Le 30 juillet 2014 – Whitehorse (Yukon)– Emploi et Développement social Canada
Le gouvernement du Canada investira près de 1,8 million de dollars par l’intermédiaire du Conseil des Premières Nations du Yukon pour combattre l’itinérance à Whitehorse et dans l’ensemble du Yukon. La ministre d’État au développement social, l’honorable Candice Bergen, en a fait l’annonce aujourd’hui.
Grâce à ce financement sur cinq ans, le Conseil des Premières Nations du Yukon pourra soutenir des projets visant à prévenir et à réduire l’itinérance dans l’ensemble du territoire, y compris dans les collectivités rurales et éloignées, ainsi que des projets qui répondent aux besoins des Autochtones itinérants.
L’approche Logement d’abord constitue la pierre angulaire de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) renouvelée du gouvernement, qui vise à aider les sans-abri à stabiliser leur vie de façon durable en les installant d’abord dans des logements permanents, puis en leur offrant un soutien supplémentaire pour gérer leurs problèmes sous-jacents, comme la toxicomanie ou les troubles de santé mentale. L’objectif est de faire en sorte que ces personnes deviennent des membres actifs et autonomes de la société.
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Document d’information
Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance
La Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance (SPLI) est un programme communautaire unique qui vise à prévenir et à réduire l’itinérance en offrant un financement et des services de soutien directs à 61 collectivités désignées dans toutes les provinces et tous les territoires, de même qu’à des collectivités autochtones, rurales et éloignées partout au Canada.
Dans son Plan d’action économique de 2013, le gouvernement a renouvelé la SPLI en lui accordant un financement total de près de 600 millions de dollars sur cinq ans, jusqu’en mars 2019, et en misant sur l’approche Logement d’abord.
Jusqu’à récemment, on abordait généralement l’itinérance en se concentrant sur la gestion de crise – non seulement au Canada, mais dans nombre de pays développés. Ce modèle s’appuyait fortement sur les refuges et autres interventions d’urgence. En général, les personnes sans abri devaient d’abord participer à une série de traitements et démontrer leur sobriété avant qu’on leur offre un logement. Cette approche s’est toutefois révélée coûteuse et inefficace à long terme.
En effet, sans logement stable, il est beaucoup plus difficile pour les personnes sans abri de suivre un traitement et de gérer leurs problèmes de santé mentale et physique. Elles se retrouvent souvent dans des centres d’hébergement d’urgence, des refuges, à l’hôpital ou en prison, et font appel à un éventail d’autres services d’intervention en cas de crise, ce qui coûte très cher.
L’approche Logement d’abord, pour sa part, vise à fournir immédiatement un logement aux personnes sans abri, avant de leur fournir le soutien nécessaire pour les aider à stabiliser leur vie. Les expériences menées dans d’autres pays ont démontré que cette approche est très prometteuse.
En 2008, sous le leadership du premier ministre Stephen Harper, le gouvernement a versé 110 millions de dollars à la Commission de la santé mentale du Canada pour mener une étude de référence. L’étude a démontré que Logement d’abord :
- met rapidement un terme à l’itinérance et entraîne d’autres répercussions positives sur la qualité de vie;
- représente un investissement financier sensé qui peut entraîner des économies considérables. En ce qui concerne les participants qui avaient le plus souvent recours aux services d’urgence et aux services sociaux, chaque tranche de 10 $ investis a mené à des économies moyennes de 21,72 $ pour le gouvernement;
- fonctionne à long terme. Au cours de l’étude, les participants du groupe Logement d’abord sont demeurés en moyenne 73 % de leur temps dans un logement stable, comparativement à 32 % pour les participants du groupe ayant reçu les services habituels.
Dans l’ensemble, les participants à l’étude étaient moins susceptibles d’avoir des démêlés avec la justice, et ceux qui ont reçu un logement et des services de soutien ont présenté davantage de signes de rétablissement que les autres.
Modèle de l’entité communautaire
Le financement de la SPLI est attribué aux collectivités admissibles selon le modèle de l’entité communautaire, sauf dans certains cas qui relèvent du volet de financement consacré aux collectivités rurales et éloignées, notamment au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest, où Service Canada est responsable de la mise en œuvre. Au Québec, la SPLI est mise en œuvre dans le cadre d’une entente Canada-Québec qui respecte les compétences et les priorités des deux gouvernements en matière de lutte contre l’itinérance.
En vertu du modèle de l’entité communautaire, le gouvernement fédéral confère à un organisme communautaire, souvent l’administration municipale, le pouvoir de choisir et de gérer les projets locaux acceptés dans le cadre de la SPLI. Toutes les demandes de financement doivent être soumises à l’entité communautaire. De plus, toutes les demandes de financement sont évaluées et recommandées à l’entité communautaire par un comité consultatif communautaire ou un comité consultatif régional composé d’un vaste éventail d’intervenants locaux.
Mise en œuvre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance renouvelée
La mise en œuvre de la SPLI renouvelée se fera par le truchement des trois volets de financement suivants, qui fournissent à des collectivités de partout au Canada des fonds pour lutter contre l’itinérance. Dans le cadre de la SPLI renouvelée, l’approche Logement d’abord sera mise en œuvre graduellement et comportera des objectifs de financement précis et tenant compte de la capacité et des ressources variées des collectivités.
1) Collectivités désignées
Un total de 61 collectivités dans l’ensemble du Canada (y compris au Québec*) qui ont un problème important d’itinérance ont été choisies pour recevoir un soutien continu afin de régler ce problème. Ces collectivités – principalement des centres urbains – reçoivent un financement qui doit être égalé par des fonds provenant d’autres sources. Les projets financés doivent soutenir les priorités établies au moyen d’un processus de planification communautaire.
- À partir du 1er avril 2015, les plus grandes collectivités désignées devront investir au moins 65 p. 100 des fonds versés par la SPLI dans le cadre du volet Collectivités désignées dans des activités de type Logement d’abord.
- À partir du 1er avril 2016, les autres collectivités désignées recevant plus de 200 000 $ en financement de la SPLI devront investir au moins 40 p. 100 des fonds versés dans le cadre du volet Collectivités désignées dans des activités de type Logement d’abord.
- Les collectivités désignées qui toucheront moins de 200 000 $ en financement de la SPLI ou qui sont situées dans le Nord seront encouragées à mettre en œuvre des projets de type Logement d’abord, mais elles ne seront pas tenues d’atteindre des objectifs précis.
**Des discussions sont en cours au sujet de l’accord Canada-Québec sur la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance de 2014-2019.
2) Itinérance chez les Autochtones
Grâce au volet de financement Itinérance chez les Autochtones, la SPLI noue des partenariats avec des groupes autochtones pour veiller à ce que les services répondent aux besoins uniques des itinérants autochtones vivant hors réserve dans des villes ou des régions rurales.
- À compter du 1er avril 2016, les collectivités qui recevront plus de 200 000 $ de la SPLI devront investir au moins 40 p. 100 du financement reçu dans le cadre du volet Itinérance chez les Autochtones dans des activités de type Logement d’abord.
- Les collectivités qui toucheront moins de 200 000 $ dans le cadre du volet Itinérance chez les Autochtones de la SPLI seront encouragées à mettre en œuvre des projets de type Logement d’abord, mais elles ne seront pas tenues d’atteindre des objectifs précis.
Les besoins particuliers des Premières Nations, des Inuits, des Métis et des Autochtones non inscrits sont pris en compte. Les Autochtones sans abri ou vulnérables à l’itinérance qui vivent à l’extérieur des réserves peuvent également accéder aux services dans le cadre des volets de financement Collectivités désignées et Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées.
3) Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées
Le volet de financement Itinérance dans les collectivités rurales et éloignées de la SPLI finance des projets dans les régions rurales et éloignées du Canada à l’extérieur des 61 collectivités désignées.
- Ce volet comporte une approche à deux niveaux s’appuyant sur la population rurale. La priorité est donnée aux projets visant des collectivités de 25 000 personnes ou moins (niveau 1).
- Afin de maximiser l’accès au financement de la SPLI pour le plus grand nombre possible de collectivités partout au pays, des activités peuvent aussi être financées dans de grandes collectivités non désignées de plus de 25 000 personnes (niveau 2), selon la disponibilité des fonds.