L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a porté cinq accusations contre Jennilyn Morris, y compris des accusations relatives à la traite de personnes, à la suite d’une enquête de cinq ans concernant l’embauche illégale de ressortissants étrangers dans la région d’Edmonton.
La Section des enquêtes criminelles de l’ASFC soutient que Jennilyn Morris a embauché des ressortissants étrangers de façon illégale. Les travailleurs étaient au Canada à titre de visiteurs, autorisés à travailler seulement pour d’autres employeurs, ou étaient demeurés au Canada au-delà de leur séjour autorisé. L’Agence prétend que Mme Morris embauchait ces employés contractuels illégaux comme préposés à l’entretien, aux services aux chambres et aux cuisines dans trois hôtels d’Edmonton, comme femmes de ménage dans des résidences privées et comme employés dans une maison d’édition d’Edmonton.
L’ASFC prétend également que Mme Morris a organisé l’entrée d’un ressortissant étranger au Canada au moyen de la fraude, de la déception et de menaces du recours à la force et/ou de la coercition. L’ASFC soutient que Mme Morris a dupé le ressortissant étranger en lui promettant un emploi qui s’est avéré pour un salaire inférieur, un plus grand nombre d’heures de travail et un différent type de travail que ce qui avait été convenu au départ.
Une première comparution est prévue devant la cour provinciale d’Edmonton le 2 juillet 2014.
Les faits en bref
- L’ASFC a exécuté deux mandats de perquisition en avril 2011 et a saisi plus de 12 000 documents déposés en tant que preuves pertinents pour l’enquête.
- Pendant l’enquête, l’ASFC a réussi à identifier, à localiser et à interroger plus de 100 ressortissants étrangers.
- Il s’agit des premières accusations relatives à la traite de personnes portées par l’ASFC contre une personne en Alberta conformément à la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés.
- Nous rappelons aux employés et aux employeurs que toute contravention des dispositions de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés peut entraîner des poursuites criminelles devant les tribunaux.
Citation
« Les ressortissants étrangers qui travaillent ici jouissent des mêmes droits et mesures de protection que les citoyens canadiens et résidents permanents. L’ASFC ne tolérera pas les individus qui ne respectent pas les droits de la personne des travailleurs migrants ou l’intégrité de nos lois en matière d’immigration. Lorsque l’ASFC apprend qu’il y a possibilité d’activité criminelle, elle fait enquête et, au besoin, elle intente des poursuites judiciaires dans toute la mesure permise par la loi. »
Kim Scoville, directeur général régional intérimaire, ASFC, région des Prairies
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