Sudbury, Ontario
Le 25 août 2014
LE DISCOURS PRONONCÉ FAIT FOI
Merci David [David Simpson, vice-président, Union Gas] pour ces paroles bienveillantes. Permettez-moi de vous souhaiter à tous la bienvenue dans le Nord de l’Ontario, vaste région d’une beauté extraordinaire. Je ne pense pas qu’il y ait un meilleur moment ou un meilleur endroit pour nous rassembler qu’aujourd’hui à Sudbury – la capitale minière du monde, mais aussi un joyau du Canada sur la scène internationale, possiblement un des meilleurs exemples au monde d’une ville pleinement intégrée.
Nous bâtissons ici une région qui a beaucoup à offrir au monde. Il va donc de soi que des personnes de partout dans le monde, dont des gens des quatre coins du Canada, en particulier mes homologues des gouvernements provinciaux et territoriaux, se joignent à moi dans le cadre de cette conférence. Au cours des 24 prochaines heures, mesdames et messieurs, nous discuterons de diverses questions, nous entendrons l’industrie et nous nous engagerons à ses côtés. Mais cet après-midi, je veux vous parler des priorités que j’estime essentielles pour élargir nos perspectives dans les années à venir et par la suite.
Nous savons tous à quel point les industries des ressources naturelles sont importantes pour les Canadiens. Elles représentent directement et indirectement près du cinquième de notre produit intérieur brut. Et quelque 1,8 million d’emplois, répartis dans toutes les régions du pays. Nous savons que l’exploitation des ressources, c’est ce qui permet à nos collectivités de prospérer plutôt que de simplement survivre. Nous savons que les ressources rapportent des recettes qui contribuent à nos programmes sociaux, à l’éducation, aux équipements publics, à notre qualité de vie – toutes des choses qui, comme je l’ai dit hier soir, nous définissent en tant que Canadiens et nous unissent pour former un important tissu social.
L’exploitation des ressources va bien au-delà de l’extraction des minéraux et de l’énergie. Elle a des retombées à tous les niveaux de notre économie. En fait, l’exploitation des ressources joue un rôle moteur dans la croissance économique, elle est littéralement le carburant qui fait rouler notre économie – que ce soit pour la construction, les transports, la machinerie ou les services financiers. On estime que le secteur des ressources naturelles génère des ventes de 180 milliards de dollars dans d’autres secteurs d’activité. À titre d’exemple, Automatic Coating Limited, une entreprise qui a son siège social ici en Ontario, a été en mesure de réorienter ses activités commerciales vers une industrie importante, celle des hydrocarbures, pour s’adapter aux changements qui touchent actuellement ses marchés manufacturiers traditionnels.
Pourtant, il y a dans certains milieux un courant de pensée selon lequel même si l’exploitation des ressources peut sembler acceptable en théorie, en pratique il faut s’y opposer.
Bien entendu, l’exploitation des ressources suscite des inquiétudes légitimes. Nous sommes tous d’accord pour dire qu’elle ne doit pas se faire à n’importe quel prix, que nous devons répondre à des préoccupations réelles en ce qui concerne la sécurité au travail, la santé et la sécurité des citoyens, la performance environnementale et l’adhésion des populations locales.
Alors, au lieu de nous demander tous autant que nous sommes si nous devons ou non exploiter nos ressources, nous devrions plutôt nous demander comment le faire de manière responsable. Comment fournir l’énergie et les ressources dont nous avons besoin d’une manière qui respecte notre environnement à tous et qui assure la participation des populations locales tout en leur profitant. C’est pourquoi l’approche de notre gouvernement – son plan – s’appelle Développement responsable des ressources. Nous croyons qu’il s’agit d’un plan d’action pour réussir sur toute la ligne.
Nous avons mis l'accent sur quatre grandes priorités : premièrement, rendre le processus d’examen réglementaire des grands projets plus prévisible et plus rapide. Bien sûr, d’autres groupes présentent la chose différemment, mais c’est bel et bien ce dont il s’agit. Deuxièmement, nous réduisons le double emploi. Troisièmement, nous renforçons la protection dans des secteurs comme la sécurité du transport maritime, de l’exploitation pétrolière en mer et des pipelines. Et quatrièmement, nous amenons les groupes des Premières Nations à participer à chaque aspect de l’exploitation des ressources.
Il est indéniable que nous avons beaucoup de pain sur la planche. Les discussions que j’ai eues avec mes collègues avant cette conférence et déjà depuis le début de celle-ci me portent à croire que nous serons à la hauteur. C’est le discours que nous tenons, et nos actions y sont conformes. C’est dans ce contexte que j’aimerais développer ma pensée sur le thème de la réunion de cette année : Nos ressources, nouvelles frontières.
D’ailleurs, la frontière est une métaphore bien choisie parce que les frontières débouchent sur des promesses autant que sur des incertitudes. Les frontières nous obligent à nous adapter, à innover, à inventer et à repousser les limites géographiques vers des régions que nous devons apprendre à connaître. Aussi aujourd’hui, j’aimerais vous parler de trois frontières que nous devons explorer ensemble, trois aspects que nous devons travailler si nous voulons exploiter nos ressources avec succès et de façon responsable.
La première frontière est celle des nouveaux marchés. Tout le monde ici sait l’histoire qui s’écrit en ce moment, à savoir que la montée en puissance de la Chine et de l’Inde et d’autres pays émergents accroît la demande d’énergie et de ressources naturelles. On dit que d’ici 2035 le monde consommera un tiers de plus d’énergie qu’aujourd’hui. Et presque toute l’augmentation de la demande proviendra des pays qui ne font pas partie de l’OCDE. Et ça ne s’arrête pas à l’énergie. Il y a également croissance de la demande de minéraux et de produits qui en sont tirés. L’acier, idéalement inoxydable, pour construire de nouveaux édifices. Le cuivre pour câbler les nouvelles tours de bureaux. Le nickel qui permet de fabriquer de nouveaux produits électroniques.
Pensons simplement à la Chine, où j’irai la semaine prochaine, un pays qui s’urbanise 100 fois plus vite aujourd’hui que le Royaume-Uni au XIXe siècle, comme nous l’avons entendu dire plus tôt ce matin. D’ici 2025, la Chine aura besoin de cinq millions de nouveaux bâtiments, dont 3 000 gratte-ciel. Nécessitant une quantité quasi inimaginable de matières premières, y compris, espérons-le, du bois. Un clin d’œil au ministre Arcand et à l’important travail que nous accomplissons pour la construction en bois, et aussi à l’Inde, où pas moins de 80 % des infrastructures qui seront requises d’ici 2030 restent à construire. Pour le Canada, ce déplacement du centre de gravité de l’économie mondiale ouvre accès à des débouchés fort prometteurs. Nous pourrons fournir l’énergie et les matières qui soutiendront la croissance et sortiront des millions de personnes de la pauvreté – en plus de contribuer à la stabilité internationale. Sur tous ces plans, le Canada et ses provinces et territoires devraient être, et sont, prêts à brasser des affaires.
Comme nous l’avons vu récemment en Europe, la sécurité énergétique prend de plus en plus d’importance et sert parfois abusivement à faire avancer des intérêts sur l’échiquier mondial. C’est l’approvisionnement – ou son arrêt – employé comme outil de politique étrangère. La sécurité énergétiquedevient ici une question de sécuriténationale. Or, à l’heure où les pays d’Europe et d’ailleurs cherchent à diversifier à la fois les formes d’énergie qu’ils utilisent et leurs fournisseurs d’énergie, le Canada occupe une position enviable car nous sommes un pays fiable, sûr et responsable – ce que je n’ai pas manqué de souligner lors de la réunion des ministres de l’énergie du G7, en mai, à Rome.
L’évolution de l’économie mondiale offre au Canada une occasion unique de diversifier ses marchés. En ce qui concerne l’énergie, c’est même aujourd’hui un impératif stratégique, puisque les États-Unis, pratiquement notre seul client pour les hydrocarbures, en produit lui-même de plus en plus.
En accédant à leurs formations de schistes et à leur pétrole de réservoirs étanches, les États-Unis transforment leurs relations énergétiques avec le Canada et le monde. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la production de pétrole aux États-Unis aura augmenté de 26 % avant 2020. Parallèlement, les États-Unis ont beaucoup intensifié leur production de gaz de schiste. Il y a deux ans, ils ont détrôné la Russie dans le classement des producteurs de pétrole, et tout indique qu’ils garderont le premier rang jusqu’à la fin de 2035.
Autrement dit, nous devons chercher de nouveaux clients et de nouveaux marchés, et nous devons acheminer notre production d’énergie diversifiée jusqu’à nos côtes. Les conclusions à tirer de cette situation pour le Canada ne pourraient être plus claires : nous devons élargir notre clientèle et repousser nos frontières commerciales. C’est l’occasion à saisir. Le hic, c’est que nous ne sommes pas seuls. La concurrence est vive, et nous risquons d’être évincés, voire ignorés, si nous ne parvenons pas à amener nos ressources aux marchés.
C’est donc la première frontière que nous devons explorer ensemble – développer de nouveaux marchés et le système d’approvisionnement pour les desservir.
La deuxième frontière c’est la gérance de l’environnement. Pour ce qui est de protéger l’environnement, il n’y a pas de compromis possible.
Les événements récents en Colombie-Britannique mettent en évidence l’importance d’une amélioration continue. L’industrie doit redoubler d’efforts… comme nous l’avons fait par nos mesures diversifiées – par exemple, notre détermination à établir des systèmes de sécurité des pipelines et du transport maritime parmi les plus performants. Et à prévoir des régimes de responsabilité appropriés au cas où des problèmes surviendraient quand même.
Lorsqu’il est question de sécurité, on n’en fait jamais trop. Dans le marché mondial compétitif d’aujourd’hui, l’amélioration continue et la poursuite de l’excellence sont le prix d’entrée, les conditions essentielles à la réussite. Et cela vaut pour les entreprises autant que pour l’État. Cela suppose l’adoption de techniques, de pratiques et de technologies nouvelles. Et au gouvernement comme dans l’entreprise, l’innovation est essentielle pour rendre nos infrastructures énergétiques aussi sécuritaires que possible. Que nous transportions de l’énergie par chemin de fer, par navire-citerne ou par pipeline, nos systèmes de sécurité doivent être de calibre mondial – voire exemplaires.
Pour les gouvernements, encourager l’innovation passe d’abord par la mise en place de bonnes assises – une économie saine, moins d’impôts et de bureaucratie, un système réglementaire moderne et l’ouverture de nouveaux marchés dans le cadre d’ententes de libre-échange. Exactement ce que fait notre gouvernement. Et ce qui fait que Bloomberg a classé le Canada parmi les meilleurs pays au monde où faire des affaires.
Les mesures récentes proposées par notre gouvernement renforceront la prévention des accidents, amélioreront l’état de préparation et la capacité d’intervention et accroîtront la responsabilité et l’indemnisation selon le principe du « pollueur-payeur ». Ensemble, elles créeront le réseau de transport d’énergie le plus sécuritaire au monde – sans exception. D’abord, nous devons tout mettre en œuvre, prendre tous les moyens possibles pour éviter les incidents. Nous avons déjà fait beaucoup à cet égard : nous avons instauré de nouvelles amendes qui peuvent être imposées en cas d’incident mineur et éviter que de plus gros incidents ne surviennent et nous avons augmenté le nombre de vérifications et d’inspections à réaliser. Nous conférons des pouvoirs accrus à l’Office national de l’énergie afin qu’il puisse mieux faire appliquer les règles. Et, nous lui demanderons de donner des avis sur l’utilisation des meilleures technologies disponibles pour les pipelines sous réglementation fédérale, par exemple sur le matériel et les méthodes de construction. En ce qui concerne le transport maritime et les pipelines, nous avons prescrit d’importantes augmentations des pouvoirs d’application de la loi et du nombre d’inspections de surveillance et de vérifications de la sécurité.
Quant à la sécurité maritime, nous avons dévoilé de nouvelles mesures pour améliorer l’excellent système de sécurité des navires-citernes du Canada, notamment en investissant dans la technologie de pointe et en modernisant les systèmes de navigation. En outre, la Garde côtière canadienne est en voie d’adopter un système de commandement des interventions qui lui permettra de réagir plus efficacement aux déversements majeurs et d’intégrer ses opérations avec des partenaires clés comme les organisations d’intervention privées du Canada et, dans certains cas, les collectivités des Premières Nations affectées par les marées.
Ces mesures répondent aux recommandations du Comité d’experts en matière de sécurité des navires-citernes et appuient nos efforts pour prévenir les déversements, inspirer la confiance de la population afin que nous puissions réagir et intervenir, nettoyer rapidement dans les rares occasions où un déversement se produit, et bien sûr faire en sorte que les pollueurs paient. Nous exigerons également que les sociétés pipelinières disposent d’un minimum de ressources financières pour couvrir les frais imputables à éventuel accident – et qu’elles aient l’argent en main pour intervenir rapidement. Ce minimum, fixé à un milliard de dollars pour les gros oléoducs, est le plus élevé au monde. Les actions concertées du secteur privé et du gouvernement sont essentielles pour pouvoir respecter nos obligations envers l’environnement.
Enfin, nous savons que l’énergie non consommée est une des meilleures solutions de gérance environnementale – que chaque dollar consacré aux programmes d’efficacité énergétique en apporte de quatre à huit au PIB. En 2011, l’Agence internationale de l’énergie a classé le Canada au deuxième rang pour son taux d’amélioration de l’efficacité énergétique. Nous reconnaissons le travail accompli de concert avec les provinces et les territoires à ce chapitre. Nous avons également appris dans une étude publiée le mois dernier que le Canada a devancé les États-Unis, l’Australie et le Brésil dans le classement des économies éconergétiques établi par l’American Council for an Energy-Efficient Economy. Bref, nous avons une longueur d’avance.
En soutenant l’efficacité énergétique et les écotechnologies, nous contribuons à la résilience de nos collectivités et à la compétitivité de nos industries. Le Canada bénéficie d’un des parcs électrogènes les plus propres au monde, composé à 63 pour 100d’énergie de sources renouvelables – le taux le plus élevée dans le G7. Notre gouvernement s’apprête à adopter des mesures pour réduire les émissions, tout en renforçant l’économie canadienne. En 2012, les émissions ont été de 5,1 pour 100moins élevées qu’en 2005, malgré une croissance économique de 10,6 pour 100En effet, les émissions de carbone par habitant sont descendues à leur niveau le plus bas depuis le début du suivi.
La troisième et dernière frontière dont je désire parler cet après-midi, c’est celle qui nous touche de plus près. Voyez-vous, nous ne pouvons partir à la conquête du monde – nous ne pouvons atteindre les marchés étrangers dont nous avons tant besoin – si nous ne misons pas d’abord sur la mobilisation de nos collectivités et sur l’obtention de la confiance de notre propre population.
Et à ce chapitre, il n’y a rien de plus important que nos négociations avec les communautés des Premières Nations. Il s’agit, comme certains d’entre vous le savent peut-être déjà, d’un sujet qui me passionne. J’ai eu la chance de passer huit ans de ma vie dans ces collectivités des Premières Nations isolées et éloignées en tant qu’infirmier et avocat. En effet, grâce à cette expérience, dont plus de six années passées ici même dans le Nord de l’Ontario, j’ai eu le privilège de travailler avec ces collectivités et de comprendre toutes les contributions importantes qu’elles apportent au développement responsable des ressources.
Ces expériences m’ont appris que les Premières Nations sont des peuples fiers qui veulent un avenir meilleur pour leurs enfants et pour eux-mêmes. J’ai également appris de leur immense respect pour des éléments tels que l’environnement, l’utilisation des terres, l’utilisation traditionnelle du territoire et la cartographie planifiée et culturelle, toutes des activités qui ont eu lieu lors de l’évaluation environnementale du Cercle de feu. Nous avons constaté, monsieur le Ministre Gravelle, que nous devons mobiliser ces collectivités d’une manière qui comprend et accepte que c’est de cette façon que nous devons agir pour progresser.
Et cela va bien au-delà de toute obligation constitutionnelle ou juridique. C’est tout simplement ce qu’il convient de faire. En tant que ministre responsable du Cercle de feu, je sais à quel point il est important de mobiliser les collectivités, toutes les collectivités de la région, pour travailler efficacement avec les homologues des gouvernements provinciaux et de l’industrie. Mais ne vous y trompez pas, ces communautés, notre région, veulent profiter de la prospérité économique et des possibilités qui viennent avec l’exploitation responsable des ressources.
Je crois que le Cercle de feu est riche en promesses – le développement de ressources traditionnelles qui exigera des investissements substantiels, de nouvelles routes et des infrastructures essentielles afin de s’assurer que les collectivités disposent d’un accès routier et de l’électricité comme éléments à promouvoir par l’industrie et les collectivités dans le Nord de l’Ontario.
Pour gagner la confiance de la population, il faut que cette dernière croie ce qu’affirme les gouvernements et l’industrie et en les actions de ces derniers. Les gouvernements et l’industrie doivent écouter les préoccupations exprimées et y répondre. La confiance se gagne aussi par la transparence. Une des raisons derrière la possibilité d’imposer des règles comme la déclaration obligatoire pour le secteur de l’extraction – un sujet à l’ordre du jour de cette conférence – est d’en arriver à un certain consensus.
J’ai mentionné précédemment combien il était judicieux de tenir la réunion ici à Sudbury – une ville dont les origines remontent à la découverte du nickel en 1883. Je crois qu’il est important de souligner qu’à elle seule, cette découverte a non seulement propulsé la ville dans l’avenir, mais a aussi déclenché une vague d’immigration européenne : on venait ici commencer une nouvelle vie sur une nouvelle terre.
Ce n’était pas la dernière fois qu’une simple découverte locale ferait des vagues sur toute la planète. Et ce n’était pas non plus la dernière fois que des terres situées aux confins du Canada deviendraient des destinations internationales, des lieux remplis de promesses. Des lieux qui exercent sur d’autres peuples un pouvoir d’attraction. Mes amis, nous avons de nouvelles frontières à conquérir. Et, tout comme nos ancêtres qui ont façonné le Canada en se mesurant aux forêts, aux marécages, aux montagnes et aux plaines, ce n’est qu’en unissant nos efforts – pour rallier notre population et pour rallier le monde – que nous réussirons.
J’entrevois avec plaisir de collaborer avec vous tous, pas seulement aujourd’hui, pas seulement demain, mais dans l’avenir afin que nous progressions ensemble vers la conquête de ces nouvelles frontières.
Je me présente, mesdames et messieurs, je suis Greg Rickford, député de la vaste circonscription de Kenora. C’est pour moi un honneur et un privilège de représenter mes électeurs en ma qualité de ministre responsable de FedNor et de ministre des Ressources naturelles du Canada. Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de prendre la parole devant vous.