Le Premier ministre Stephen Harper prononce un discours à la cérémonie d’ouverture du Congrès mondial acadien.
Edmundston (Nouveau-Brunswick) - 8 août 2014
Le texte prononcé fait foi
Le Premier ministre Stephen Harper a fait aujourd’hui la déclaration suivante pour souligner l’ouverture du Congrès mondial acadien 2014, qui se tient à Edmundston, au Nouveau-Brunswick:
« Monsieur le Lieutenant-gouverneur Nicholas, Monsieur le premier ministre du Nouveau-Brunswick Alward, Monsieur le représentant du Québec, le ministre D’Amour, Monsieur le Gouverneur du Maine LePage, Monsieur le Maire Simard, distingués invités, amis acadiens et acadiennes.
« Comme Premier ministre du Canada, c’est un grand honneur pour moi de participer à l’ouverture de cette réunion de la diaspora acadienne, qui réunit des représentants des communautés francophones à travers notre pays.
« Je dois dire que j’ai aussi été très impressionné par la vue du pont Bernard-Valcourt.
« Bernard est sûrement le seul ministre canadien vivant à avoir déjà un pont qui porte son nom et Bernard n’a jamais été ministre des Transports !
« C’est un bel hommage aux qualités bien acadiennes de persévérance et de fierté qu’incarne si bien Bernard.
« Je souhaite spécialement la bienvenue aux délégués de Nouvelle-Angleterre et de Louisiane qui sont parmi nous aujourd’hui.
« Bien que vous ne soyez pas citoyens canadiens, vous faites partie de la famille acadienne élargie et à ce titre, j’espère que vous vous sentirez chez vous ici, au Nouveau-Brunswick, au cours des prochains jours.
« J’ai noté que le Congrès mondial acadien se réunissait tous les cinq ans.
« Cinq ans, c’est la durée maximum d’un mandat parlementaire au Canada.
« On peut faire beaucoup de choses pendant la durée d’un mandat si on a : un objectif clair, des principes solides, une équipe déterminée et l’appui de ses compatriotes.
« C’est ce qu’ont démontré les animateurs successifs du Congrès depuis 1994 et même depuis 1881, si on se reporte à la première Convention nationale des Acadiens.
« Il est juste que nous rendions hommage à ces pionniers aujourd’hui.
« Ce qu’ils ont accompli pour la cause des Acadiens et Acadiennes profite aussi à tous les Canadiens et Canadiennes.
« Dans trois ans, nous célébrerons ensemble le 150e anniversaire de la Confédération canadienne.
« Cette étape historique nous rappellera que le Canada a vu le jour non pas par la victoire d’un groupe ou d’une région sur les autres.
« Non pas en permettant à la majorité de bafouer les droits et les valeurs des minorités.
« Notre pays a réussi, il est aujourd’hui admiré et même envié partout dans le monde, parce qu’il a d’abord été conçu et a grandi dans le cœur de générations d’hommes et de femmes de cultures et d’origines différentes, éparpillés sur cet immense territoire.
« Et, comme il se doit, nous rendrons hommage à la vision, à la détermination et à la conviction des Pères de la Confédération, en particulier John A. Macdonald et George-Étienne Cartier.
« En collaborant franchement et courageusement, pendant de nombreuses années, Macdonald et Cartier ont réussi à unir les aspirations et les intérêts des francophones et des anglophones au sein d’un nouveau pays.
« Mais bien avant que les cloches se mettent à sonner, à minuit, le 30 juin 1867, en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, pour signaler la proclamation de la Confédération, les Acadiens et Acadiennes avaient déjà prouvé, à de nombreuses reprises, pendant très longtemps et souvent dans des circonstances très difficiles, leur attachement à leur patrie.
« Champlain explorait déjà l’Acadie avant de fonder Québec en 1608.
« Votre histoire remonte donc à la source même du Canada.
« Mais la saga acadienne n’est pas un long fleuve tranquille.
« Peu de communautés faisant aujourd’hui partie du Canada ont été autant secouées par le flux et le reflux de bouleversements militaires et politiques, souvent décidés de l’autre côté de l’Atlantique.
« Mais la foi, le patriotisme, la solidarité sont plus forts que l’adversité et l’isolement.
« Contre vents et marées, vous avez développé vos communautés, élevé vos familles, fondé vos institutions.
« Vous avez même forgé votre propre accent pour qu’on comprenne plus clairement votre attachement à votre coin de pays.
« Vous nous rappelez aussi que le Canada est né en français.
« Votre réunion ici, Mesdames et Messieurs, en si grand nombre, votre enthousiasme et votre fierté, sont la preuve la plus éloquente que l’espoir, les sacrifices et le travail de vos ancêtres n’ont pas été vains et que les nouvelles générations d’Acadiens et d’Acadiennes étonneront encore tous leurs compatriotes pendant très longtemps.
« Mesdames et Messieurs, parce que vos ancêtres ont cru en ce pays pendant des siècles; parce que vous l’avez accepté et développé à votre tour avec confiance et fierté, il n’y a pas de plus grand titre de gloire pour un jeune, aujourd’hui, que de pouvoir dire : « je suis Acadien ».
« Merci.
« Vive l’Acadie.
« Vive le Canada. »