En mai 2014, le premier ministre Stephen Harper a été l’hôte du sommet Sauvons chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée à Toronto, lequel a été couronné de succès et a donné un nouvel élan aux mesures visant à faire de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants une priorité mondiale au-delà de 2015. Lors du sommet, le premier ministre s’est engagé à mener des consultations auprès des Canadiens, de la société civile, du milieu universitaire et des organisations du secteur privé au cours de l’été. Ces discussions miseront sur l’immense succès du sommet et feront en sorte que le riche savoir-faire des Canadiens continue de façonner la priorité absolue du Canada en matière de développement.
Les consultations permettront aussi d'orienter les décisions à l'égard des programmes dans le cadre de l'engagement de 3,5 milliards de dollars que le Canada a pris pour favoriser la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants de 2015 à 2020.
Durant la tenue du sommet, des dirigeants et des spécialistes ont uni leurs efforts pour promouvoir trois thèmes prioritaires :
Obtenir des résultats pour les mères et les enfants – Les participants au sommet ont souligné les avantages de prendre des mesures concertées et les succès remportés depuis 2010. Les dirigeants et les experts ont aussi mis en relief l’importance d’accroître le soutien en matière de nutrition grâce à des partenaires clés tels que l’Initiative pour les micronutriments, le Programme alimentaire mondial, l’Organisation mondiale de la Santé et l’UNICEF. De plus, les participants ont accueilli favorablement l’annonce selon laquelle l’Allemagne sera l’hôte de la réunion de reconstitution des ressources de l’Alliance GAVI en 2015, et ils ont demandé à tous les partenaires d’accroître le soutien qu’ils accordent à l’Alliance GAVI.
Faire plus ensemble à l’échelle mondiale – Les participants au sommet ont demandé que les efforts de collaboration soient intensifiés. Ils ont aussi demandé que l’information sur la santé soit offerte en temps opportun, et qu’elle soit plus fiable, exacte et accessible, car elle constitue un catalyseur essentiel de la responsabilisation au sein des systèmes de santé nationaux. De plus, ils ont convenu de la nécessité d’un spectre plus vaste d’expertise et de ressources, notamment de la part des partenaires traditionnels, des autorités locales du secteur privé, de la société civile et des citoyens.
Des gestes concrets pour la santé des femmes et des enfants – Les participants ont encouragé tous les partenaires à conserver les gains réalisés jusqu’ici et à insuffler un nouvel élan aux efforts afin d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement 4 (réduire la mortalité infantile) et 5 (améliorer la santé maternelle) des Nations Unies d’ici la fin de 2015. À la lumière des discussions tenues lors du sommet, il est également clair que pour mettre fin aux décès évitables de femmes et d’enfants d’ici une génération, il faudra promouvoir les leçons retenues, notamment le besoin de maintenir un leadership politique, des engagements financiers durables, des mesures de responsabilisation rigoureuses ainsi que mettre à nouveau l’accent sur les méthodes éprouvées pour sauver la vie de femmes et d’enfants.
Les participants ont salué l’engagement renouvelé du Canada de consacrer 3,5 milliards de dollars à la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants de 2015 à 2020. Ils ont également demandé aux autres donateurs internationaux de respecter leurs engagements à l’égard des femmes et des enfants d’ici 2015 et après. Les discussions tenues à l'occasion du sommet ont aussi permis de souligner qu'il est nécessaire d'établir des objectifs communs et que les gouvernements, le secteur privé, les organisations internationales, la société civile, les entreprises et les chefs de file en matière de santé doivent faire en sorte que l'objectif visant à mettre un terme aux décès évitables chez les mères, les nouveau-nés et les enfants de moins de cinq ans d'ici 2030 soit une priorité centrale du programme de développement pour l'après-2015.
Pendant la table ronde d'aujourd'hui, l'initiative suivante a été annoncée :
Renforcer la capacité des travailleurs de la santé de première ligne de réduire la mortalité (15 millions de dollars)
En 2011 au Nigéria, moins de la moitié des femmes avaient accouché en présence d’un professionnel qualifié (48 %), et un nombre encore moindre (45 %) avaient accouché dans un établissement de santé. Un enfant sur huit né au Nigéria n’atteindra jamais l’âge de cinq ans. Dans le cadre de ce projet, le Canada contribue à accroître le nombre et la compétence des sages-femmes, des infirmières et des travailleurs de la santé communautaire dans les États de Bauchi et de Cross River ainsi qu’à améliorer la prestation des soins de santé primaires aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants.
Les travailleurs de la santé de première ligne devraient être en mesure de rejoindre environ 1,9 million de femmes enceintes et de mères et 1,7 million d’enfants de moins de cinq ans et, ainsi, de réduire la mortalité chez les femmes et les enfants et le fardeau global des maladies. Le projet est mis en œuvre par l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires : le Population Council et la Global Health Workforce Alliance.
L’objectif du programme canadien de développement international au Nigéria est d’aider le pays à réduire la pauvreté de façon durable et équitable, en améliorant la capacité du pays de se développer grâce à ses propres ressources. Le Canada appuie les mesures dont la priorité est d'assurer un avenir aux enfants et aux jeunes et de stimuler une croissance économique durable dans deux États : Cross River et Bauchi.
Pour de plus amples renseignements sur les programmes du Canada au Nigéria, consultez le site Web d’Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada.