Ottawa (Ontario) - 22 août 2014
Le Premier ministre Stephen Harper a fait aujourd’hui la déclaration suivante en souvenir de ceux qui ont été internés au Canada durant la Première Guerre mondiale :
« Il y a un siècle, en raison des craintes suscitées par le déclenchement de la Première Guerre mondiale, des milliers de nouveaux immigrants d’origine européenne ont été internés durant la Première Guerre mondiale, même si rien ne prouvait qu’ils constituaient une menace pour le Canada.
« Un grand nombre des personnes internées, qui étaient arrivées chez nous pour échapper à l’oppression et pour bâtir un avenir meilleur à leur famille, se sont retrouvées en prison simplement parce qu’elles venaient d’un territoire contrôlé par l’Empire germanique ou l’Empire austro-hongrois de l’époque. Cette pratique a persisté, même après que le gouvernement britannique a déclaré que ces soi-disant « étrangers ennemis » sympathisaient en fait avec nos objectifs de guerre et invité le Canada à ne pas les interner.
« Les gouvernements ont le devoir solennel de se défendre contre des menaces légitimes en temps de guerre, mais avec le recul, nous regrettons profondément que cette politique ait été mise en œuvre aveuglément, comme une forme de punition collective allant à l’encontre des principes fondamentaux de la justice naturelle et notamment de la présomption d’innocence.
« Au Canada, nous reconnaissons les erreurs du passé et nous en tirons des enseignements. Nous sommes aussi déterminés à nous souvenir de ceux qui ont souffert. C’est pourquoi, en 2008, le gouvernement a travaillé de près avec les communautés touchées et affecté 10 millions de dollars à la Fondation canado-ukrainienne de Taras Shevchenko pour établir le Fonds canadien de reconnaissance de l’internement durant la Première Guerre mondiale. Nous avons aussi inclus une section sur l’internement dans notre nouvelle version du guide de la citoyenneté, Découvrir le Canada.
« Aujourd’hui, les descendants des personnes internées d’origine ukrainienne, croate, allemande, hongroise, polonaise ou d’autres origines ethniques, se rassembleront dans des églises et des centres communautaires, partout au Canada, pour prier et réfléchir à ce triste épisode de notre histoire. J’encourage tous les Canadiens à prendre part à ces activités.
« Je tiens aussi à remercier la Fondation Shevchenko et l’Association ukraino-canadienne des libertés civiles, qui ont coordonné l’initiative « One Hundred Plaques across Canada » d’avoir joué un rôle important dans la commémoration de ce moment de notre histoire et d’avoir coordonné les activités commémoratives d’aujourd’hui.
« Au moment de nous rappeler le passé, n’oublions pas de célébrer ce qu’ont accompli les personnes internées et leurs descendants, qui ont surmonté tant de difficultés et qui ont tant contribué à notre pays, à titre de citoyens loyaux et dévoués. »