Le 15 mai 2014 – Ottawa, Ontario
Sous réserve de modification
Bonjour à toutes et à tous.
Merci de m'avoir invitée.
Comme beaucoup d'entre vous le savent, la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants est la priorité absolue de la politique de notre gouvernement en matière développement international.
Le premier ministre Harper fait la promotion de la santé des femmes et des enfants dans les pays en développement depuis qu'il a lancé, en 2010, l'Initiative de Muskoka du G8 sur cette question.
Il y a quelques semaines, à l'hôpital Mount Sinaï de Toronto, il a parlé du sommet de trois jours intitulé « Sauver chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée » dont il sera l'hôte à la fin du mois, dans cette même ville.
Le sommet réunira des experts canadiens et étrangers du monde entier dans le but d’accélérer la prise de mesures en faveur de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.
Lorsqu'on lui a demandé pourquoi ce dossier était si important pour le Canada, le premier ministre Harper a expliqué que cela était dû à la passion qu’éprouvent les Canadiennes et les Canadiens pour cette question.
Parce que c’est la chose à faire.
Et parce que c’est faisable.
Nul besoin d’être un médecin ou un expert en matière de santé pour être d'accord avec cette déclaration.
Les décès évitables de mères et d’enfants dans les pays en développement constituent l'une des pires tragédies du XXIe siècle.
Aucune mère ne devrait avoir à choisir entre sa vie et la santé de son bébé.
Cependant, les données les plus récentes indiquent que plus de six millions d’enfants meurent avant leur cinquième anniversaire.
Et près de 300 000 femmes meurent pendant leur grossesse.
Cette situation est doublement tragique lorsque l’on pense que la plupart de ces décès auraient pu être évités si ces personnes avaient eu accès à de l'eau potable, à des aliments nutritifs ou aux soins de santé les plus fondamentaux.
Nous ne pouvons rester inactifs pendant que des femmes et de jeunes enfants dans des pays en développement meurent pour des causes qui auraient pu être évitées facilement et à peu de frais.
C’est pourquoi le premier ministre Harper a lancé un appel à l’action à la communauté internationale pour réduire les taux de mortalité chez les mères et les enfants, au moyen de l’Initiative de Muskoka.
Grâce entre autres à l’Initiative de Muskoka, et aux mesures qui ont ensuite été prises à l’échelon mondial, les taux de mortalité maternelle sont en baisse.
Et des millions d’enfants auparavant condamnés célèbrent leur cinquième anniversaire.
Nous n’avons pas encore atteint notre but commun – mais il est à portée de main.
Les valeurs canadiennes que sont la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit orientent notre politique étrangère, laquelle repose sur des principes, et des résultats concrets sont là pour le prouver.
Entre 2010 et 2013, le soutien du Canada a contribué :
- à administrer des vaccins vitaux à 5,8 millions d’enfants;
- à fournir à plus de 180 millions d'enfants deux doses de vitamine A par année, un élément nutritionnel essentiel pour leur permettre de grandir en bonne santé, d'être immunisés et de jouir d'une bonne vue;
- à offrir à près de 2 millions de femmes enceintes, chaque année, des suppléments de fer et d'acide folique pour améliorer l'issue de leur grossesse.
En somme, la situation de la nutrition s’améliore.
Les taux de maladie reculent.
L’accès aux soins de santé s’élargit et ces derniers sont de meilleure qualité.
Nous pouvons éliminer les décès évitables de femmes, d’enfants et de nouveau-nés, et sauver des millions de vies menacées.
De plus, des organisations et des experts de la santé du Canada ont joué un rôle essentiel dans les progrès que nous avons réalisés jusqu’à présent.
Des dizaines d'organisations canadiennes ont conféré de l’autorité et apporté leur appui à l'Initiative de Muskoka.
Ensemble, elles ont formé le Réseau canadien sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.
Nous pouvons tous être fiers du travail qu'elles ont accompli dans le monde entier et du leadership exercé par le Canada sur la scène internationale.
Mais notre travail n’est pas terminé – et il ne le sera pas tant que des vies seront perdues inutilement.
Les progrès se font plus lents dans la plupart des régions d'Afrique subsaharienne, notamment dans les régions touchées par un conflit.
Depuis janvier 2012, le Mali, un pays ciblé pour l’aide canadienne au développement international, traverse une grave crise sur les plans humanitaire et politique et en matière de sécurité. Après une crise alimentaire prolongée dans la région du Sahel, plusieurs groupes armés ont occupé le Nord du Mali, ce qui a mené à un coup d'État militaire le 22 mars 2012. Cependant, depuis une intervention militaire en janvier 2013, le Mali a commencé à rétablir ses frontières et à retrouver une certaine stabilité.
Dans ce contexte, et avant même le sommet de Toronto, , j’ai l’honneur d’annoncer que le Canada versera 10 millions de dollars au Projet de construction et de réhabilitation de centres de santé qui doit être réalise au Mali, en partenariat avec le gouvernement des Pays-Bas.
Le projet renforcera le système des soins de santé dans le Sud du Mali, où la situation en matière de sécurité est plus stable. La construction sera gérée par la Coopération néerlandaise et le Canada contribuera aux coûts dans une proportion de 46 %. Les centres de santé seront gérés par les collectivités locales.
Le projet permettra de compléter la construction de centres de santé répondant à un besoin flagrant et de réhabiliter des centres qui sont grandement détériorés. Il fournira aussi de l'équipement médical comme des tables d'accouchement, de l'équipement à ultrasons, des ambulances, des réfrigérateurs à vaccins à énergie solaire et des stéthoscopes, pour faire en sorte que des services essentiels puissent être offerts aux mères et aux enfants.
L’appui du Canada contribue à la stabilité sociale dans le Sud du Mali et aidera à réduire les taux de mortalité des mères, des nouveau-nés et des enfants grâce à un système de santé amélioré.
Grâce à ce projet, neuf centres de santé de référence et trois centres de santé communautaires seront construits et trois centres de santé seront modernisés.
De plus, 11 centres de santé de référence et 110 centres de santé communautaires recevront de l'équipement qui les aidera à fournir des services de santé essentiels.
Grâce à cette initiative et à d'autres encore, le Canada continuera à mettre la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants à l'avant-plan des priorités mondiales.
Et le Canada incitera une fois de plus le monde à l’action en tenant un sommet de haut niveau sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, à Toronto, à la fin du mois.
Sauver la vie des femmes et des enfants n’est pas seulement une obligation morale – c’est le fondement même de l’édification de collectivités prospères pour la présente génération et pour celles qui suivront.
Ces efforts reflètent les valeurs canadiennes les plus profondes.
Et le Canada continuera à se porter à la défense de ceux et celles qui ne peuvent se défendre eux-mêmes.
Merci.