ce qui semble le cas, nous envisagerons d’élargir la portée du projet, en collaboration avec des organismes sans but lucratif comme SUCCESS et des institutions financières, pour offrir ce type de financement à plus grande échelle. Il ne s’agit pas seulement de chiffres ou de théories. Il s’agit d’aider de vraies personnes, comme celles qui se trouvent ici derrière moi.
Donc, voici le Dr Bin Xie, un dentiste formé à l’étranger originaire de la Chine, qui a pris de son temps pour se joindre à nous. Il m’a même offert de me trouver une petite place à son horaire cet après-midi. J’ai mal à une dent. Le Dr Bin a fait ses études à la Harbin Medical University en Chine et a rapidement obtenu un emploi en qualité de dentiste dans un hôpital là-bas. Après avoir poursuivi sa carrière comme dentiste pendant 10 ans, le Dr Xie est venu au Canada en qualité d’immigrant qualifié en 2006. Cependant, il n’a pas pu rester longtemps en raison du coût élevé de la vie et des coûts élevés nécessaires à l’obtention de ses titres de compétences. Il a donc abandonné, avec beaucoup de tristesse, son rêve de devenir dentiste au Canada. Il est cependant retourné à Vancouver avec une détermination renouvelée en 2011 et a travaillé comme technicien dentaire, et, vous savez, comme cela se produit souvent, a poursuivi le processus d’obtention de son permis d’exercer en obtenant d’excellents résultats à chacun de ses examens. Afin, en juillet 2012, le Dr Xie a obtenu un prêt pour la reconnaissance des titres de compétences, ce qui l’a aidé à compléter le processus d’obtention de son permis d’exercer. Après un an de dur labeur et de détermination, le Dr Xie est maintenant un dentiste autorisé et reconnu en Colombie-Britannique. Félicitations.
(Applaudissements)
Je me réjouis toujours d’entendre des histoires de réussite, en particulier lorsqu’elles proviennent de SUCCESS. M. Prem Giri est un physiothérapeute formé à l’étranger originaire du Népal. Il détient un baccalauréat en physiothérapie obtenu en Inde et compte cinq années d’expérience en tant que physiothérapeute sportif au Népal. Lorsqu’il est arrivé au Canada, M. Giri ne savait pas comment il pourrait recommencer à exercer son métier. Il a obtenu un prêt pour la reconnaissance des titres de compétences étrangers en octobre 2012, ce qui lui a permis d’entamer le processus d’obtention de son permis d’exercer. Il a participé au programme de formation en communication à l’intention des professionnels de la santé diplômés à l’étranger et a complété un cours en ligne à l’intention des physiothérapeutes formés à l’étranger. Il se prépare actuellement à son premier examen au printemps 2014 et espère bien redevenir officiellement physiothérapeute avant la fin de l’année. Bonne chance, M. Giri.
(Applaudissements)
Voici maintenant le Dr Sama Hosseini-Montazeri. Ah vous voilà, bonjour! Elle est diplômée en pharmacie à l’étranger et originaire de l’Iran. Elle a obtenu son doctorat en pharmacie en 2006 et a travaillé pendant six ans à titre de pharmacienne. Depuis son arrivée au Canada en 2012 — vous êtes au Canada depuis peu, n’est-ce pas? — Mme Hosseini-Montazeri travaille en qualité d’assistante en pharmacie tout en poursuivant le processus d’obtention de son permis d’exercer comme pharmacienne. En avril dernier, elle a obtenu un prêt pour la reconnaissance des titres de compétences étrangers. Elle a pu s’inscrire auprès du collège des pharmaciens et pharmaciennes de la Colombie-Britannique et a récemment réussi son dernier examen de formation pratique du programme d’éducation permanente de l’université de la Colombie-Britannique. Mme Hosseini-Montazeri a été embauchée en qualité de pharmacienne et attend seulement que son permis soit délivré pour entrer en fonction. Félicitations.
(Applaudissements)
Enfin, M. Rico Pria. Rico, où êtes-vous? M. Rico Pria est un ingénieur formé à l’étranger originaire des Philippines. Il a obtenu son baccalauréat ès sciences en génie mécanique en 2007 et est devenu ingénieur mécanique agréé de la commission de réglementation des Philippines. Il a travaillé en qualité d’instructeur des ingénieurs mécaniques à l'université Southern State jusqu’en 2012. Il a entrepris le processus d’obtention de son permis d’exercer au moyen d’un prêt pour la reconnaissance des titres de compétences étrangers en janvier l’an dernier, il y a un an. Il travaille actuellement comme assembleur mécanisme tout en étudiant à temps partiel à l’institut de technologie de la Colombie-Britannique. Rico apprend les normes canadiennes en matière d’ingénierie et est en voie d’obtenir son titre d’ingénieur auprès de l’association des ingénieurs et des géoscientifiques professionnels de la Colombie-Britannique. Alors, félicitations! Bonne chance à vous aussi.
(Applaudissements)
Donc permettez-moi juste de dire un mot en français. Ça veut dire que c’est une grande preuve du succès de cette approche, de ce financement pour aider les nouveaux arrivants qui ont besoin d’un petit coup de main pour réussir au Canada et pour nous aider à continuer à croître à l’économie canadienne. Je vous remercie tous de vous être joints à nous aujourd’hui, et, plus important encore, de croire en notre pays. Vous êtes venus tenter votre chance ici, et ça n’a pas été facile. Vous devrez franchir beaucoup d’obstacles, mais j’espère que vous réalisez que nous croyons en vous, que nous croyons en votre potentiel, et que nous savons que, grâce à votre dur labeur et à votre détermination, vous réussirez et réaliserez vos rêves ici au Canada. Alors, merci! Dieu vous bénisse. Je répondrai à vos questions avec plaisir lorsque nous aurons terminé. Merci.
(Applaudissements)
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