Vancouver (Colombie-Britannique)
19 février 2014
Le texte prononcé fait foi
Bonjour.
Je vous remercie de vous joindre à moi aujourd'hui pour cette importante annonce.
Je suis ravie d'être ici dans cette belle partie du pays. Le Canada – et surtout la côte de la Colombie-Britannique – est reconnu pour ses eaux propres et nous voulons qu'il continue d'en être ainsi.
Le gouvernement du Canada ne tolère pas les pollueurs de l'environnement marin du Canada.
Je comprends également le besoin de savoir que tout est mis en œuvre pour le protéger.
Avec tout le trafic de navires-citernes qui a lieu et la prévision que le commerce augmentera de façon importante à l'avenir, nous devons nous assurer que les pollueurs sont tenus responsables de leurs actes et que nous intensifions nos efforts au fur et à mesure que le trafic augmentera à l'avenir.
Pour mieux protéger l'environnement, nous avons pris des mesures en imposant des sanctions administratives pécuniaires aux pollueurs. En mars dernier, l'ancien ministre des Transports, Denis Lebel, a annoncé des modifications à la Loi de 2001 sur la marine marchande et la création d'un Comité d'experts en matière de sécurité des navires-citernes pour examiner le système de sécurité pour les navires-citernes actuel et proposer d'autres mesures afin de le renforcer. Nous avons aussi proposé huit mesures de sécurité pour les navires-citernes, dont l'une était l'amélioration du programme de surveillance aérienne.
Ce programme a été hautement apprécié dans le premier rapport du Comité d'experts en matière de sécurité des navires-citernes en décembre dernier pour sa capacité de calibre mondial à être un agent de dissuasion pour les charges illégales de polluants dans les eaux canadiennes et son importante capacité d'intervention en cas de déversement.
Cette capacité est reconnue par des pays comme les États-Unis qui ont demandé à un aéronef du PNSA de les aider lors du déversement d'hydrocarbures du Deepwater Horizon dans le Golfe du Mexique.
J'ai maintenant le plaisir d'annoncer notre mesure de suivi pour cet aspect important de notre engagement.
Je suis fière d'annoncer que nous avons maintenant doublé le financement fédéral pour la surveillance aérienne et le contrôle des navires de 5 millions de dollars pour l'exercice financier 2012-2013 à environ 10 millions de dollars par année (ou 47,6 millions de dollars au cours des cinq prochaines années) pour le programme. Surtout, le gouvernement a financé de façon permanente ce programme important avec un budget continu de 10,7 millions de dollars par année.
L'aéronef derrière moi fait partie de cet effort.
Grâce à lui et aux autres aéronefs de notre flotte, nos responsables peuvent surveiller les navires qui se déplacent dans les eaux de compétence canadienne.
L'équipement à bord de ces avions est à ce point sophistiqué qu'il peut repérer dans nos eaux un déversement d'aussi peu qu'un litre d'hydrocarbures.
L'investissement accru d'aujourd'hui se traduit par un plus grand nombre de vols pour détecter la pollution dans les eaux canadiennes.
Ainsi, sur la côte Ouest, les heures de surveillance passeront de 500 à 700 heures jusqu'en 2017-2018 et, par la suite, ce nombre sera augmenté à 1 200 heures.
Plus de patrouilles seront dépêchées pour la surveillance aérienne des navires-citernes dans le détroit Juan de Fuca et le port de Vancouver, ainsi que la surveillance dans les alentours de Prince Rupert et Kitimat.
De concert avec nos mesures tangibles pour empêcher les déversements de se produire, cette capacité de mieux repérer les hydrocarbures et de les repérer plus souvent, nous pouvons dissuader les pollueurs et garder nos eaux propres.
Par conséquent, nous avons remarqué un déclin du nombre de déversements observés au large des côtes depuis les années 1990.
Les enquêtes de Transports Canada ont mené à de nombreuses poursuites fructueuses contre des pollueurs marins au fil des ans.
En 2012-2013, 97 incidents de pollution ont été découverts par le PNSA à l'échelle nationale, 10 134 bâtiments ont été survolés et 120 075 bâtiments ont été surveillés en utilisant le Système d'identification automatique.
Nous utilisons aussi les données de la surveillance aérienne pour appuyer les mesures d'application de la loi contre les pollueurs.
Comme notre gouvernement l'a annoncé en mars dernier, le Canada prend des mesures concrètes pour mettre sur pied un Système de sécurité de classe mondiale pour les navires-citernes.
Dans le budget fédéral de ce mois-ci, nous avons réitéré notre engagement pour prendre des mesures afin de nous assurer que le régime de sécurité des navires-citernes continue de s'améliorer alors qu'il est prévu que les exportations d'énergie augmenteront et créeront bon nombre d'emplois de grande qualité au Canada.
Le gouvernement élaborera et présentera des réponses détaillées aux recommandations formulées par le Comité d'experts en matière de sécurité des navires-citernes et le représentant spécial concernant l'infrastructure énergétique de la côte Ouest.
Cela contribuera à créer un système de sécurité des navires-citernes qui aidera à soutenir le commerce et à préserver notre environnement marin.
Cela démontre encore une fois notre engagement en ce qui a trait à un réseau de transport sécuritaire et respectueux de l'environnement au Canada.
Merci.