Le Fonds canadien pour l’enregistrement des faits d’état civil en Amérique latine et dans les Caraïbes, une initiative de 20 millions de dollars sur quatre ans, vise à renforcer les registres nationaux qui contiennent les données d’état civil et les statistiques connexes, pour permettre aux pays de la région de mieux répondre aux besoins des femmes et des enfants.
Puisqu’ils renforceront ces registres, les pays pourront améliorer la planification et la prestation des services de santé offerts aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants. Une identité juridique et un acte de naissance contribueront à réduire le risque d’exploitation des enfants, leur donneront accès à une éducation et, lorsqu’ils seront plus vieux, les aideront à trouver un travail et à exercer leurs droits démocratiques.
L’amélioration des systèmes d’établissement des statistiques de l’état civil et d’enregistrement des faits d’état civil est essentielle pour les pays en développement afin d’assurer la santé des nouveau-nés et des enfants. Il s’agit d’un volet important de l’Initiative de Muskoka. Lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’automne dernier, le premier ministre a parlé de l’importance des données et des statistiques sur l’état civil en vue d’atteindre nos objectifs communs en matière de santé maternelle, néonatale et infantile, surtout en ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) n° 4 et n° 5, soit la réduction de la mortalité infantile et l’amélioration de la santé maternelle. D’autres discussions sur ces thèmes importants figureront au programme du sommet Sauver chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée, lors duquel seront présents des partenaires clés, dont l’UNICEF et la Banque mondiale.
Le premier ministre Stephen Harper présidera le sommet international intitulé Sauver chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée, qui façonnera les futures collaborations qui auront lieu au Canada et dans le monde entier sur la santé des mères et des enfants. Le Sommet se déroulera du 28 au 30 mai 2014 à Toronto.
Il mettra à profit le rôle de chef de file du Canada et tracera la voie à suivre en vue de la prochaine série d’efforts qui seront déployés à l’échelle internationale en faveur de la SMNE. Il réunira des experts canadiens et étrangers représentant la société civile, le milieu des affaires, le monde universitaire, les pays développés ou en développement, ainsi que des organismes et des fondations internationaux qui se préoccupent de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.
Le Sommet portera sur les trois thèmes suivants :
- Obtenir des résultats pour les mères et les enfants : Déterminer comment, ensemble, nous avons obtenu des résultats, et étudier comment les technologies novatrices et les modèles opérationnels sauvent des vies.
- Faire plus ensemble à l’échelle mondiale : Exploiter les nouvelles technologies et les partenariats internationaux pour améliorer la santé des femmes et des enfants.
- Poser des gestes concrets pour la santé des femmes et des enfants : Déterminer des mesures concrètes que le Canada et ses partenaires devront prendre pour veiller à ce que le taux de mortalité recule, la nutrition s’améliore et les enfants fêtent leur cinquième anniversaire.
Les thèmes du Sommet ont été élaborés de concert avec les principaux intervenants canadiens.
En juin 2010, dans le cadre de l’Initiative de Muskoka, le Canada a mobilisé le monde entier en amenant les dirigeants des pays membres du G8 et d’autres pays à s’engager à verser 7,3 milliards de dollars en faveur de la réduction de la mortalité maternelle et infantile et de l’amélioration de la santé des mères et des enfants dans les pays les plus pauvres de la planète.
Pour sa part, le Canada s’est engagé à verser 1,1 milliard de dollars en nouveaux apports entre 2010 et 2015 dans le contexte de cette initiative, afin d’aider les femmes et les enfants des pays les plus démunis. Il a également annoncé qu’il maintiendrait le financement actuel de 1,75 milliard de dollars pour les programmes destinés à améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants au cours de cette même période, ce qui porte son engagement total à 2,85 milliards de dollars.
L’Initiative de Muskoka a éveillé l’attention du monde entier. En septembre 2010, lors du Sommet des Nations Unies sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a lancé l’initiative « Chaque femme, chaque enfant », une initiative mondiale visant à mobiliser les ressources de gouvernements, d’organismes internationaux, du secteur privé et de la société civile afin d’aider les pays du monde à atteindre les OMD 4 et 5, soit réduire la mortalité infantile et améliorer la santé des mères. L’objectif est de sauver 16 millions de vies d’ici 2015.
En septembre 2013, le premier ministre Stephen Harper et M. Jakaya Kikwete, président de la Tanzanie, ont coprésidé une rencontre des Nations Unies intitulée « La santé des femmes et des enfants : le programme inachevé des Objectifs du Millénaire pour le développement ». Organisée pour soutenir l’initiative « Chaque femme, chaque enfant », cette rencontre visait à étudier les moyens d’accélérer les progrès en matière d’amélioration de la santé et de réduction du nombre de décès évitables parmi les mères, les nouveau-nés et les enfants. Le président Kikwete assistera aussi au Sommet de Toronto.
Le Canada est sur le point de respecter les engagements pris dans le cadre de l’Initiative de Muskoka, 80 p. 100 des fonds ayant déjà été versés. Dans le cadre du Programme de partenariat de l’Initiative de Muskoka, le Canada a appuyé les efforts déployés par 28 organismes canadiens pendant trois ans pour réduire la mortalité des mères, des nouveau-nés et des enfants en Haïti, en Afrique et en Asie. Les efforts bilatéraux du Canada sont axés sur l’Afghanistan, le Bangladesh, l’Éthiopie, Haïti, le Malawi, le Mali, le Mozambique, le Nigéria, le Soudan du Sud et la Tanzanie, où les taux de mortalité maternelle et infantile sont élevés. Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, l’Alliance GAVI, l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la Santé et l’Initiative pour les micronutriments sont au nombre des partenaires multilatéraux et internationaux du Canada.