Le 21 août 2014 – Edmundston, Nouveau-Brunswick
Sous réserve de modifications
Monsieur le maire d’Edmunston,
Monsieur le président du CMA,
Cher sénateur,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
C’est un plaisir que d’être parmi vous aujourd’hui, pour participer à ce sommet économique dans le cadre du Congrès mondial acadien 2014.
Depuis 20 ans, tous les cinq ans, le Congrès mondial acadien est le lieu de rencontre des Acadiens et amis de l’Acadie.
Il leur permet de se retrouver afin de célébrer fièrement leur héritage et leur culture.
Le soutien du gouvernement du Canada au Congrès démontre bien son engagement envers les communautés, les arts et la culture.
Nous participons ainsi à des projets qui contribuent eux-mêmes à notre économie.
Ce 5e CMA se distingue par le fait qu’il se déroule simultanément dans deux pays.
Il propose en effet des activités dans deux provinces canadiennes et un État américain.
C’est donc une occasion exceptionnelle de faire rayonner les communautés acadiennes auprès de gens venus de partout à travers la planète.
Ceci est surtout vrai pour les régions du Nord-Ouest du Nouveau‑Brunswick, du Témiscouata au Québec et du comté Aroostook, dans l’État du Maine.
Les retombées sociales, culturelles et économiques du CMA sont particulièrement importantes.
Les communautés et l’industrie touristique de la région en bénéficient.
Quant aux autres partenaires ils auront, grâce à ce Congrès, renforcer des relations économiques déjà existantes ou établi de nouvelles.
Pour ma part, je suis ravi de saisir cette occasion de faire le compte rendu de mes activités récentes en matière de Francophonie internationale.
J’ai eu, ces derniers temps de nombreux échanges au sujet de la Francophonie économique,
Avec des membres des communautés francophones en situation minoritaire.
Des organisations de la société civile canadienne, ainsi que des représentants du secteur privé.
Et je suis heureux de pouvoir poursuivre cette discussion avec des représentants de la communauté acadienne,
Notamment en ce qui concerne le rôle que vous pourrez jouer dans la mise en œuvre de la Stratégie économique pour la Francophonie.
Cette action déterminante a été mandatée par les chefs d’État et de gouvernement au Sommet de Kinshasa en 2012.
Il est important pour le Canada que tous les Canadiens et les Canadiennes, surtout ceux et celles provenant des communautés francophones en situation minoritaire, participent à ses actions dans la Francophonie.
Le dialogue avec vos communautés est plus que nécessaire afin de relever de nouveaux défis dans l’objectif d’une francophonie économique forte.
Il s’agit d’une de mes priorités, à titre de ministre du Développement international et de la Francophonie.
Je souhaite renforcer la dimension économique de la Francophonie, dans l’objectif du développement durable des communautés francophones.
Ceci est un ingrédient essentiel à une Francophonie solide, solidaire et dynamique.
Le Canada est donc fier d’avoir assumé un rôle de leadership dans l’élaboration de la Stratégie économique pour la Francophonie au cours des derniers mois.
La Stratégie économique pour la Francophonie sera adoptée lors du prochain Sommet de la Francophonie qui aura lieu à Dakar en novembre prochain.
Ce Sommet sera particulièrement important, puisque les chefs d’État et de gouvernement adopteront, en plus de la Stratégie économique, plusieurs documents déterminant les grandes orientations de la Francophonie pour les prochaines années.
Il s’agit du cadre stratégique 2015-2022, de la programmation 2015-2018 et de la Stratégie jeunesse.
Au cours du Sommet de Dakar, le Canada compte aborder le thème de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants ainsi que celui des mariages d’enfants, précoces et forcés.
Ce sont là deux priorités du Canada en matière de politiques étrangères et de développement international.
Le Sommet de Dakar sera l’occasion aussi de célébrer l’héritage que lèguera le Secrétaire général Abdou Diouf à la Francophonie à la fin de son troisième et dernier mandat à la tête de l’Organisation.
Le Canada souhaite, dans ce contexte, assurer la meilleure succession possible au Secrétaire général.
Le Canada, avec le Québec et le Nouveau-Brunswick ont conjointement présenté la candidature de la très honorable Michaëlle Jean, ancienne gouverneure générale du Canada et actuellement envoyée spéciale pour l’Unesco pour Haïti, afin de lui succéder.
Sous l’égide du Secrétaire général Diouf, la Francophonie est devenue une organisation multilatérale, moderne, efficace et pertinente dans un contexte de gouvernance mondiale.
Je suis persuadé que, si elle est choisie, Mme Jean saura continuer à bâtir sur cet important héritage.
Mme Jean est en effet une personnalité très connue et respectée au Canada et sur la scène internationale.
Elle détient une solide expérience dans les affaires internationales, le développement et la gestion de grands enjeux mondiaux.
En tant que Gouverneure Générale, elle a su tisser des liens constructifs avec des chefs d’État à travers le monde, y compris au sein de la Francophonie.
Elle représente ainsi une Francophonie moderne culturelle et ouverte sur le monde.
Le Canada et la Francophonie possèdent une histoire et des valeurs communes auxquelles nous accordons une importance primordiale.
Des valeurs que sont : la démocratie, le respect des droits de la personne et à la bonne gouvernance.
Elles forment le socle et la raison d’être même de la Francophonie.
Et puisque nous bénéficions d’un tel fondement, nous nous devons de nous atteler à la tâche afin de renforcer la dimension économique de la Francophonie.
En tant que Ministre du Développement internationale et de la Francophonie, il est de mon devoir de déterminer les actions du Canada dans ce sens.
Je me dois de veiller à ce que les secteurs porteurs de la Francophonie profitent au mieux à la population qui forment les États dont elle se compose.
L’éducation et la formation professionnelle, la création d’un environnement et d’une gouvernance propice au développement, le soutien aux petites et moyennes entreprises et à l’entreprenariat.
Voilà autant de moyens à notre disposition afin de donner à la Francophonie la dimension économique qu’il lui faut.
La 40e session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie qui s’est déroulée à Ottawa, le 7 juillet dernier, illustre bien l’importance de développer un cadre législatif propice à la plus grande transparence si l’on veut parvenir à une plus grande croissance économique au sein de la Francophonie.
Le développement économique est un ingrédient lui-même essentiel à la solidarité au sein de la Francophonie.
La croissance économique durable est, par exemple, liée de près au développement social et humain ainsi qu’à la réduction de la pauvreté.
Dans ce contexte, le Congrès mondial acadien ainsi que le Sommet économique dont il fait partie trouve tout son sens.
Il représente une opportunité d’échanges riches et de réseautage fructueux entre gens d’affaires, municipalités, ministères et agences économiques.
Il est le lieu de convergence entre francophones de tous les horizons, à travers le pays et à travers le monde.
Il est la démonstration même du fait que les avancées économiques, réalisées à travers les pays membres de la Francophonie, ont des effets allant bien au-delà des frontières.
Le CMA démontre bien que ces avancées bénéficient réellement aux organisations et aux entreprises canadiennes et acadiennes.
Ici même en Acadie, des entreprises locales bien implantées contribuent considérablement au développement économique international.
Ceci qui a un impact sur l’économie des pays concernés, mais également ici, en Acadie.
Le Canada jouit d’une réputation enviable sur le plan international.
Ce qui fait en sorte que des opportunités arrivent directement à nos portes.
Nous ne devons pas les laisser passer.
Ceci vaut tant pour le Canada que pour l’Acadie.
Et puisque c’est le cas, encourageons le renforcement de la Francophonie économique et le développement d’une économie durable au sein de la Francophonie.
Nous pourrions ainsi créer des opportunités et serions, à notre tour, à même d’en saisir.
Pour rendre possible la concrétisation d’une telle vision pour le bien-être de toutes les populations à travers la Francophonie, il nous faut encourager le dialogue et l'échange de visions.
Promouvoir le développement d’une francophonie prospère qui sans équivoque connaîtrait le véritable développement social et humain qui lui faudrait afin de lutter de manière efficace contre toutes les formes de pauvretés.
Alors, je vous invite à partager votre vision dans la perspective d’une Francophonie économique, durable et prospère.
Je vous remercie.