Pond Inlet (Nunavut) - 25 août 2014
Parcs Canada
Parcs Canada joue un rôle prépondérant dans l’expédition dans le détroit de Victoria en obtenant les permis de recherche archéologique du gouvernement du Nunavut et en coordonnant la recherche des épaves des navires de sir John Franklin. Les efforts de recherche dureront jusqu’à six semaines et se concentreront sur deux régions : Wilmot et Crampton Bay, et le détroit de Victoria. Quatre navires serviront de plateforme, à savoir le navire de la Garde côtière canadienne Sir Wilfrid Laurier, le Navire canadien de Sa Majesté Kingston de la Marine royale canadienne, le Martin Bergmann de l’Arctic Research Foundation et le One Ocean Voyager de One Ocean Expeditions. Se joindra pour la première fois à l’expédition cette année l’Arctic Explorer, un véhicule sous-marin autonome de pointe de Recherche et Développement pour la défense Canada qui a été conçu en collaboration avec des partenaires du secteur privé.
Parcs Canada fournira également de l’équipement, dont :
- deux sonars à balayage latéral Klein, ainsi que des treuils, des ordinateurs et le personnel requis pour les utiliser depuis le Martin Bergmann et l’Investigator;
- un véhicule sous-marin autonome Iver3 doté d’un sonar à balayage latéral, déployé à différents moments depuis le Martin Bergmann et l’Investigator;
- un véhicule téléguidé en eau profonde Falcon, qui peut être déployé pour vérifier une découverte potentielle;
- un navire hydrographique de dix mètres (l’Investigator) pour remorquer un sonar à balayage latéral ou pour déployer un véhicule sous-marin autonome.
À propos de Parcs Canada
Parcs Canada protège et gère à l’échelle nationale des exemples représentatifs du patrimoine naturel et culturel du Canada, et favorise chez le public la connaissance, l’appréciation et la jouissance de ces endroits, de manière à en assurer l’intégrité écologique et commémorative pour les générations d’aujourd’hui et de demain. En tant que chef de file international de l’archéologie sous-marine, Parcs Canada est bien placé pour démontrer comment les nouvelles technologies peuvent aider à localiser et à analyser les épaves afin de redonner vie à une partie de l’histoire de l’expédition Franklin. En 1992, le Canada a désigné lieu historique national l’emplacement des navires de Franklin, à savoir le NSM Erebus et le NSM Terror. Pour de plus amples renseignements sur Parcs Canada, veuillez consulter le site www.pc.gc.ca.
Marine royale canadienne
Les navires de la Marine royale canadienne (MRC) patrouillent régulièrement dans les eaux de l’Arctique. Chaque été depuis plus de dix ans, la MRC travaille directement avec le Service hydrographique du Canada (SHC) afin de recueillir des données bathymétriques à propos du fond marin du Nord. En vertu d’un protocole d’entente en place depuis les deux dernières années, le Service hydrographique du Canada a installé chaque été un sonar sur un navire de la MRC et l’a utilisé pendant deux semaines. Cette année, le NCSM Kingston, un navire de défense côtière de classe Kingston, et son équipage constitueront l’une des quatre plateformes devant servir aux efforts de recherche des épaves et de recherche scientifique déployés dans le cadre de l’expédition dans le détroit de Victoria.
À propos de la Marine royale canadienne
La MRC joue un rôle de premier plan afin de protéger la sécurité des côtes et des voies de navigation du Canada, y compris celles de l’Arctique. La MRC déploie de façon routinière ses navires dans les eaux nordiques du Canada dans le cadre de patrouilles de surveillance des pêches et d’affirmation de la souveraineté et, lorsqu’elle y est autorisée, elle aide les autres ministères à faire appliquer les lois nationales et internationales.
Une plus longue saison de navigation dans l’Arctique entraînera une augmentation de l’activité maritime, y compris du trafic maritime et du tourisme. Cette situation occasionne l’augmentation du risque d’incidents maritimes et d’accidents environnementaux. La MRC effectue des exercices et mène des opérations dans le Nord pour s’assurer d’avoir les capacités nécessaires pour intervenir en cas d’éventuels problèmes liés à la sûreté et à la sécurité dans l’avenir. Sous la direction de la Force opérationnelle interarmées (Nord), dont le quartier général est situé à Yellowknife, la MRC unit régulièrement ses efforts à ceux de l’Armée canadienne et de l’Aviation royale canadienne (ARC) afin d’appuyer les opérations dans le Nord. Pour de plus amples renseignements sur la MRC, veuillez consulter le site www.navy-marine.forces.gc.ca.
Opération QIMMIQ
L’Opération QIMMIQ fait partie intégrante de l’accomplissement des responsabilités continues de surveillance et de défense de la Force opérationnelle interarmées (Nord) dans la région de l’Arctique canadien. La principale affectation du NCSM Kingston sera de participer à l’Opération QIMMIQ au cours de l’été 2014. Cette opération vise à maintenir la souveraineté de la zone de responsabilité de la Force opérationnelle interarmées (Nord) telle qu’elle a été mandatée en vertu de la Stratégie pour le nord du gouvernement du Canada, en recueillant des renseignements acquis grâce à la surveillance et en assurant une présence canadienne dans les régions arctiques éloignées. En plus d’appuyer la présence du Canada dans l’Arctique, l’Opération QIMMIQ permet également de respecter les accords bilatéraux mutuels sur la défense conclus entre l’ARC et nos alliés à l’échelle internationale par l’entremise de capacités maritimes, terrestres et aérospatiales.
Garde côtière canadienne
La Garde côtière canadienne (GCC) appuiera l’expédition dans le détroit de Victoria en fournissant le Navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Sir Wilfrid Laurier, un brise-glace de 83 mètres de classe Arctique 2, équipé d’un hélicoptère MBB BO-105. Le NGCC Sir Wilfrid Laurier est un navire polyvalent de forte endurance qui servira de plateforme opérationnelle clé tout au long de l’expédition.
Chaque été, le NGCC Sir Wilfrid Laurier appuie directement le programme de déglaçage de l’Arctique afin de faciliter la circulation maritime sécuritaire dans les eaux prises par les glaces ou autour de celles-ci. De plus, le navire et son équipage assurent la maintenance des chenaux de navigation ainsi que des centaines d’aides à la navigation, effectuent des opérations de recherche et de sauvetage en mer, et surveillent ou dirigent les interventions en cas de pollution.
Au sujet de la Garde côtière canadienne
La GCC, un organisme de service spécial de Pêches et Océans Canada, possède et exploite la flotte civile de navires du gouvernement du Canada et fournit des services maritimes essentiels à la population canadienne.
Les programmes et les services de la GCC contribuent à :
- protéger les milieux marins;
- soutenir la croissance économique;
- assurer la sécurité du public dans les eaux canadiennes;
- affirmer la souveraineté du Canada.
Pour de plus amples renseignements sur la GCC, veuillez consulter le site www.ccg-gcc.gc.ca.
Recherche et développement pour la Défense Canada
L’agence Recherche et développement pour la Défense Canada (RDDC) appuiera l’expédition dans le détroit de Victoria en fournissant l’Arctic Explorer, un véhicule sous-marin autonome doté d’un système de sonar à la fine pointe de la technologie. Faisant plus de sept mètres de longueur, l’Arctic Explorer est un véhicule de grande autonomie qui produit des images à haute résolution du fond marin sur un plus grand rayon que les sonars précédents. Le déploiement de l’Arctic Explorer permettra de mettre en évidence les technologies novatrices et de calibre mondial du Canada. Pendant ce séjour dans l’Arctique, RDDC effectuera plusieurs expériences en vue d’évaluer et de comprendre les répercussions des basses températures de l’eau sur le rendement de divers types de sonars d’imagerie. Les données découlant des expériences serviront à valider des modèles de sonars existants et à éclairer les décisions de la Marine royale du Canada relativement à ses futurs achats de sonars.
L’Arctic Explorer a été construit par la société International Submarine Engineering Limited, de Port Coquitlam, en Colombie-Britannique, selon un accord de développement conjoint avec Ressources naturelles Canada. Cette année, il a été équipé d’un sonar à ouverture synthétique AquaPix conçu et fabriqué par Kraken Sonar Systems Inc., de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, ainsi que d’un système de radioralliement acoustique fabriqué par Omnitech Incorporated, de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.
Au sujet de Recherche et développement pour la Défense Canada (RDDC)
RDDC est le chef de file national dans le domaine des sciences et de la technologie liées à la défense et à la sécurité. À titre d’agence relevant du ministère de la Défense nationale (MDN), RDDC fournit au MDN, aux Forces armées canadiennes, aux autres ministères ainsi qu’au milieu de la sécurité publique et de la sûreté nationale, les connaissances et les avantages technologiques nécessaires pour défendre et protéger les intérêts du Canada au pays comme à l’étranger.
RDDC a travaillé pour la première fois dans l’Arctique au début des années 1950, lorsque des scientifiques du Conseil de recherches pour la défense ont mis en place des camps et des programmes de recherche et ont fait des découvertes qui sont à la base de notre compréhension actuelle des mouvements des glaciers et des glaces, de la navigation et des vêtements pour le climat arctique. Pour obtenir de plus amples renseignements sur RDDC, veuillez consulter le site www.drdc-rddc.gc.ca.
Service hydrographique du Canada
Le Service hydrographique du Canada (SHC) appuiera l’expédition dans le détroit de Victoria en fournissant deux vedettes hydrographiques équipées de la plus récente technologie de sonars multifaisceaux, et en installant des sonars multifaisceaux à bord du NGCC Sir Wilfrid Laurier et du NCSM Kingston. En étroite collaboration avec la Garde côtière canadienne et la Marine royale du Canada, les hydrographes du SHC recueilleront et interpréteront les données provenant de ces quatre systèmes à multifaisceaux, ainsi que les données recueillies par d’autres navires de l’expédition, en vue de moderniser les cartes hydrographiques de la région.
Un projet semblable réalisé en 2012 a permis de faire le relevé d’un nouveau couloir plus efficace sur le plan de la navigation entre l’île King William et les îles Royal Geographical Society, un couloir qui réduit de jusqu’à sept heures le temps de navigation nécessaire pour contourner l’île King William.
Les eaux visées par l’expédition de cette année n’ont encore fait l’objet d’aucun relevé selon les normes modernes. En plus de la collecte de données bathymétriques, des renseignements marégraphiques seront recueillis tout au long de l’expédition.
Le savoir-faire du SHC en matière de cartographie du fond marin mène à un partenariat naturel avec Parcs Canada et d’autres partenaires de l’expédition dans leurs efforts en vue de retrouver les épaves des navires au fond du passage du Nord-Ouest.
Au sujet du Service hydrographique du Canada (SHC)
Le SHC, une direction de Pêches et Océans Canada, est l’autorité chargée d’effectuer des levés et de cartographier les principales voies de navigation maritime du Canada jusqu’à l’extrémité du plateau continental. Les cartes nautiques du SHC constituent des outils de navigation clés qui aident les marins à naviguer en toute sécurité dans nos eaux. D’autres produits du SHC, comme les annuaires des marées et les instructions nautiques, fournissent des renseignements de soutien essentiels aux navigateurs.
Établi en 1883, le SHC a effectué son premier relevé dans l’Arctique en 1910. Plus le trafic maritime augmente dans l’Arctique, plus les données modernes du SHC sur la topographie des fonds marins et les dangers à la navigation gagnent en importance, car elles contribuent à assurer la sécurité de la circulation maritime et la protection de l’environnement. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le SHC, veuillez consulter le site www.charts.gc.ca.
Agence spatiale canadienne
L’Agence spatiale canadienne (ASC) appuiera l’expédition dans le détroit de Victoria en fournissant des images à haute résolution saisies par satellite. RADARSAT-2, la principale source d’images, est équipé d’un puissant système de radar capable de recueillir des données le jour comme la nuit et à travers la couverture nuageuse, la brume sèche ou la fumée. Dans l’Arctique canadien, le système offre des renseignements exacts et actuels sur le type de glace de mer et l’étendue de cette dernière, sur les caractéristiques côtières et sur la délimitation de la ligne de côte. Les principaux utilisateurs des données sur l’Arctique de l’ASC sont notamment le Service canadien des glaces et le programme Espace d’Environnement Canada, la Garde côtière canadienne, le Service hydrographique du Canada et la Marine royale canadienne.
Au sujet de l’Agence spatiale canadienne (ASC)
Le mandat de l’ASC consiste à promouvoir l’exploitation et le développement pacifiques de l’espace, à faire progresser la connaissance de l’espace par la science et à faire en sorte que les Canadiens tirent profit des sciences et technologies spatiales sur les plans sociaux et économiques. L’ASC est résolue à agir comme chef de file en ce qui a trait au développement et à l’application des connaissances spatiales pour le mieux-être de la population canadienne et de l’humanité. Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’ASC, veuillez consulter le site www.asc-csa.gc.ca.
Service canadien des glaces
Le Service canadien des glaces (SCG) d’Environnement Canada appuiera l’expédition dans le détroit de Victoria en fournissant des renseignements sur la condition historique, actuelle et prévue des glaces en fonction de l’imagerie par satellite en temps réel et archivée et de la reconnaissance aérienne. En plus des comptes rendus quotidiens et des prévisions, le SCG a également fourni des renseignements sur la condition historique des glaces dans la région où l’expédition Franklin a abandonné ses navires. Une analyse de l’imagerie satellite archivée provenant de RADARSAT-1 (premier satellite de télédétection du Canada), de RADARSAT-2 et d’autres détecteurs spatiaux, en plus des dossiers historiques, a aidé à comprendre le mouvement et les caractéristiques de la glace de mer dans le secteur de recherche. Une analyse exhaustive de la glace de mer de la région a permis de réévaluer l’interprétation des preuves historiques sur l’emplacement éventuel des navires.
Au sujet du Service canadien des glaces (SCG)
Le SCG, une division du Service météorologique du Canada d’Environnement Canada, constitue la principale autorité en ce qui a trait aux glaces dans les eaux navigables du Canada, et est l’un des plus grands utilisateurs des renseignements transmis par le système RADARSAT‑2 de l’Agence spatiale canadienne. La glace sous toutes ses formes couvre les eaux du Canada à diverses périodes de l’année et a donc une incidence directe sur bien des aspects de la vie, y compris ceux qui suivent :
- le transport maritime et en eau douce;
- la pêche commerciale;
- l’exploitation des richesses naturelles en mer;
- les habitudes de chasse et de pêche des Inuits
- le tourisme et les loisirs;
- la situation météorologique des régions et le climat à long terme.
Les produits tels que des cartes des glaces, des aperçus des prévisions des glaces et des avertissements de poussée des glaces sont disponibles gratuitement afin de contribuer à maximiser la sécurité des navigateurs du Nord. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le SCG, veuillez consulter le site www.ec.gc.ca/glaces-ice.
Gouvernement du Nunavut
Le ministère de la Culture et du Patrimoine du gouvernement du Nunavut dirigera encore une fois les travaux de levés et d’excavations terrestres effectuées sur l’île King William, en complément aux recherches des épaves des NSM Erebus et Terror réalisées dans le cadre de l’expédition dans le détroit de Victoria. Les activités de cette année consisteront notamment à effectuer des levés, à cartographier et à faire l’excavation de nouveaux sites à Terror Bay, à Erebus Bay et à Victory Point. L’une des priorités de 2014 sera de procéder à la réinhumation de restes de squelettes humains, qui ont été découverts en 2013 à deux endroits associés à l’expédition Franklin à Erebus Bay, et qu’on avait récupéré aux fins d’analyse.
De concert avec des bénéficiaires intéressés de Gjoa Haven, le gouvernement du Nunavut travaille activement en vue d’accroître les retombées à long terme de l’expédition pour les habitants du Nunavut. Pour ce faire, il veille notamment à rendre disponibles de nouveaux renseignements et des ressources portant sur l’histoire complexe du Nunavut dans le cadre d’initiatives éducatives, aux fins d’exposition et d’interprétation. La participation du gouvernement du Nunavut contribue également à la gestion des ressources archéologiques du Nunavut grâce à des travaux d’identification, de documentation et d’analyse qui génèrent des retombées à long terme, comme l’écotourisme et le développement économique.
Les dossiers archéologiques portant sur l’expédition Franklin sur l’île King William sont parmi ceux qui sont les plus étudiés, mais les moins documentés. Depuis 2008, le gouvernement du Nunavut dirige les activités de levés et d’enquêtes sur les sites archéologiques terrestres afin d’obtenir des renseignements à jour sur l’état des sites documentés il y a des décennies, et de rechercher de nouveaux renseignements sur l’expédition Franklin. Ces travaux ont permis de recueillir d’importantes données sur l’état des principaux sites de l’expédition Franklin et d’ajouter à l’inventaire près de 40 sites archéologiques inuits, de même que des centaines d’artefacts aux collections du Nunavut. Ces travaux ont également fourni au gouvernement du Nunavut des renseignements nécessaires à la prise de décisions éclairées quant à la gestion de ces ressources.
Au sujet du Programme d’archéologie du gouvernement du Nunavut
Le ministère de la Culture et du Patrimoine du gouvernement du Nunavut est responsable de l’administration et de la gestion des ressources archéologiques du Nunavut. Ces ressources se composent d’environ 11 000 sites archéologiques documentés qui couvrent une période de près de 4 500 ans d’histoire humaine au Nunavut. Le Programme d’archéologie du Ministère administre les processus d’attribution de permis en matière d’archéologie pour le Nunavut et effectue des fouilles archéologiques qui appuient son mandat de gestion des ressources. Les responsables du Programme élaborent des politiques, établissent des normes et des lignes directrices techniques, et créent, analysent et diffusent des renseignements portant sur la recherche archéologique. Des relations de travail étroites sont maintenues avec le Inuit Heritage Trust, les communautés et les autres organismes des gouvernements territoriaux et du gouvernement fédéral. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le ministère de la Culture et du Patrimoine du gouvernement du Nunavut, veuillez consulter le site www.ch.gov.nu.ca.
Arctic Research Foundation
L'Arctic Research Foundation (ARF) fournira le N/R Martin Bergmann, son navire de recherche de 64 pieds (19 m) à faible tirant d'eau, qu'elle équipera, et qui sera utilisé par le Service d'archéologie subaquatique de Parcs Canada pendant six semaines au cours de l'été 2014. Entre autres projets, le navire appuiera les activités de levés de fonds marins et de recherche liées aux épaves des navires de l'expédition Franklin.
Puisque le N/R Martin Bergmann hiverne à Cambridge Bay, il est disponible pour appuyer les missions dans les eaux arctiques pendant une plus longue période que les autres navires qui doivent se rendre dans la région chaque été. Cette période de disponibilité prolongée permet à l'ARF de contribuer à d'autres projets, au profit des collectivités de l’Arctique. Cette année, l'ARF travaillera avec les artistes locaux afin de construire et d'équiper un nouveau studio d'art à Cambridge Bay, et le navire servira au transport de la saponite lourde provenant de mines trop éloignées pour être accessibles par d'autres moyens. Des artistes locaux, ainsi que les géologues du gouvernement du Nunavut, orchestreront ces efforts.
L'ARF appuiera également plusieurs projets de recherche au cours de l'été. Le N/R Martin Bergmann participera à un projet dirigé par l'Université Queen's visant à étudier la faisabilité d’établir une pêcherie commerciale exploitée par les Inuits et située à Gjoa Haven, par exemple. Le projet, connu sous le nom de programme de pêche exploratoire dans le golfe Reine-Maud, promet de générer de nouvelles connaissances sur la population de poissons de la région ainsi que sur l'incidence des pratiques actuelles de pêche de subsistance et la possibilité de pêche commerciale. Le navire appuiera également le consortium Oceans Tracking Network, dont l’administration centrale est établie à l'Université Dalhousie. Le programme consiste à déployer des technologies de télémétrie acoustique afin de faire le suivi des mouvements et de la migration des poissons et des mammifères marins dans le passage du Nord-Ouest.
Enfin, le N/R Martin Bergmann appuiera le programme scientifique de la Station de recherche du Canada en Extrême-Arctique qui sera construite à Cambridge Bay. Cette année, le navire servira de plateforme pour un projet permanent dirigé par le Centre pour les sciences d'observation de la terre, de l'Université du Manitoba, afin d'étudier les processus de la glace printanière et l'importance de la glace et du moment de la fonte printanière dans la chaîne alimentaire de l'Arctique.
Au sujet de l’Arctic Research Foundation
L'Arctic Research Foundation (ARF) est une organisation philanthropique privée fondée en 2011 afin d'appuyer le développement durable à long terme dans l'Arctique grâce à l'innovation en matière de connaissances et de recherche. L'ARF se spécialise dans la mobilisation et l'utilisation de navires de recherche à faible tirant d'eau navigant à proximité du littoral dans l'Arctique. L'été 2014 marque la troisième saison de recherche océanographique et de soutien logistique pour l’ARF.
Dirigé par une équipe d'experts provenant principalement du milieu des affaires du Canada, l'ARF apporte à l'expédition dans le détroit de Victoria l’expérience et la perspective du secteur privé. L'ARF est l'un des quelques partenaires privés qui travaillent avec le gouvernement du Canada en vue d’approfondir la compréhension de l'environnement de l'Arctique et des personnes qui y vivent.
Société géographique royale du Canada
La Société géographique royale du Canada (SGRC) jouera un rôle de premier plan pour créer des liens entre l’expédition dans le détroit de Victoria, la population canadienne et les passionnés de géographie du monde entier. En sa qualité de centre d'exploration du Canada et de principal promoteur de la littératie géographique au pays, la SGRC informera et éduquera la population canadienne au sujet de l'expédition de cette année, sur la façon dont le projet crée de nouvelles possibilités de résoudre un grand mystère canadien, et sur l’incidence des recherches pour trouver les épaves des navires de l’expédition Franklin sur notre patrimoine et notre histoire du Nord communs.
Pour atteindre cet objectif, la SGRC créera et administrera un site Web riche et interactif qui réunira des cartes, des renseignements sur tous les partenaires et les défis logistiques, le journal de bord du capitaine et bien d'autres choses encore. La SGRC tirera également profit de ses propriétés médiatiques, y compris le magazine Canadian Geographic et Géographica, pour aider à tracer le trajet de l'expédition Franklin et partager les résultats avec son important lectorat. De plus, par l'entremise de son programme national d'éducation, CG Éducation, la SGRC misera sur son réseau de plus de 11 000 enseignants, en concevant du matériel éducatif en trois langues (français, anglais et inuktitut) et des activités portant sur l'expédition Franklin, sur le récit entourant la recherche de cette dernière et sur la vaste histoire de l'Arctique canadien, afin qu'il soit partagé dans les classes d'un océan à l'autre.
Grâce au soutien de la fondation, la SGRC a établi un partenariat avec One Ocean Expeditions afin de fournir un navire conçu pour l’Arctique (One Ocean Voyageur) pour appuyer les nombreux projets en cours que mènent les partenaires. Il permettra notamment aux experts, chercheurs, dignitaires et représentants de collectivités inuites de se rendre sur les lieux de la recherche pendant dix jours au cours de la saison opérationnelle. Il permettra également à la SGRC d'analyser et de communiquer les liens importants entre l'expédition Franklin initiale, les efforts de recherche contemporains dirigés par Parcs Canada et une gamme d’enjeux auxquels est confronté l'Arctique canadien.
De plus, avec le soutien de Shell Canada et de l'Arctic Research Foundation, la SGRC concevra et distribuera un programme éducatif amélioré dans les écoles canadiennes, afin que les enseignants et les élèves puissent acquérir une meilleure base de connaissances et prendre un engagement plus ferme envers l'Arctique et la façon dont il a façonné l'histoire du Canada.
Au sujet de la Société géographique royale du Canada
La SGRC a été fondée en 1929 avec le mandat important de mieux faire connaître le Canada à la population canadienne et au monde entier. Sous le patronage du gouverneur général, la Société a, depuis 85 ans, guidé les efforts vers une plus grande appréciation du patrimoine naturel, culturel et social du Canada.
Bien qu'elle soit surtout connue pour son magazine phare, le magazine Canadian Geographic, la Société possède également d’autres publications comme Geographica et Canadian Geographic Travel. De plus, elle appuie les expéditions de recherche canadiennes et finance la recherche géographique, et son programme d'éducation géographique, CG Éducation, est le plus important programme éducatif du genre au Canada, comptant 11 000 enseignants membres d’un océan à l’autre. Pour plus d’information sur la SGRC, veuillez consulter le site www.rcgs.org.
W. Garfield Weston Foundation
La W. Garfield Weston Foundation est actuellement l’un des plus grands promoteurs privés de la recherche nordique au Canada, ainsi qu’un fier partenaire de l'expédition dans le détroit de Victoria. La fondation, grâce au financement de la Société géographique royale canadienne, appuie la recherche de première ligne et le développement de matériel éducatif pour faire connaître les récits sur le Nord canadien dans l'ensemble du pays.
Les programmes novateurs de la fondation contribuent à sensibiliser la population et à susciter les passions pour les questions propres au Nord. En offrant des prix prestigieux et des bourses à des chercheurs de pointe canadiens, la fondation élargit les connaissances pertinentes et attire l'attention sur les découvertes importantes.
L'expédition dans le détroit de Victoria constitue une excellente occasion de mettre en lumière le Nord et de mieux faire comprendre son importance et le travail essentiel que l'on y accomplit. Cet important effort de recherche en collaboration permet une ouverture sur une plus vaste sensibilisation, une meilleure compréhension et une plus grande attention relativement aux enjeux qui touchent le Nord canadien.
Au sujet de la W. Garfield Weston Foundation
Willard Garfield Weston, sa femme Reta et leurs enfants ont créé la fondation dans les années 1950 en faisant le don d'actions provenant de l'entreprise George Weston Limited. Aujourd'hui, l'entreprise familiale emploie plus de 150 000 personnes, ce qui en fait le plus important employeur privé au Canada. En plus de sa division initiale de boulangerie, Weston Foods, les entreprises de vente au détail d'aliments et de produits de boulangerie comprennent Loblaw Companies Limited. Le succès de ces sociétés, le dévouement de ses employés et la loyauté de ses clients permettent à la fondation de s'acquitter de son mandat de bienfaisance.
Les fondateurs estiment que, comme les fonds ont été générés par le travail acharné et le succès d'entreprises canadiennes, ces octrois devraient être accordés au Canada, au profit des Canadiens et Canadiennes. Depuis trois générations, la W. Garfield Weston Foundation perpétue une tradition familiale qui consiste à appuyer les organismes de bienfaisance du Canada. Aujourd'hui, la fondation consacre une grande partie de ses fonds à des projets dans les domaines de la conservation des terres, de l'éducation et de la recherche scientifique dans le Nord canadien. De plus, elle offre des fonds pour faire avancer la recherche en neurosciences au Canada. Pour plus d’informations sur la W. Garfield Weston Foundation, veuillez consulter le site www.westonfoundation.org.
One Ocean Expeditions
Dans le cadre de l’expédition dans le détroit de Victoria, One Ocean Expeditions fournira le navire One Ocean Voyager, qui servira de plateforme pendant dix jours dans le secteur de recherche, et participera également à l’accomplissement l'engagement de la Société géographique royale du Canada qui consiste à communiquer l'histoire de l'Arctique canadien. Le navire One Ocean Voyager, construit en Europe et conçu pour la recherche scientifique dans les régions polaires (classe 1 A selon le Lloyds Register, permis canadien de type B), mesure 117 mètres de long et peut accueillir environ 170 passagers et membres d'équipage. Le navire tracera la voie vers le passage du Nord-Ouest à titre de plateforme de lancement pour l'équipement de levé appartenant à Recherche et développement pour la défense Canada (incluant l’Arctic Explorer, leur véhicule sous-marin autonome) et dont ce dernier se servira, et transportera l'équipement essentiel de Parcs Canada dans le secteur de recherche. De plus, One Ocean Voyager assurera le transport des scientifiques, commanditaires et dignitaires participants au cours de l'expédition dans le détroit de Victoria.
Au sujet de One Ocean Expeditions
Voyagiste privé canadien fondé en 2007, One Ocean Expedition offre chaque année une douzaine de croisières dans l'Arctique et plus de vingt dans l'Antarctique. Pour les expéditions dans l'Arctique canadien, One Ocean remplace la capacité scientifique des navires par des kayaks de mer et des canots pneumatiques Zodiacs, embauche une équipe de guides, d'éducateurs et de scientifiques expérimentés, et amène des groupes pouvant atteindre jusqu'à 95 passagers pour un voyage unique dans le Nord. Les voyages se font d'un point à un autre, les passagers se rendent par avion dans des collectivités comportant une piste d'atterrissage, comme Resolute Bay, puis sont transportés par traversier jusqu'au navire. Les excursions de One Ocean Expedition font de nombreuses escales et génèrent des revenus importants pour les communautés et les entreprises locales. En plus du programme de stage en collaboration avec le Nunavut Arctic College, ces voyages permettent également d’appuyer les collectivités du Nord par des dons et des programmes de sensibilisation communautaire.
One Ocean Expedition est la propriété de trois membres du Collège des Fellows de la Société géographique royale du Canada, qui en assument également la direction. Pour plus de renseignements au sujet d’OOE, veuillez consulter le site www.oneoceanexpeditions.com.
Shell Canada
Shell Canada est fier de soutenir la Société géographique royale canadienne pour l'élaboration d'outils et de produits éducatifs qui aideront à transmettre les connaissances découlant de l'expédition du détroit de Victoria aux élèves et aux enseignants de partout au pays. Pour plus de renseignements au sujet de Shell, veuillez consulter le site www.shell.com.
Au sujet de Shell Canada
La société Shell Canada Ltd est active au Canada depuis 1911 et emploie environ 8 000 personnes dans l’ensemble du pays. Elle figure parmi les grandes entreprises de fabrication, de distribution et de mise en marché de produits pétroliers raffinés. Shell produit du gaz naturel, des liquides et du bitume. Elle est aussi le plus important producteur de soufre au pays. Ses activités contribuent à la croissance et au développement économiques. Dans ses exploitations, Shell vise à traiter les enjeux sociaux et travaille pour apporter sa contribution aux communautés locales. L'ingéniosité humaine et les technologies de pointe sont essentielles pour répondre à la demande énergétique mondiale à venir. Shell reconnaît qu'aucune entreprise n'est en mesure de développer tout cela en vase clos. Elle travaille en étroite collaboration avec des partenaires de l'industrie et des experts externes afin de favoriser l'émergence d'idées novatrices et de partager les connaissances qui contribuent à stimuler le développement. Pour plus de renseignements au sujet de Shell, veuillez consulter le site www.shell.ca.
Ce document est aussi accessible en inuktitut à l’adresse suivante : http://pm.gc.ca