Le Canada s’est engagé à assainir l’air pour le bien de la population canadienne, générations actuelles et futures. Environnement Canada fournit aux Canadiens des renseignements de premier ordre sur la qualité de l’air que nous respirons ainsi que sur les moyens de nous protéger des effets de la pollution atmosphérique et de réduire cette pollution. Le Canada fait de grands progrès dans la réduction de la pollution atmosphérique par l’intermédiaire :
- des mécanismes de réglementation qui contribue à la réduction des émissions de polluants atmosphériques;
- de l’innovation scientifique qui aide les Canadiens à comprendre la qualité de l’air et ses effets et qui éclaire les politiques et les stratégies canadiennes en matière de protection de la qualité de l’air;
- de la collaboration avec ses partenaires provinciaux et territoriaux et les pays partenaires du monde entier, ce qui permet de travailler de concert afin d’améliorer la qualité de l’air au pays et à l’étranger.
La qualité de l’air contribue également de façon importante à la compétitivité à long terme de l'économie canadienne, en ayant pour effet d’améliorer la productivité des travailleurs et la capacité de production de plusieurs industries clés du Canada.
Mécanismes de réglementation pour réduire la pollution de l’air
Afin de respecter l’engagement du Canada à évoluer à titre d'organisme de réglementation de calibre mondial, Environnement Canada a adopté et mis en œuvre une réglementation qui restreint ou élimine certains polluants afin d’améliorer la qualité de l’air au Canada.
Environnement Canada supervise la réglementation axée sur ce qui suit :
- Les composés organiques volatils (COV) : Un règlement s’applique à 14 types de revêtements et de nettoyants de surface qui servent à la finition ou à la réparation des surfaces peintes des automobiles, des camions et d'autres pièces d'équipement mobiles; un autre s’applique à 53 types de produits tels que les peintures, les produits de finition, les teintures et les vernis.
- Les émissions de certains moteurs : Un règlement est également en vigueur afin de réduire les émissions génératrices de smog provenant des moteurs hors-bord et de certains moteurs marins, des bateaux conçus pour utiliser ces moteurs, des motoneiges, des motocyclettes hors route, des véhicules tout terrain et des véhicules utilitaires.
- Les combustibles et les émissions liées au transport : Le Canada a réalisé d’importantes réductions des émissions grâce à ses règlements sur les véhicules, les moteurs et les combustibles, ce qui contribue souvent de concert à réduire les émissions.
Environnement Canada prévoit également un autre mécanisme de réglementation axé sur :
Les hydrofluorurocarbures (HFC) : Le gouvernement du Canada publiera, d’ici la fin de l’année, un avis d'intention pour réglementer les hydrofluorurocarbures (HFC). Réglementer les HFC permettra au Canada de réduire et de limiter les émissions de puissants gaz à effet de serre, qui, s’ils n’étaient pas réglementés, augmenteraient de manière importante au cours des 10 à 15 prochaines années.
Prendre des mesures de réglementation relatives aux HFC permettra de réduire et de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de placer le Canada parmi les pays qui prennent rapidement des mesures relatives aux HFC, dont certains ont des effets possibles sur le réchauffement du climat 14 000 fois plus élevés que ceux du dioxyde de carbone.
Renseignements scientifiques innovants pour les Canadiens
Les travaux réalisés par Environnement Canada sur la qualité de l’air sont fondés sur des activités scientifiques sur la qualité de l’air de renommée mondiale, fondées et novatrices, dont la modélisation, la chimie atmosphérique ainsi que les études et la surveillance des émissions et des processus physiques.
Environnement Canada est un chef de file mondial de la science de l’ozone atmosphérique depuis 50 ans et continue de recueillir les renseignements nécessaires à la surveillance de l'ozone dans la haute atmosphère (la stratosphère). Les mesures de l’ozone et des rayons UV servent à produire et à valider les prévisions UV. Ces mesures soutiennent également les obligations du Canada au titre du Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone et de la Convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone.
Les scientifiques d’Environnement Canada font également de la recherche et du développement afin d’aider à la création de modèles de prévision de la qualité de l'air à la fine pointe de la technologie. Ces modèles permettent de prévoir les avantages de l’élaboration de règlements et de politiques, d’évaluer l’efficacité des règlements sur la qualité de l’air et de contribuer aux améliorations continues aux prévisions de la cote air santé (CAS) d’Environnement Canada.
La santé et la sécurité des Canadiens ainsi que la protection de l’environnement demeurent des priorités absolues du gouvernement du Canada.
Collaboration afin de préserver la qualité de l’air : Au pays comme à l’étranger
Mesures nationales – Collaborer avec nos partenaires pour améliorer la qualité de l’air au Canada
En collaboration avec Santé Canada, Environnement Canada a établi des partenariats avec des gouvernements provinciaux et territoriaux, des administrations municipales, des intervenants de l’industrie et des organisations sanitaires, environnementales et autochtones ainsi que des autorités sanitaires locales en vue de créer et de déployer la CAS pour les collectivités de l’ensemble du Canada. La CAS est un outil d’information publique qui aide les Canadiens à comprendre l’incidence la qualité de l’air sur leur santé, à faire des choix éclairés sur leurs activités en plein air et à apprendre comment réduire la pollution atmosphérique.
Cette collaboration a également mené à l’élaboration des Normes nationales de qualité de l’air ambiant (NNQAA), qui contribuent à améliorer la qualité de l’air extérieur et à maintenir sa bonne qualité. Les NNQAA sont la première étape de la mise en œuvre du Système de gestion de la qualité de l’air (SGQA). À l’aide de ce système, tous les ordres de gouvernement sont en mesure de travailler de concert et de manière efficace afin de réagir aux différents défis en matière de qualité de l’air partout au pays. Les normes établissent des objectifs, en considération de la santé, en ce qui concerne les concentrations de particules fines et d'ozone troposphérique dans l'air ambiant, deux principaux composants du smog.
Mesures internationales pour l’air pur
Le gouvernement du Canada collabore avec d’autres gouvernements afin de réduire la pollution atmosphérique dans le monde entier. Le Canada est signataire de la Convention de Vienne pour la protection de la couche d'ozone, qui comprend le Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.
Au titre du Protocole de Montréal, le Canada prend des mesures en vue de rétablir la couche d’ozone et, par ses actions, l’utilisation des substances appauvrissant la couche d'ozone (PPC et HCFC) a été presque entièrement réduite au Canada.
De plus, le Canada collabore étroitement avec les États-Unis pour lutter contre la pollution atmosphérique transfrontalière, au moyen de l’Accord Canada–États-Unis sur la qualité de l’air, et travaille en collaboration avec le Conseil de l’Arctique ainsi qu’avec des partenaires de la Coalition pour le climat et l’air pur en vue de réduire les polluants de courte durée de vie ayant un effet sur le climat, comme le carbone noir. Ces réductions peuvent être bénéfiques tant pour la santé que pour le climat.