Le 13 août 2014 – Montréal, Québec
Sous réserve de modifications
Bonjour à tous,
Je vous remercie d’être des nôtres.
Je suis heureux d’être à Montréal aujourd’hui pour discuter du programme de développement du Canada.
Le Canada et les organisations de la société civile canadienne sont reconnus à l’échelle mondiale comme étant des chefs de file du développement.
Les Québécois, tout comme les organisations québécoises, jouent un rôle clé dans ces efforts.
C’est pourquoi notre gouvernement est fier de s’associer à plus de 40 organisations non gouvernementales québécoises.
Ces organisations ont une foule de connaissances et une vaste expérience.
La communauté internationale attache une grande importance à leur travail.
Les Canadiens aussi.
Ensemble, nous changeons concrètement le cours des choses et sauvons des vies.
Le Canada mise sur la création de conditions à long terme nécessaires à lutter contre la pauvreté et favoriser la prospérité.
Nous sommes également l’un des principaux donateurs quand il s’agit d’une crise dans le monde, que ce soit ’une catastrophe naturelle ou d’origine humaine.
Offrir une aide humanitaire est l’une des manifestations les plus évidentes de nos valeurs canadiennes.
Le Canada ne peut pas et n’acceptera pas de rester les bras croisés alors que des personnes souffrent à travers le monde.
L’un des exemples les plus frappants, fut sans doute la réponse offerte par le Canada suite au séisme de 2010 en Haïti.
Nous nous souvenons tous des ravages causés par ce séisme, après avoir secoué Port-au-Prince et les régions environnantes, cet après-midi-là de janvier.
Ce séisme demeure l’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire, avec plus de 230 000 victimes.
Et il a forcé le déplacement de 1,3 million de personnes.
Il a détruit des infrastructures et perturbé gravement les services de base et l’activité économique.
Le Canada est immédiatement intervenu après cette catastrophe.
Et c’est l’ensemble du gouvernement qui a agi.
Nous avons affecté 5 millions de dollars dans les 24 heures suivant le séisme.
Nous avons déployé plus de 2 000 personnes directement sur le terrain pour offrir de l’aide.
Nous avons envoyé des soldats, des civils, des scientifiques, des spécialistes et des organisations non gouvernementales.
C’est dans ce contexte que nous avons annoncé la création du Fonds d’aide aux victimes du séisme en Haïti.
Les Canadiens ont versé 220 millions de dollars en dons admissibles.
Notre gouvernement a consenti une somme égale aux dons versés.
Le Canada était sur le terrain immédiatement après le séisme.
Aujourd’hui, nous continuons à fournir une aide à Haïti.
Les organisations canadiennes, et tout particulièrement les organisations québécoises, sont encore actives sur le terrain.
Je suis ravi d’avoir pu discuter aujourd’hui avec des représentants de la plupart de ces organisations.
Les efforts visant le rétablissement ont progressé de manière considérable au cours des dernières années.
Cependant, il reste encore de nombreux défis à relever.
Aujourd’hui, plus de 90 % de la population déplacée a quitté les camps temporaires.
Mais il y reste encore plus de 100 000 personnes.
Et il est de plus en plus complexe de trouver des solutions.
Le nombre de personnes aux prises avec une grave insécurité alimentaire a chuté de près des trois quarts.
Néanmoins, la situation au chapitre de la sécurité alimentaire demeure fragile en Haïti.
Surtout pour les enfants.
Bien que le nombre de cas de choléra ait diminué de moitié depuis 2010, la moitié des cas soupçonnés de choléra dans le monde se trouvent en Haïti.
Quelle dure réalité!
C’est pourquoi le Canada poursuit ses activités en Haïti.
Et ce sont les raisons pour lesquelles, le mois dernier, j’ai désigné de nouveau Haïti comme un pays ciblé par le Canada sur le plan du développement international.
C’est aussi la raison pour laquelle Haïti figure au nombre des pays ciblés par le Canada en ce qui a trait à l’amélioration de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.
Et que nous examinons activement notre collaboration de longue date avec Haïti.
Nous souhaitons nous assurer d’obtenir des résultats concrets pour les Haïtiens.
Ainsi que pour les contribuables canadiens.
Nous savons qu’au cours de la prochaine année, quelque 8 % de la population haïtienne aura besoin d’une certaine forme d’aide humanitaire.
Le Canada sera là pour lui apporter son aide.
Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’annoncer un financement de 1,75 million de dollars à Oxfam-Québec pour aider les Haïtiens à surmonter certaines des difficultés avec lesquelles ils sont aux prises.
Oxfam-Québec travaille de concert avec Médecins du Monde pour améliorer l’accès à :
• de l’eau potable;
• des installations sanitaires;
• des soins de santé primaires.
Ces organisations distribuent des trousses d’hygiène et tiennent des séances de sensibilisation sur l’hygiène pour prévenir des maladies.
Elles aident les personnes déplacées à obtenir des soins et des traitements pour lutter contre les maladies hydriques, notamment le choléra.
Elles établissent aussi un système d’alerte pour la prévention du choléra à Cité Soleil afin de signaler les cas soupçonnés aux autorités de la santé.
Bien que ces interventions d’urgence demeurent nécessaires, le Canada pense aussi à l’avenir.
Il est résolu à aider les Haïtiens dans la reconstruction.
À mettre en place les conditions nécessaires pour favoriser la croissance économique durable et le développement du secteur privé.
Et à briser le cycle de la pauvreté.
Dans ce contexte, le Canada fera une contribution de 8,7 millions de dollars à un projet d’appui à la transition électorale.
Ce projet permettra de renforcer la démocratie et la bonne gouvernance en Haïti.
Le Programme des Nations Unies pour le développement recevra ainsi 6 millions de dollars pour faciliter l’organisation et la tenue d’élections libres, transparentes et inclusives.
De plus, le National Democratic Institute recevra 2,7 millions de dollars pour renforcer la capacité d’Haïti à faire l’observation des élections locales.
L’Institut se servira aussi de ce financement pour :
- contribuer à l’autonomisation de la société civile;
- aider les candidates;
- collaborer avec les partis politiques pour y inclure davantage les femmes.
Haïti est depuis longtemps un pays en développement fragile.
Nos liens sont profonds.
Et remontent à très loin.
Nous entretenons aussi une amitié de longue date.
Les contributions que j’ai annoncées aujourd’hui reflètent cette amitié.
Et la grande fierté du Canada de travailler de concert, avec ses partenaires québécois pour obtenir des résultats en Haïti et dans le monde.
Je vais maintenant répondre aux questions.
Je vous remercie.