L’honorable Jason Kenney : Et bien, merci beaucoup, Ryan, et merci à Elaine, ma collègue et ministre, de m’accueillir ici dans l’édifice de votre Parlement. Monsieur le sénateur, merci d’être ici. Mesdames et messieurs, je suis extrêmement heureux d’être ici, au Yukon. Je dois avouer que c’est ma première visite et je reçois un accueil des plus chaleureux. Je suis ravi. J’ai commencé la journée au Collège du Yukon où je viens juste de rencontrer des membres de l’Association multiculturelle, que nous appuyons dans leur travail méritoire pour aider à l’établissement des nouveaux immigrants au Yukon, qui sont en nombre croissant.
En fait, j’ai remarqué en descendant de l’avion hier soir une famille d’origine philippine qui était là pour accueillir un parent – un nouveau Yukonnais, probablement un nouveau Canadien – et ce matin au déjeuner, j’ai entendu de la musique latine dans un restaurant administré par un nouveau venu du Costa Rica. Puis au collège aujourd’hui, j’ai vu des Français et des Japonais, dont des chercheurs scientifiques de niveau postdoctoral. C’est un visage du Yukon que trop peu de Canadiens connaissent – le visage d’un territoire dynamique, en croissance et de plus en plus prospère qui mène le Canada vers la croissance économique.
Nous prévoyons que cette année, le PIB du Yukon augmentera d’environ 5,6 %– c’est le taux de croissance projeté le plus élevé au pays pour une foule de raisons. Évidemment, les grands développements miniers en font partie, mais cette situation met en lumière un défi de plus en plus important pour de nombreuses régions du Canada, en particulier de nombreuses régions nordiques et rurales où le secteur des matières premières et des ressources qui investit d’énormes capitaux – des dizaines de milliards de dollars – a besoin de gens qui possèdent les compétences requises pour nous aider à profiter de ces possibilités. Et s’il y a une chose qui fait défaut, c’est un nombre suffisant de personnes pour occuper les emplois de demain.
Nous connaissons tous le scénario démographique du départ à la retraite de nos babyboomers – un taux de natalité inférieur au taux de remplacement. Nous essayons de faire face à cette situation en misant sur un niveau élevé d’immigration, c’est pourquoi nous sommes ravis de constater que la population du Yukon augmente et que des nouveaux arrivants obtiennent leur résidence permanente ici. Mais nous avons encore beaucoup à faire pour nous assurer d’inclure tous les Canadiens à la main-d’œuvre de demain et cela signifie que nous devons nous concentrer particulièrement sur les éléments de nos collectivités qui n’ont habituellement pas fait partie de la population active, qui n’ont pas profité de la dignité que procure un travail et de la capacité de réaliser leur plein potentiel sur le marché du travail pour de nombreuses raisons, y compris nos collectivités autochtones. C’est pourquoi nous investissons des sommes considérables ici au Yukon, et partout au Canada, dans le développement des compétences et dans l’établissement de liens entre ces investissements et des emplois pour les membres des Premières Nations, comme l’« Initiative de formation minière du Yukon », pour laquelle le Premier ministre a annoncé une aide fédérale l’été dernier, et que j’ai vue à l’œuvre aujourd’hui au Collège du Yukon.
Alors, nous investissons des fonds considérables – des fonds fédéraux – dans le développement des compétences et la formation professionnelle des Autochtones, des travailleurs âgés qui ont besoin de se recycler et des nouveaux venus, par l’intermédiaire des services d’établissement que nous fournissons, et nous devons également concentrer nos efforts sur les Canadiens handicapés. Selon le Groupe de travail spécial sur les possibilités d’emploi des personnes handicapées, créé par notre gouvernement, quelque 800 000 Canadiens handicapés sont aptes à l’emploi, mais doivent encore trouver un emploi. Pire encore, près de la moitié d’entre eux ont fait des études postsecondaires et pourtant, un grand nombre sont sans emploi ou sous-employés.
Quel gaspillage de potentiel humain. Si nous avons d’une part cette ressource de talents largement inexploitée, d’autre part des régions et des secteurs partout au pays connaissent des pénuries de compétences, comme je l’ai mentionné, c’est le cas ici au Yukon. Cela doit changer. À l’heure actuelle, le gouvernement du Canada a conclu des ententes sur le marché du travail avec les provinces afin d’aider les Canadiens handicapés à se trouver un emploi et je crois comprendre que Challenges, qui exploite la cafétéria ici, fait du bon travail dans cette direction : en aidant des gens qui doivent surmonter des obstacles à acquérir une bonne expérience de travail et à sentir qu’ils contribuent de manière productive à leur collectivité.
Par le biais des ententes sur le marché du travail visant les personnes handicapées, nous versons des fonds aux provinces à l’appui de programmes et de services comme le counseling d’emploi, la planification de carrière, la formation relative à l’acquisition de compétences et des subventions salariales pour aider les Canadiens handicapés à obtenir un emploi. Dans le passé, ces ententes, que l’on appelle les ententes sur le marché du travail visant les personnes handicapées, n’existaient qu’entre le gouvernement fédéral et les provinces. Je me réjouis d’annoncer aujourd’hui que les choses changent. Je suis heureux d’être ici aujourd’hui avec la ministre Taylor pour annoncer la signature de la toute première entente sur le marché du travail visant les personnes handicapées jamais signée avec un gouvernement territorial (applaudissements).
Je suis ravi que le Yukon soit le premier signataire des gouvernements provinciaux et territoriaux du Canada de cette nouvelle génération d’ententes qui aidera les Canadiens handicapés du Yukon à obtenir de bons emplois. Cette entente avec le gouvernement du Yukon représente un investissement qui pourrait atteindre 2,5 millions de dollars, partagés entre le gouvernement fédéral et celui du territoire. Ensemble, nous aidons des Canadiens handicapés à acquérir les compétences et l’expérience dont ils ont besoin pour trouver un emploi dans leur domaine, tout en donnant aux employeurs un meilleur accès à une réserve d’employés talentueux.
Nous savons qu’ailleurs au Canada, ces ententes ont produit des résultats positifs. On compte environ 300 0000 interventions chaque année dans le cadre de plus de 100 programmes conçus et exécutés par les provinces, et qui maintenant le seront également par les territoires. Ces programmes améliorent vraiment la vie de personnes souffrant d’un handicap, mais nous pouvons faire plus pour les aider à se rapprocher des emplois disponibles. Il ne s’agit pas de former les personnes handicapées simplement pour les former. Nous voulons les former pour qu’elles occupent de véritables emplois.
Je suis heureux de dire que ces ententes ne sont pas les seules mesures prises par notre gouvernement pour créer des débouchés pour les Canadiens handicapés. Ainsi, nous avons annoncé un financement permanent de 40 millions de dollars pour le Fonds d’intégration pour les personnes handicapées et cela contribue aux efforts dont j’ai parlé visant à créer réellement des liens entre les gens et le secteur privé, avec les employeurs. Ce programme sera restructuré pour dispenser de la formation axée davantage sur la demande afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail.
J’ajoute que depuis 2006, le Fonds d’intégration a aidé plus de 34 000 Canadiens handicapés. Le Fonds pour l’accessibilité permet de rendre les lieux de travail et les lieux de rassemblement communautaires plus accessibles – de très simples investissements suffisent parfois pour les rendre accessibles aux personnes handicapées. Pour la première fois, un volet du Fonds sera consacré à l’amélioration de l’accessibilité des lieux de travail afin d’accroître les perspectives offertes aux Canadiens handicapés.
Le budget dévoilé la semaine dernière, le Plan d’action économique de 2014, propose également de rapprocher les Canadiens ayant en particulier une déficience développementale de l’emploi, grâce à un investissement de 15 millions de dollars pour développer l’initiative « Prêts, désireux et capables », et ce financement devrait être disponible aux habitants des territoires également. Dans le cadre de cette initiative, l’Association canadienne pour l’intégration communautaire et les magasins Costco déploient des efforts pour offrir des possibilités d’emploi à des Canadiens ayant une déficience développementale. Nous espérons pouvoir élargir l’initiative. Nous investirons également 11 millions de dollars pour soutenir l’expansion de la formation professionnelle offerte aux Canadiens atteints d’autisme.
De tels programmes s’inscrivent dans la démarche continue du gouvernement pour raffermir l’économie et aider les Canadiens handicapés à réaliser leur plein potentiel. J’aimerais faire une autre observation, à savoir que notre ministre des Finances, mon collègue et ami Jim Flaherty, a fait plus selon moi que tout autre gouvernement et que tout autre ministre des Finances avant lui pour investir dans les possibilités d’emploi pour les personnes handicapées et leur inclusion ainsi que pour assumer un leadership dans ce dossier. Je veux reconnaître ses efforts et le remercier de faire une priorité de ces personnes qui ont parfois besoin d’un tout petit coup de main pour participer à part entière à notre société.
Enfin, je veux remercier Elaine de son bon partenariat face à un grand nombre d’enjeux. Je suis impatient de signer cette entente. Je dois demander, y a-t-il des médias francophones ici? Radio-Canada? Alors, je n’ai pas besoin de le dire en français. Bon, alors merci beaucoup encore une fois. Elaine, à vous la parole et merci de votre accueil et de votre partenariat. Nous serons heureux d’assurer avec vous la prestation de ce programme.
(Applaudissement)
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