Le 25 juillet 2014 – Brampton
Sous réserve de modifications
Bonjour.
Merci d’être parmi nous. Je suis heureux d’être ici, aujourd’hui, au nom du ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Christian Paradis.
L’Histoire nous enseigne que le Canada est systématiquement à l’avant-plan des efforts d’aide humanitaire mondiale destinée à alléger les souffrances lors de tragédies et de grandes épreuves.
C’est une dynamique que nous avons pu constater tout juste l’automne dernier, lorsque le typhon Haiyan s’est abattu sur les Philippines avec toute la force que l’on sait. Avant même que cette tempête sans précédent n’atteigne le littoral, notre gouvernement préparait déjà son intervention. Le Canada et les Canadiens étaient donc bien engagés dans les activités de secours lorsque le véritable impact du typhon a finalement été connu.
Bien peu de gens peuvent comprendre toute la misère que les Philippins ont endurée lors de cette catastrophe, si ce n’est les peuples de l’Amérique latine et des Caraïbes, qui vivent dans une région où les risques de catastrophes naturelles sont 12 fois plus élevés que la moyenne mondiale.
Les peuples de cette région ont eu à composer avec de nombreuses catastrophes, dont des ouragans, des inondations, des sécheresses et des éruptions volcaniques. Et bien sûr, nous nous souvenons tous des graves dommages qu’ont subis Port-au-Prince et les régions environnantes lorsque la terre a tremblé cet après-midi de janvier 2010.
Le tremblement de terre d’Haïti est l’une des plus graves catastrophes naturelles que le monde ait connues. Le séisme a tué plus de 230 000 personnes et en a déplacé 1,3 million d’autres. En outre, la destruction des infrastructures a eu un effet dévastateur sur la prestation des services essentiels et l’activité économique en général.
Au lendemain de la catastrophe, le Canada est intervenu rapidement.
Et il en a été ainsi parce que nous avons depuis longtemps l’habitude d’offrir généreusement notre aide aux peuples qui en ont le plus besoin. Nous mettons en pratique les valeurs qui nous sont chères, et nous tenons à aider nos amis et nos voisins lors des périodes de grande nécessité.
Cette compassion et cette générosité témoignent de l’importance que le Canada accorde à l’aide internationale — qu’il s’agisse de programmes à long terme visant à aider un nombre grandissant de gens à passer de la pauvreté à la prospérité, ou de l’acheminement d’une aide humanitaire d’urgence à ceux qui en ont besoin, quand ils en ont besoin.
De nombreuses raisons motivent un tel engagement. Mais la principale raison est qu’il s’agit de l’expression de nos valeurs intrinsèques; nous avons le devoir moral impératif de venir en aide à ceux qui n’ont pas ce qu’il leur faut pour surmonter les épreuves auxquelles ils sont confrontés.
Et cela comprend une bonne partie de la population actuelle de l’Amérique latine et des Caraïbes.
En 2014, les pays de cette région continueront d’être très exposés à une foule de catastrophes naturelles.
Il s’agit après tout de l’une des régions du monde les plus à risque en matière de catastrophes, tant en ce qui a trait à leur fréquence qu’à leur gravité et à leur ampleur.
Mais les catastrophes naturelles ne sont pas les seules choses qui nuisent à cette région. Il faut en effet souligner les conséquences humanitaires du conflit armé qui déchire depuis si longtemps la Colombie et de la montée de la violence, surtout en Amérique centrale.
La Colombie compte plus de 5,2 millions de personnes déplacées, et 255 000 Colombiens se sont réfugiés en Équateur et au Venezuela.
Il existe certes un dialogue de paix entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie, mais des combats font toujours rage dans certaines parties du pays, ce qui force un nombre croissant de gens à déménager.
Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, la montée de la violence due aux intervenants militaires et paramilitaires, de même que la recrudescence des actes violents perpétrés par les gangs en Amérique centrale, devraient engendrer une augmentation du nombre de demandeurs d’asile et de réfugiés en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Le secret d’une intervention rapide et efficace aux crises humanitaires est d’avoir un système robuste d’aide humanitaire capable de se mobiliser promptement, d’assurer la coordination efficace des intervenants, de défendre les droits des personnes touchées et de promouvoir tant la prévention qu’un état de préparation adéquat.
Aujourd’hui, je suis heureux d’annoncer que le gouvernement du Canada versera 350 000 $ au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies pour appuyer le travail que cet organisme effectue auprès des intervenants de l’aide humanitaire et de ses partenaires gouvernementaux pour renforcer leur habileté à se préparer aux situations de crise et à y répondre.
Le Bureau travaillera avec des partenaires nationaux et internationaux afin d’assurer que l’aide humanitaire se rende aux bonnes personnes lorsqu’elles en ont le plus besoin.
La contribution du Canada fera en sorte que l’action humanitaire puisse s’appuyer sur des données probantes, des stratégies bien définies et des priorités claires.
Et elle permettra d’améliorer le processus décisionnel et de normaliser les évaluations des besoins dans les situations de crise.
Pour terminer, ajoutons que l’aide canadienne permettra également à la communauté internationale de mieux se préparer à la saison des ouragans 2014 et d’offrir de l’aide en cas de besoin.
En tant que Canadiens, nous avons tendance à associer l’aide humanitaire aux catastrophes. Nous croyons que ce qui importe, c’est l’argent que nous donnons après l’événement — qu’il s’agisse d’une catastrophe naturelle ou d’une crise d’origine sociale, environnementale ou politique.
Mais l’aide humanitaire ne se limite pas à cela. Elle comprend aussi l’aide accordée aux intervenants humanitaires et aux pays touchés pour leur permettre de se préparer et de se mobiliser de façon efficace pour répondre aux situations de crise, ainsi que la défense des droits des personnes dans le besoin.
La contribution du Canada annoncée aujourd’hui est un petit pas vers la réalisation de cet objectif, un petit pas dont nous sommes fiers.
Merci.