Le financement supplémentaire de 3,6 millions de dollars annoncé aujourd’hui appuie les activités d’aide d’urgence liées à l’éclosion d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Les allocations visant à soutenir les opérations de secours comprennent :
- L’octroi d’un million de dollars à Médecins Sans Frontières (MSF) pour fournir des mesures d’isolation et de protection adéquates afin de réduire et de contenir la propagation du virus d’Ebola et de fournir des soins aux populations touchées;
- L’octroi de 2,6 millions de dollars à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) des Nations Unies pour renforcer l’intervention sur le terrain et atténuer les menaces connexes à la santé et à la sécurité.
À ce jour, le Canada a versé 5 010 000 $ pour appuyer les interventions d’aide humanitaire et de sécurité en réponse à la propagation du virus d’Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.
Le gouvernement du Canada a adopté une approche pangouvernementale afin de combattre sans merci l’éclosion d’Ebola en Afrique de l’Ouest. L’annonce d’aujourd’hui comprend les contributions suivantes :
- Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD) fournit au total 2,95 millions de dollars à l’OMS pour renforcer l’intervention sur le terrain en réponse à l’éclosion et pour atténuer les menaces connexes à la santé et à la sécurité.
- L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) versera 200 000 $ à l’OMS par l’entremise du Programme de subventions internationales à la santé. Ces fonds seront affectés à la demande que l’OMS a formulée à ses pays membres en vue de prendre en charge les coûts opérationnels dans le pays ainsi que de coordonner et de mettre en œuvre l’expertise technique de la communauté internationale. L’Agence fournira aussi un appui aux activités de diagnostic en laboratoire sur le terrain.
- Le Programme d’aide humanitaire internationale du MAECD versera 1,7 million de dollars pour soutenir les interventions humanitaires dirigées par MSF en vue de réduire et de contenir la propagation du virus en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone et de fournir des soins aux personnes touchées.
- Le MAECD a aussi fourni un total de 160 000 $ à la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant‑Rouge (FICR) afin d’appuyer l’intervention liée à l’éclosion du virus en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone au moyen de son Fonds de secours d’urgence en cas de catastrophe, qui est géré par la Société canadienne de la Croix-Rouge. Ce financement comprend 35 000 $ pour appuyer la Société de la Croix-Rouge de la Guinée, 70 000 $ pour la Société de la Croix-Rouge du Liberia (soit deux contributions de 35 000 $), et 55 000 $ pour la Société de la Croix-Rouge de Sierra Leone (soit une contribution de 35 000 $ et une de 20 000 $).
- Le MAECD appuie aussi le déploiement de quatre délégués de la Société canadienne de la Croix-Rouge en Guinée et en Sierra Leone pour soutenir les interventions de la FICR au moyen du Partenariat stratégique entre le MAECD et la Société canadienne de la Croix-Rouge.
Le Fonds de secours d’urgence en cas de catastrophe
Le Fonds de secours d’urgence en cas de catastrophe est un fonds de réserve administré par la Société canadienne de la Croix-Rouge. Il permet au Canada de fournir un soutien immédiat dans le cadre des opérations de secours de la FICR qui sont mises en œuvre à la suite de crises humanitaires soudaines, qu’elles soient de petite ou de moyenne envergure, dont les catastrophes naturelles, les épidémies non récurrentes et les conflits. Le Fonds permet d’accroître l’efficacité et la rapidité de l’aide acheminée aux personnes touchées par la crise.
Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’intervention du Canada à la suite de crises humanitaires au moyen du Fonds de secours d’urgence en cas de catastrophe, veuillez consulter le site Web du Ministère.
Conseils de santé aux voyageurs
Il n’y a aucun cas confirmé d’Ebola au Canada, et le risque pour les Canadiens demeure très faible.
L’Agence de la santé publique du Canada a fait les recommandations suivantes :
- Les Canadiens doivent éviter tout voyage non essentiel en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone en raison de l’éclosion actuelle du virus Ebola. Cette recommandation vise à protéger les voyageurs canadiens et à permettre aux autorités sanitaires de ces pays de concentrer leurs ressources sur la lutte contre cette épidémie. Le risque d’infection est faible pour la majorité des voyageurs, mais il peut augmenter pour ceux qui travaillent dans le milieu des soins de santé ou qui ont besoin de soins dans une région actuellement touchée, puisque la plupart des infections humaines résultent d’un contact direct avec les fluides corporels des patients infectés. Les voyageurs pourraient aussi éprouver des difficultés à recevoir des soins parce que le système de santé est de plus en plus surchargé.
- Les voyageurs qui se dirigent vers le Nigeria doivent prendre des précautions sanitaires spéciales pour réduire le risque de transmission de la maladie à virus Ebola. À Lagos, au Nigeria, on a signalé des cas probables et soupçonnés liés à l’éclosion dans les pays voisins.
Pour obtenir de plus amples renseignements et les conseils les plus récents du gouvernement du Canada, les Canadiens sont invités à consulter la page Conseils de santé aux voyageurs sur l’éclosion d’Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.
Les mesures prises par le Canada
Le gouvernement du Canada dispose de plusieurs outils pour déceler et prévenir les maladies infectieuses graves comme l’Ebola, et pour offrir les meilleurs soins possible aux patients qui en sont atteints.
Nous avons mis en place des procédures complètes à nos frontières afin de reconnaître les voyageurs atteints de la maladie qui arrivent au Canada. Celles-ci sont définies dans la Loi sur la mise en quarantaine et sont appliquées 24 heures sur 24, tous les jours, à chaque point d’entrée au Canada.
En outre, nos hôpitaux disposent de systèmes et de procédures de contrôle des infections destinés à limiter la transmission des infections, à protéger les professionnels de la santé et à offrir les meilleurs soins possible aux patients. L’ASPC fournit aussi aux établissements médicaux de l’ensemble du pays une série de lignes directrices en matière de contrôle des infections.