Le 23 septembre 2014 - New York, États-Unis
Sous réserve de modifications
J’aimerais d’abord remercier le secrétaire d’État Kerry et le ministre des Affaires étrangères Çavuşoğlu pour les efforts que les États-Unis et la Turquie continuent de déployer pour diriger ce Forum.
Nous soulignons cette semaine le premier anniversaire de l’attaque d’Al-Shabaab dans le centre commercial Westgate à Nairobi.
Deux Canadiens se trouvaient parmi les victimes, y compris une diplomate rattachée à notre haut-commissariat au Kenya.
Cet acte de violence insensée nous a rappelé que nous sommes tous vulnérables aux menaces terroristes, tant au pays qu’à l’étranger.
Au cours de l’été, nous avons tous observé avec effroi la tragédie humaine qui se déroulait en Iraq. L’EIIL est effectivement une armée terroriste, et sa campagne de terreur a été brutale.
Nous avons tous intérêt à mettre fin à ce fléau, puisqu’il menace non seulement l’Iraq et ses citoyens, mais aussi tous les peuples épris de liberté.
Je me suis rendu en Iraq au début du mois pour démontrer de manière visible que le Canada appuie le gouvernement et le peuple iraquiens en cette période difficile.
Les échanges et la diplomatie sont essentiels à l’heure actuelle. Mais les actes sont plus éloquents que les paroles.
C’est pourquoi le Canada appuie ceux qui sont aux premières lignes de la lutte contre l’EIIL, en envoyant des conseillers et du matériel.
Nous finançons également des efforts régionaux visant à restreindre les déplacements des combattants étrangers.
Au cours de la dernière année, une attention considérable a été portée aux individus qui se sont rendus en Iraq et dans d’autres zones de conflit pour participer à des activités terroristes.
La Syrie, la Somalie et l’Afghanistan sont d’autres destinations courantes.
La lutte contre cette menace est un défi mondial. D’ailleurs, le Canada n’a pas échappé à cette tendance.
Cela exige donc une collaboration efficace à l’échelle internationale.
C’est pourquoi pendant ma visite en Asie du Sud-Est le mois dernier, j’ai engagé 1,65 million de dollars en appui aux efforts déployés par l’ANASE pour identifier les combattants étrangers et suivre leurs déplacements.
Le Canada et ses partenaires internationaux continueront de collaborer pour paralyser les réseaux de recrutement et de collecte de fonds, bloquer les voies de déplacement et poursuivre ceux qui tentent d’entraîner d’autres personnes à la radicalisation menant à la violence.
Depuis son lancement, il y a trois ans, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme a réussi à mobiliser des ressources visant à renforcer les capacités antiterroristes dans les zones les plus vulnérables de la planète.
Le Canada est actif dans le Groupe de travail sur la lutte contre l’extrémisme violent, au sein duquel il dirige un projet visant à évaluer l’efficacité des programmes dans ce domaine.
Le Canada est fier de coprésider avec l’Algérie le Groupe de travail sur le Sahel depuis 2011.
À titre de coprésident, le Canada a mis l’accent sur la prestation de formation et d’ateliers sur la lutte contre le terrorisme, des ateliers pratiques et axés sur des résultats concrets.
Je tiens à remercier personnellement les membres du Forum qui ont appuyé ces efforts, y compris les États-Unis, le Danemark, la France et la Suisse.
Le Canada se prépare en vue de la prochaine réunion du Groupe de travail sur le Sahel au début de 2015.
Une autre région qui attire notre attention est le Nigéria, là où Boko Haram continue de faire preuve d’une violence et d’une terreur inouïes.
Afin d’appuyer les efforts déployés à l’échelle régionale pour combattre ces terroristes, le Canada a soutenu divers projets de lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest, dont des travaux réalisés par Interpol pour prévenir le passage de clandestins dans la région.
Nous avons également formé des agents du service de police du Nigéria et nous avons officiellement inscrit Boko Haram sur la liste des organisations terroristes.
En conclusion, j’aimerais également aborder un sujet qui ne connaît pas de frontières : l’enlèvement.
L’enlèvement contre rançon est une pratique qui est de plus en plus utilisée par les terroristes pour financer leurs activités.
Dans son approche à l’égard des enlèvements, le Canada adhère à des principes fermes : aucune modification aux politiques, pas d’échange de prisonniers, pas d’immunité contre les poursuites judiciaires et aucun paiement de rançon.
Le Canada réaffirme son attachement à l’approche coordonnée, concrète et axée sur les résultats, du Forum mondial de lutte contre le terrorisme.
Le Canada collaborera avec l’Australie et les autres membres du Forum mondial de lutte contre le terrorisme afin d’appuyer les efforts visant à renforcer les réponses de la justice pénale envers les combattants terroristes étrangers au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
De plus, j’ai le plaisir d’annoncer que nous verserons 1,5 million de dollars pour aider le Forum mondial de lutte contre le terrorisme à mettre sur pied des programmes de lutte contre le terrorisme violent, notamment par l’entremise du Centre Hedayah des Émirats arabes unis et du Fonds de la communauté internationale pour l’engagement et la résilience.
Je suis d’avis que le terrorisme est l’un des plus grands défis auxquels doit faire face notre génération.
Il s’agit d’un combat acharné entre deux conceptions du monde : la liberté contre la peur; la démocratie et la dignité contre la tyrannie, qui prend de nouvelles formes à chaque génération.
La communauté internationale doit s’unir pour détruire ce fléau.
Et nous devons défendre les principes qui ont fait la grandeur de nos nations et qui les ont rendues prospères et libres.
À moins de faire cause commune, nous sommes tous vulnérables aux menaces, dans nos pays et à l’étranger.
Merci.