Le 21 août 2014 – Toronto, Ontario
Sous réserve de modifications
Chungsen Leung, député :
Bonjour à tous.
Je suis heureux d’être ici aujourd’hui et enchanté de vous voir si nombreux.
Une des vérités qui ne se dément pas au sujet du développement est que la croissance économique est indispensable si l’on veut aider des gens à passer de la pauvreté à la prospérité.
Et c’est certainement vrai.
Les sociétés qui ont une assise économique solide sont plus susceptibles d’avoir des citoyens instruits, capables de profiter des possibilités qui se présentent normalement dans un milieu économiquement florissant.
Mais, pour qu’une personne en arrive là – au point où elle possède les compétences requises pour décrocher un emploi, diriger une entreprise et contribuer à l’essor économique de sa collectivité –, il y a deux conditions indispensables.
La première est la santé.
Comme il est dit dans la mission de l’Organisation mondiale de la Santé : « Une meilleure santé est essentielle au bonheur et au bien-être des humains. Elle contribue aussi de manière importante au progrès économique puisque les populations en santé vivent plus longtemps, sont plus productives et occasionnent moins de coûts. »
La deuxième condition indispensable est l’éducation.
Aucune société ne peut espérer avancer si ses citoyens ne possèdent pas les compétences élémentaires nécessaires pour réussir dans la vie.
Savoir lire, écrire et compter sont des compétences de base dont nous avons tous besoin pour gagner notre vie, mais ce sont aussi des notions élémentaires qui poussent les gens à continuer à apprendre tout au long de leur vie.
L’apprentissage est constant. Chaque nouvelle expérience vient parfaire nos connaissances.
Nous ne cessons jamais d’apprendre. Mais, nous devons commencer à un moment donné. L’éducation est extrêmement importante durant la petite enfance, car elle prépare aux études futures et à la réussite.
Les enfants et les jeunes qui sont scolarisés contribuent à la prospérité de leur pays. Ce sont les travailleurs, les innovateurs et les dirigeants de demain.
Les avantages de l’éducation sont considérables, peut-être plus encore dans les pays en développement.
Selon la Banque mondiale, pour les filles et les femmes, chaque année de scolarité supplémentaire peut se traduire par un salaire de 10 % plus élevé.
Si ces filles et ces femmes fréquentent l’école plus longtemps, il est plus probable que leurs enfants franchissent le cap du cinquième anniversaire de naissance.
Les probabilités sont aussi plus grandes que ces enfants restent à l’école plus longtemps.
Les filles instruites sont aussi moins susceptibles de se marier jeunes et ont plus de chances de prendre de bonnes décisions pour leur santé.
C’est maintenant avec plaisir que je cède la parole à mon collègue Joe Daniel, député de Don Valley-Est.
Joe Daniel, député :
Merci, Chungsen.
Bonjour à tous,
J’ai le plaisir d’être ici aujourd’hui au nom de mon collègue Christian Paradis, ministre du Développement international et de la Francophonie.
Je suis ravi de cette occasion qui m’est donnée de parler de l’une des priorités de notre gouvernement et de vous annoncer une bonne nouvelle.
Connaissant l’influence de l’éducation sur l’avenir d’un enfant, il ne devrait y avoir rien de surprenant à ce que le Canada soutienne les efforts visant à aider plus d’enfants à fréquenter l’école. Dans des pays comme l’Afghanistan, le Sénégal et le Bangladesh, nous avons contribué à la formation d’enseignants et avons soutenu les efforts visant à fournir une éducation de base non formelle de qualité aux filles et aux adolescents extrêmement pauvres qui vivaient dans des collectivités défavorisées, en région éloignée.
Aujourd’hui, je suis heureux d’annoncer que le Canada offrira de l’aide pour améliorer l’accès à l’éducation d’enfants vulnérables et mal desservis au Kenya.
Le Canada versera à l’UNICEF plus de 6,9 millions de dollars pour son projet visant à améliorer l’accès à une éducation de qualité dans les comtés de Garissa et de Turkana, au Kenya.
Le projet permettra d’accroître le nombre d’enfants, surtout de filles, qui vont à l’école et de leur offrir une meilleure éducation.
Les enfants pourront apprendre dans des milieux sécuritaires et stimulants. Et les ressources pédagogiques seront gérées de manière plus efficiente et transparente.
Il s’agit aussi de la première initiative qui mettra à l’essai la technologie de téléphonie cellulaire pour surveiller la qualité de l’apprentissage dans les régions éloignées du Kenya. Cette expérience aura une incidence déterminante sur la façon dont les décideurs obtiennent des renseignements précis et à jour sur les écoles et définissent les priorités en matière de budgets et de politiques.
L’éducation est le principal moyen d’amener le Kenya à développer une économie prospère à revenu intermédiaire. À titre de moteur économique de l’Afrique orientale, le pays doit se doter d’une main-d’œuvre concurrentielle à l’échelle mondiale qui possédera les connaissances, les aptitudes et les compétences requises pour réaliser son plein potentiel.
Ce projet est un pas dans la bonne direction.
À long terme, un accès accru à l’éducation dans les collectivités défavorisées – y compris celles où les investissements dans le secteur de l’extraction sont en hausse – aidera les enfants et les jeunes à acquérir les compétences dont ils ont besoin pour participer au développement de l’économie locale.
Nous savons que, dans les pays en développement, les réalisations se concrétisent uniquement si les gens – particulièrement les femmes et les jeunes des milieux ruraux et urbains – acquièrent les nouvelles compétences et connaissances qui leur permettent de relever les défis limitant leurs possibilités.
Cela commence par une bonne éducation.
L’économie mondiale est plus interconnectée que jamais, et le monde est de plus en plus complexe.
Mais, indépendamment des changements qui s’opèrent autour de nous, les investissements dans l’éducation seront toujours parmi les meilleurs que nous puissions faire.
Non seulement pour la génération actuelle, mais aussi pour la prochaine.
Je remercie donc l’UNICEF de mener ce projet. C’est avec plaisir que notre gouvernement appuie votre bon travail et nous nous réjouissons des avantages qu’en tireront les enfants du Kenya.
Merci.