En annonçant aujourd'hui le versement de 20 millions de dollars sur deux ans (de 2014 à 2016), le gouvernement du Canada contribue à un projet qui vise à prévenir la malnutrition aiguë et chronique chez les enfants.
Les fonds canadiens permettront à l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) de réaliser les objectifs du projet au Mali, au Sénégal et au Burkina Faso. Voici en quoi ces objectifs consistent :
- aider les parents naturels et substituts à accéder à des suppléments nutritifs pour leurs enfants et à des renseignements sur les méthodes d'alimentation optimales;
- établir des connaissances pour définir et orienter les politiques mondiales, régionales et nationales de manière à accroître la portée des programmes de nutrition;
- aider à élaborer des pratiques exemplaires pour les programmes de lutte contre la malnutrition chronique et aiguë.
L'IFPRI s'associe à Helen Keller International pour réaliser ce projet. Sa mission consiste à fournir des solutions stratégiques axées sur la recherche pour mettre fin à la famine et à la pauvreté.
En 2014, le Canada a reconfirmé que le Mali et le Sénégal figuraient sur sa liste des pays en développement ciblés en ce qui a trait aux efforts de développement international déployés par le gouvernement du Canada, et il y a ajouté le Burkina Faso. Le Mali est également un pays ciblé dans le cadre de l'initiative sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.
Au sommet Sauvons chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée, qui a eu lieu à Toronto en mai 2014, le premier ministre Stephen Harper s'est engagé à consulter les Canadiens et les principales organisations de la société civile, universités et organisations du secteur privé au cours de l'été. Ces discussions s'appuieront sur l'immense succès du sommet de manière que le riche savoir-faire des Canadiens continue à définir la priorité absolue de notre pays en matière de développement.
Les consultations permettront aussi d'orienter les décisions en ce qui concerne les programmes dans le cadre de l'engagement que le Canada a pris de verser 3,5 milliards de dollars de 2015 à 2020 pour favoriser la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Au cours des consultations d'aujourd'hui avec les agriculteurs, les organisations locales et le secteur privé, on a étudié les meilleurs moyens pour que les engagements mondiaux produisent des résultats concrets pour les personnes dans le besoin, tout en rendant des comptes aux contribuables canadiens. Le Canada est résolu à intensifier les interventions qui auront les plus grandes retombées pour ce qui est de renforcer les systèmes de santé, de réduire le fardeau de la maladie et d'améliorer la nutrition.
Des progrès considérables sont accomplis à l'échelle internationale en faveur de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Le nombre de femmes qui meurent chaque année pendant la grossesse ou à l'accouchement a considérablement diminué (il est passé de 523 000 en 1990 à 289 000 en 2013). Il en est de même pour le nombre de décès chez les enfants de moins de cinq ans, qui est passé de près de 12 millions en 1990 à 6,6 millions en 2012 à l'échelle mondiale.
Le premier ministre Stephen Harper a été l'hôte du sommet Sauvons chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée, lequel a été couronné de succès et a donné un nouvel élan à l'action en faveur de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, à titre de priorité mondiale pour l'après 2015. Le Sommet s'est tenu du 28 au 30 mai 2014 à Toronto (Ontario).
Tout au long de ce sommet, les dirigeants et les spécialistes se sont employés ensemble à faire progresser trois objectifs prioritaires :
Obtenir des résultats pour les mères et les enfants : les participants ont mis en lumière les avantages d'une action coordonnée et les succès remportés depuis 2010. Les dirigeants et les experts ont également souligné l'importance d'appuyer davantage les efforts déployés dans le domaine de la nutrition par l'intermédiaire de partenaires clés tels que l'Initiative pour les micronutriments, le Programme alimentaire mondial, l'Organisation mondiale de la santé et l'UNICEF. En outre, les participants au sommet se sont réjouis à l'annonce que l'Allemagne accueillera en 2015 la réunion sur les mécanismes de réapprovisionnement de l'Alliance GAVI et ils ont exhorté tous les partenaires à intensifier l'appui qu'ils apportent à cet organisme.
Faire plus ensemble à l'échelle mondiale : Les participants au sommet ont aussi indiqué qu'il leur fallait accroître leur collaboration mutuelle et produire des renseignements plus à jour, fiables, exacts et accessibles sur la santé, car il s'agit d'un catalyseur essentiel au renforcement de la responsabilisation au sein des systèmes nationaux des soins de santé. De plus, ils ont convenu qu'un plus grand éventail de compétences et de ressources est nécessaire, notamment du secteur privé, des fondations, des milieux scientifiques et technologiques, des organisations non gouvernementales et de la société civile.
Des gestes concrets pour la santé des femmes et des enfants : Les participants au sommet ont demandé à l'ensemble des partenaires de poursuivre les progrès et d'accélérer les efforts pour atteindre, d'ici à la fin de l'année 2015, les quatrième (réduire la mortalité infantile) et cinquième (améliorer la santé maternelle) Objectifs du Millénaire pour le développement fixés par les Nations Unies. Les discussions ont aussi clairement fait ressortir que, pour mettre fin aux décès évitables de mères et d'enfants en l'espace d'une génération, il faudra mettre en pratique les enseignements tirés à ce jour, notamment en ce qui concerne la nécessité d'un leadership politique, d'engagements financiers continus et de mesures de responsabilisation solides. Il faudra aussi mettre un accent renouvelé sur les méthodes qui se sont déjà avérées efficaces pour sauver la vie de femmes et d'enfants.
Les participants se sont réjouis que le Canada ait réaffirmé sa volonté de consacrer 3,5 milliards de dollars à la SMNE entre 2015 et 2020. Ils ont également demandé aux autres donateurs internationaux de respecter leurs engagements à l'égard des femmes et des enfants d'ici 2015 et après. Les discussions ont aussi fait ressortir la nécessité de fixer des objectifs communs. À cela s'ajoute l'importance pour les gouvernements, les organisations internationales, le secteur privé, la société civile, les entreprises et les responsables du secteur de la santé de veiller à ce que les efforts déployés pour mettre fin aux décès évitables des mères, des nouveau-nés et des enfants de moins de cinq ans d'ici 2030 constituent l'une des grandes priorités du programme de développement après 2015.