New Maryland (N.-B.) - 15 mai 2014
Merci beaucoup.
Bon après-midi à tous.
Je tiens à remercier Leona pour son aimable présentation et aussi pour son formidable travail en lien avec l’annonce d’aujourd’hui.
Je salue tous mes collègues du caucus qui ont réussi à se joindre à nous aujourd’hui.
C’est merveilleux d’être dans la circonscription de l’honorable Keith Ashfield et de voir que Keith semble aller très bien.
Nous sommes tous très heureux de voir qu’il va bien.
Bob Sopuck est venu du Manitoba.
Il est à la tête du caucus conservateur des chasseurs et des pêcheurs. John Williamson est aussi avec nous, naturellement, puisqu’il est député du Nouveau-Brunswick-Sud-Ouest.
Je salue également le premier ministre Alward et les nombreux membres de l’Assemblée législative qui se sont joints à nous aujourd’hui.
John Lounds, président-directeur général de Conservation de la nature Canada, est avec nous.
Et naturellement, merci à nos hôtes, ici au centre de New Maryland.
Mesdames et messieurs, garçons et filles, dans quelques instants, je vais faire une importante annonce au sujet de la future politique environnementale de notre gouvernement.
Tout d’abord, permettez-moi seulement un bref moment de réflexion.
La terre sur laquelle nous vivons fait parti intrinsèque de notre identité canadienne.
Et la volonté de s’en occuper est plus qu’une priorité seulement pour notre gouvernement.
De l’Atlantique au Pacifique et jusqu’à l’Arctique, c’est pour les Canadiens une passion profondément ancrée.
Nos éleveurs, nos agriculteurs, nos experts-forestiers et nos pêcheurs sont naturellement des conservationnistes.
Beaucoup d’autres personnes comme les chasseurs, les pêcheurs sportifs, ceux qui font du canot ou de la randonnée aiment tout simplement les activités de plein air.
Mais je pense que même les gens qui ne font jamais de plein air vous le diront : la nature, c’est – très concrètement – l’affaire de tout le monde.
Et la grande majorité des Canadiens veulent savoir que leur partie du Canada, si petite soit elle, sera utilisée en fonction de ceux qui s’en serviront dans l’avenir.
C’est un point de vue que nous partageons et ce que nous avons fait le montre bien.
Pour notre gouvernement, l’engagement à l’égard de la conservation découler de nos politiques conservatrices.
C’est la raison pour laquelle nous avons toujours travaillé fort pour protéger et au besoin restaurer le patrimoine national naturel du Canada.
C’est pourquoi nous continuons à créer des parcs nationaux et des aires marines protégées, comme Nahanni et Nááts’ihch’oh; sur l’île de Bathurst et l’île de Sable, ainsi que dans les monts Mealy.
C’est pourquoi nous créons un parc national urbain – le premier au Canada – dans la vallée de la Rouge, à Toronto, dont la superficie, en passant, sera 16 fois plus grande que Central Park à New York.
En fait, depuis le début de notre mandat, nous avons ajouté au réseau canadien des zones fédérales protégées une superficie égale aux trois quarts de la superficie du Nouveau-Brunswick.
Nous avons aussi travaillé avec des entités privées comme Conservation de la nature pour protéger des milliers de kilomètres carrés de terrains privés pour les besoins de la conservation.
C’est pourquoi nous travaillons avec de solides partenaires du secteur privé comme Canards illimités, afin de soutenir des centaines de projets locaux pour sauver, préserver et restaurer l’habitat de la faune qui s’est dégradé, les écosystèmes fragiles et les terres humides en danger.
Ainsi, nous avons fait, je crois, des progrès concrets en ce qui concerne notre environnement, plutôt que de vagues promesses financées par des taxes sur le carbone qui feraient disparaître des emplois.
Maintenant, qu’en est-il de l’avenir ?
Dans le discours du Trône, l’an dernier, notre gouvernement s’est engagé à étendre encore davantage les zones protégées.
Nous avons promis de travailler avec les communautés, les organisations à but non lucratif et les entreprises, afin de créer et de protéger davantage d’espaces verts en milieu urbain, où les Canadiens peuvent plus facilement en profiter, parfois même juste à l’endroit où ils vivent.
Cette année, nous avons adopté au nom du Canada les buts et objectifs des Nations Unies en matière de diversité 2020.
Le gouvernement du Canada est donc tenu d’atteindre d’importants seuils en matière de conservation, de donner aux Canadiens davantage d’occasions d’être en contact avec la nature et de rendre plus accessible l’information concernant notre patrimoine naturel.
Dans le cadre du Plan d’action économique de cette année, nous avons mis de côté des fonds à ces fins.
Je suis donc fier d’annoncer la création du Plan de Conservation national de notre gouvernement. Étant donné que l’amélioration de l’environnement se fait graduellement, je suis aussi heureux d’annoncer que notre gouvernement a approuvé un financement important pour respecter un engagement de cinq ans.
Ces actions constitueront d’importantes étapes vers l’atteinte des buts et cibles de diversité 2020 du Canada.
Ça veut dire protéger dix sept pourcent de nos terres et de nos eaux intérieures et dix pourcent de nos zones marines et côtières.
Dans le prolongement ce que nous avons accompli, notre plan national de conservation donnera aussi davantage de possibilités à nos partenaires - municipalités, groupes de conservation, chasseurs et pêcheurs, propriétaires fonciers et groupes communautaires.
Il leur sera possible d’apporter des améliorations pratiques autour d’eux en lien avec trois priorités.
En soutenant la protection des espaces écologiques importants qui se trouvent sur des propriétés privées, notre Plan permettra aux Canadiens et Canadiennes de préserver les terres et les eaux à l’intérieur et au voisinage de leur communauté.
Les retombées seront mesurées d’après la solidité de ces terres sur le plan écologique et la diversité de la vie qui les habitera.
Deuxièmement, notre plan national de conservation ira au-delà de la création de parcs.
En appuyant, les Canadiens et les Canadiennes dans leurs propres efforts pour restaurer l’habitat de la faune et des terres humides, notre Plan étendra des possibilités de conservation à l’ensemble du paysage.
Enfin, en relevant le défi de la conservation aujourd’hui, nous croyons qu’il est important que tous les Canadiens, qu’ils vivent en milieu urbain, en banlieue ou en milieu rural, partagent la vision et l’expérience d’un environnement sain.
Notre Plan de Conservation National appuiera donc des initiatives qui permettront aux Canadiens des milieux urbains de plus facilement se rapprocher de la nature.
Nous espérons qu’ils profiteront de ce magnifique territoire, qu’ils l’apprécieront, le comprendront, tout comme leurs prédécesseurs, et qu’ils voudront travailler ensemble à sa conservation.
Maintenant, mesdames et messieurs, permettez-moi seulement de terminer ainsi : une véritable intendance, par principe, ne peut être imposée au moyen de la réglementation.
Elle vient du cœur.
Si la vision au cœur du plan national de conservation du Canada doit se concrétiser, il ne faudra pas moins – et c’est notre objectif : que les Canadiens deviennent spontanément et volontairement une communauté d’anges gardiens.
Comme conservateurs, notre objectif est de préserver notre droit inné et de transmettre un héritage précieux à ceux qui viendront après nous.
Dans seulement quelques années, ce sera le 150e anniversaire de la Confédération.
Nous invitons les Canadiens à regarder avec fierté vers le passé, mais aussi, à regarder avec espoir vers l’avenir.
Notre objectif ici aujourd’hui est de veiller à préserver la valeur de notre héritage.
Les Canadiens de l’avenir verront en nous de bons anges gardiens, et ils verront que nous avons laissé notre pays en meilleur état que nous l’avons trouvé.
Merci à vous tous d’être ici.
Merci beaucoup.