Le 11 août 2014 – Edmonton, Alberta
Sous réserve de modifications
Bonjour à tous. Merci de votre présence.
Je suis heureux de rencontrer la communauté somalienne ici à Edmonton pour discuter des enjeux en matière d’aide humanitaire et de développement en Somalie.
Au Canada, la plupart des citoyens vivent en sécurité chez eux, disposent de suffisamment de nourriture et d’eau potable, et peuvent accéder facilement à des soins médicaux. Pour eux, la vie des gens dans les zones de conflit est inimaginable.
Je ne fais pas figure d’exception.
Par exemple, j’ai été consterné d’apprendre qu’en 2013, 11,7 millions de personnes dans le monde étaient des réfugiés, et que plus de 33 millions d’autres étaient déplacées à l’intérieur de leur pays.
Mais ce n’est pas une surprise pour vous. La plupart d’entre vous êtes personnellement confrontés à ces problèmes, qui touchent vos familles, vos amis et vos collectivités.
Les femmes et les enfants comptent parmi les plus vulnérables. Ils craignent pour leur sécurité, et beaucoup ont été forcés de fuir leur foyer et de renoncer à leur mode de subsistance, avec pour tout bagage quelques effets personnels.
Toutefois, je suis fier de déclarer que notre pays est déterminé à protéger et à aider les personnes qui continuent à souffrir en raison de conflits et de troubles civils dans les pays en développement. En effet, le Canada est un chef de file mondial lorsqu’il s’agit d’apporter une aide humanitaire aux populations vulnérables du monde entier.
Il en est ainsi parce que depuis longtemps, le Canada aide généreusement les peuples les plus vulnérables du monde. Nous agissons conformément aux valeurs qui nous sont chères et avons le désir d’aider ceux qui en ont le plus besoin.
Cette compassion et cette générosité illustrent bien l’importance que le Canada accorde à l’aide internationale, que ce soit sous la forme de programmes de longue durée conçus pour aider les gens à se sortir de la pauvreté ou sous la forme d’une aide humanitaire d’urgence, au moment et à l’endroit où elle est requise.
Nous prenons cet engagement pour de nombreuses raisons, mais avant tout parce qu’il est l’expression des valeurs auxquelles nous croyons, et parce que nous avons le devoir moral d’aider ceux qui n’ont pas les moyens de surmonter les épreuves auxquelles ils sont confrontés.
Notre gouvernement s’est doté d’une politique étrangère fondée sur des principes qui est représentative de nos valeurs nationales. Les efforts visant à sauver la vie des femmes et des enfants vulnérables sont la manifestation la plus évidente des valeurs que les Canadiens partagent.
En mai dernier, à Toronto, lors du sommet Sauvons chaque femme, chaque enfant, le premier ministre Stephen Harper a présenté la Déclaration de Toronto, qui jette les bases pour prévenir, en l’espace d’une génération, les décès évitables de mères, de nouveau-nés et d’enfants de moins de cinq ans. Pour ce faire, on s’est engagé à consacrer 3,5 milliards de dollars supplémentaires à ces engagements.
Pour aider les femmes et les enfants qui sont touchés par les crises dans les pays en développement, nous travaillons avec des partenaires chevronnés, comme l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La FAO et ses partenaires sont là-bas, sur le terrain, et s’emploient à améliorer la sécurité alimentaire et à assurer un avenir pour tous, malgré la situation souvent désespérée dans laquelle se trouvent ces gens.
La Somalie est en proie à l’une des crises humanitaires les plus graves et les plus longues du monde – le résultat de décennies de conflit et d’instabilité dans un pays où, même dans les meilleures circonstances, la sécheresse chronique force les gens à vivoter.
À l’heure actuelle, en Somalie, près de trois millions de personnes doivent lutter pour se nourrir et plus de 200 000 enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë et risquent de mourir.
Plus d’un million de Somaliens sont déplacés à l’intérieur du pays, et un million d’autres vivent en tant que réfugiés au Kenya, en Éthiopie, à Djibouti et au Yémen.
Une aide internationale substantielle s’avère nécessaire.
Or, le Canada continue d’aider. Nous apportons constamment notre soutien à des organisations humanitaires à l’œuvre en Somalie ou auprès de réfugiés somaliens dans les pays voisins, pour aider à fournir de la nourriture, de l’eau, des services d’assainissement, des soins de santé et des abris d’urgence aux personnes les plus vulnérables, dont les enfants, et les protéger.
C’est pourquoi je suis heureux d’annoncer aujourd’hui, au nom du ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Christian Paradis, que le Canada versera un million de dollars supplémentaires pour aider la FAO à apporter une aide humanitaire en Somalie.
Ce financement contribuera à améliorer la santé et le bien-être des enfants, des femmes et de leurs familles.
Cette aide fera une différence pour environ un million de personnes.
Les populations déplacées qui recevront des intrants agricoles, comme des semences et des outils, seront en mesure de se nourrir, dans l’immédiat et à plus long terme.
Le travail effectué en vue de rétablir les marchés locaux et de mettre en place des organismes communautaires pour appuyer les agriculteurs et les pêcheurs locaux permettra de protéger les moyens de subsistance à long terme.
Par ailleurs, la résilience des communautés confrontées aux sécheresses récurrentes et à d’autres catastrophes naturelles s’améliorera au fur et à mesure que les autorités locales apprendront à mieux gérer les ressources et à se préparer aux catastrophes.
En d’autres mots, le soutien du Canada à la FAO permettra d’assurer que les familles somaliennes obtiennent ce dont elles ont besoin pour survivre.
En conclusion, je peux vous garantir à tous que le Canada continuera de répondre aux besoins des familles confrontées à des crises humanitaires dans le monde en développement.
Je vous remercie.